SCÈNE PREMIÈRE
CALIBERGE, seul. — Il entre, effaré.
Ciel, qui me précipite en ce terrible lieu Où dort le cardinal Armand de Richelieu ?...
Il s'assied et narre.
Je faisais du dix huit à l'heure, vent arrière,
Quand soudain mon auto prend le mors... au derrière,
S'abat, crève et m'envoie, absurde, dans lesairs...
Passe une cheminée : En ses tuyaux déserts,
Je plonge et me retrouve, où?...
Il s'oriente.
Dans l'amphithéâtre
Où, potache rebelle et cancre opiniâtre,
Pour qui toute doctrine est un même cachot,
Comme on passe un tunnel j'ai passé mon bachot!...
Il se dresse.
C'esl ici <\ur je fus, moins une boule blanche,
2<»2 V-PP.OPOS COMMÉMORATIF
Recalé, soit : reçu !... Boule, tu fus ma planche De salut! — Les tableaux renaissent des milieux...
Il décrit, tragédique.
Déjà trois mille fronts y dardaient six mille yeux...
Il s'arrête et ajuste son binocle.
Les dardent-ils toujours?...
il distingue les spectateurs.
Quelles sont ces assises ?
il se retourne >~\ aperçoit les personnages officiels. Je suis environné de sommités assises?... Que va-t-on reviser ?... Mon baccalauréat Peut-être?... Horreur! où fuir?...
Il va de-ci de-là et retombe sur l'escabeau.
Telle File Bréhal Qu'emprisonne la mer... où je voudrais bien être... Je suis cerné!... La porte est close... la fenêtre Ouvre sur l'infini... J'en viens !...
Il se relève et jette èperdument :
Tout pour un huis!.