LOS AU SOLEIL
remmes, c'est lui qui lomente nos zèles
Pour vos altraits dont nous mourons épris,
Et sur ses rais, liquides étincelles,
Vogue la conque où voyage Cypris;
Il vous astreint, blanche, ambrée ou négresse,
A cette loi que belle ne transgresse,
Si telle elle est de l'orteil au cheveu,
D'en témoigner aux clartés de son feu :
Beauté de nuit c'est beauté d'imposture
Et la parfaite a le jour pour aveu :
Gloire au Soleil père de la Nature!
Dans- le désert il guide les gazelles
Aux oasis sur le sable repris,
Et sème en mer, à l'ancre des nacelles,
Les îles d'or, Ischias et Capris;
Couchant la mort sur le sol qu'elle engraisse
I)ans son suaire, il féconde l'ogresse,
Et plante un parc sur le sinistre lieu
Où, renégat de l'éternel adieu, ■
Le trépassé brise sa sépulture,
Revit enfleur et berce un oiseau bleu :
( îloire au Soleil père de la Nature !
Tu dores, peintre, el sculpteur, lu cisèles Les parthénons à son culte cul repris; Tu fais du paon miroiter les ocelles Où les cent tons de rarc-en-ciel sont pris ; Avant-coureur de tout ce qui progresse Si la science a des bonds de tigresse Dans l'infini sans bords et sans milieu. Ton arc les jauge et les fixe Ion pieu; Au Qhanaan voilé de l'Écriture Moïse ainsi hâlail le peuple hébreu :
Gloire au Soleil père de la Nature !
(>ii va le Rhin vont aussi les Moselle-;
Grand magistrat de l'ordre désappris
Il a. selon les lins universelles,
Toute frontière en un même mépris;
Il borne aux blés faits des crins de sa tresse
Le territoire où la Vie est maîtresse,
Et, dieu de ceux qui veulent voir leur dieu,
D'un tour de roue il trace avec l'essieu
De l'orbe erranl qui lui sert de voilure
Le vrai pourtour de l'humain franc alleu :
( iloire au Soleil père de la Nature I