‹ Bâle, Berne et GenèveChapitre 44 sur 45 · L'INDUSTRIE · texte numérisé non relu

L'INDUSTRIE

ment à la mémoire du botaniste Aug-ustin Pyramus de CandoUe par James Pradier (1790-1852) et un David par Chaponnière (1781-1835J, ces deux artistes nés à Genève et qui nous ont laissé en France tant de chefs-d'œuvre méritent une mention spéciale car nous ignorons trop que c'est à Pradier que nous devons cette statue de Strasbourg de la place de la Concorde,

Cliché Boissunnas.

Les Rieurs. — Ecole espagnole.

symbole de nos espérances et à Cliaponnière, le bas-relief de la prise d'Alexandrie par Kléber qui voisine sur l'Arc de TÉtoile avec les puissantes œuvres de Rude.

L'IXDLSTRIE

Autour des quartiers élégantes s'étendent des faubourgs débordant d'activité, où, dans des usines ou de modestes petits ateliers, toute une popula-

tion intelligente et travailleuse fabrique ces petits chefs-d'œuvre de précision et de grâce qu'exige l'art compliqué de l'horlogerie.

C'est en 1587 que cette industrie s'installa définitivement à Genève avec Charles Cusin artiste français réfugié à (ienève; et dès cette époque, les horlogers aidés des joailliers et des bijoutiers, réunirent leurs eftorts pour créer et développer cette fabrication irréprochable qui fit la réputation de l'horlogerie genevoise. I.a peinture sur émail, autre art délicat qui était cultivé à (Tcnève dès le xvi" siècle eut un remarquable développement au xvil'', sous l'impulsion de deux hommes dont les noms sont restés célèbres avec raison : ïurquet de 3iayerne et Petitot son élève, qui vécut à la cour de Charles II en Angleterre et à celle de Louis XIV en France. Aussi la plupart de leurs chefs-d'œuvre sont-ils restés dans ces deux pays; à leur école se formèrent toute une pléiade de miniaturistes sur ivoire : Arlaud, Bouvier et Ferrière.

L'habileté professionnelle des ouvriers genevois est pour ainsi dire traditionnelle. Mais ce que l'on connaît moins, c'est l'essor gigantesque qu'a pris en quelques années la Genève industrielle. Son activité est fille du Rhône : il détient dans le courant de ses eaux bleues le secret de sa fortune et la clef de sa vie.

En aval du pont de Coulouvrenière, un étonnant halo de lumière blanche s'échappe tous les soirs d'un immense bâtiment qui s'allonge sur le fleuve comme un reptile. Ce sont les « Forces motrices ». Les lueurs qui rayonnent autour de l'usine éclairent d'une clarté lunaire le vieux quartier de Saint-Gervais. A mesure qu'elles s'en approchent, les eaux du fleuve elles aussi se transforment : de bleues elles deviennent mauves, puis argentées; enfin, comme fascinées par un regard elles se précipitent en avant, et leur course folle sème un ferment gigantesque de force et de lumière.

Ville comblée par la nature de tous les dons de la beauté, elle a su exiger d'elle encore ceux de la force et de la richesse.

Genève. — La rue du Mont-Blanc.

Bàle. — L'église Saint-Martin et le nouveau pont i

Berne. — La fontaine du dernier des Zœhringen 2

Genève. — Quai des Eau.x-Vives. — Le port 3

Tobias Stimmer. — Klsbeth Œchmann ;Muséc de Bàle) 1

Vue générale de Bàle au .\viii'= siècle 5

La place et Téglise des Cordeliers (Musée histori(|ue) o

Bàle. — Vue prise de la cathédrale 7

La porte Saint-Paul. (Spalentor.) Q

La porte Saint-jean. (Saint Johannthur.) ii

Le cloitre de la cathédrale ij

La cathédrale 15

Statue de saint Georges (façade de la cathédrale' 10

Portail Saint-Gall 17

Retable en or repoussé de l'église cathédrale de Ijàle, actuellement au musée de

Cluny 1'^

La Fontaine de la place de la Cathédrale, œuvre de Pisonis (178^). . . J"

La Maison Blanche. Hôtel de ^\'endt•lst()rf. (Extrait des Coiistnu-lions bûloises Jii

XVIII'' siècle.) 21

Hôtel de Reichenstein, nommé Maison bleue. — Portail de la cour. (Extrait des

Constructions baioises du XVIII'' sii-clc.) 2;

La maison His-Burckhardt ('1763). (Extrait des Conslructions baioises du

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