‹ Ballades et sonnetsChapitre 96 sur 101 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

CALIBERGE, CHARLEMAGNE CALIBERGE, comme dans Bernani.

Charlemagnc, pardon!...

CHARLEMAGNE

De rien!

Avec un geste distrait el rapide.

Je te décore.

Il passe et va s'asseoir.

A présent, s'il est vrai, blagueur du boulevard, Que, par Massin, Verdot, Jauflïet ou par Favart, Ton âme fut chez moi trempée et policée, Prouve-le-moi.

CALIBERGE

Comment?

CHARLEMAGNE

Chante-moi mon lycée.

Il s'assied et roule ses pouces.

266 A.-PROPOS GOMMÉMORATIF

C ALI BERGE, lyrique et désordonné

Ce siècle avait mille ans...

CI1ARLEMAGNE. goguenard

Alors ce n'était pas Un siècle! Souvîens-toi, d'ailleurs, que mon trépas Est de huit cent quatorze.

CALIBERGE, anachronique comme Shakespeare

On croupissait... Plus d'hommes!...

Aucun Thiers ne perçait sous les Josephs Prudhommes Du temps!... Rien n'y laissait prévoir Sarah Bernhardt, Même en rêve!... Il neigeait... au moins sur Eginhardt. Roland mourait d'un cor... de chasse à Gavarnie... L'or gisait, inextrait de la Californie... Vous traversiez les jours très durs d'un plus dur an... Vous n'aviez pas un carolus, même Duran, Et de tous les côtés on attendait Molière Sans l'espérer/.. L'oiseau manquait à la volière, La volière à l'oiseau! Donc dans votre atelier..;

GHARLEMAGNE

Tu me troubles un peu mon règne, bachelier I

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