‹ Ballades et sonnetsChapitre 5 sur 101 · TROIS BALLADES · texte numérisé non relu

TROIS BALLADES

Travail français, dont Villon est le maître, Fait à la main en ces siècles de foi

Où l'on prenait au mot, voire à la lettre, L'honneur du verbe et la laveur du roi. Y triompher c'était vaincre au tournoi : Mais aujourd'hui quelle dégringolade !

Ouvrer les vers c'esl se parer pour soi ; Il n'est plaisir qu'à bal 1er la ballade.

Dans notre état, héroïque peut-être, Rien ne se paie au prix de bon aloi ; L'argent comptant e>l en boutons de guêtre Et nul, vivant, n'y gagne sou convoi.

Pour la critique, ô muses, c'est l'octroi Oui jauge au poids «■! juge à l'accolade Et la saLr<'—i> est (Je se tenir foi.

11 n'est plaisir qu'à baller la ballade.

ENVOI

Prince. H chez nous, Théodore, c'est toi. Kous buvons tous l'encre à la régalade, Le mal d'écrire en a tué l'effroi, Il u'esl plaisir qu'à baller la ballade.

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