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Ballon Captif a Vapeur

Les résultats obtenus pendant rexploitation du premier ballon captif à vapeur de 1867 au Champ de Mars décidèrent le célèbre inventeur à renouveler l'expérience en plus grand pendant l'Exposition Universelle de Paris en 1878.

Les chiffres qui ressortirent de cette dernière entreprise approchent en recette brut de U7i million de francs pour 6*^wfyoM7'5 seulement que l'appareil complet fut livré au public payant, c'est-à-dire du 20 juillet à la fin d'octobre de la même année.

De ce qui précède il est permis de supposer que l'on aurait pu dépasser de beaucoup dans les mêmes conditions le chiffre ci-dessus en commençant le i^"" mai, date officielle de l'ouverture, ce qui aurait donné quatre-vingts jours de

plus à rexploitation, il est facile du reste d'établir, en se servant du total obtenu et encaissé, ce que seraient devenues les recettes en admettant que cette exploitation eût été égale en durée à l'exposition elle-même;

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soit X i8o lours = i.ooo.ooo francs.

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J'ajouterai encore que mon opinion personnelle me porte accroire que cette dernière somme aurait été ellemême très amplement dépassée si l'appareil et ses différents organes avaient été installés dans l'intérieur de l'exposition, c'est-à-dire au milieu et en plein centre de l'affluence humaine et cosmopolite qui s'y est croisée de mai à novembre, au lieu d'être placés dans la cour des Tuileries.

En résumé, le magnifique appareil aérostatique et mécanique que tout le monde a pu admirer a été établi pour environ 700.000 francs, ou à peine les 2/x5® des recettes normales qu'il était susceptible de produire dans l'espace de six mois.

Les frais généraux ou journaliers quelconques avaient été largement compensés et plus que couverts à la fin de l'exposition par la valeur du matériel entièrement amorti, restant en propre à l'inventeur, matériel qui aurait pu être de nouveau installé et exploité soit en France, soit à l'Étranger; malheureusement la mort de M. Henry Giffard ne permit pas de donner suite à cet ordre d'idée.

On m'objectera probablement que le ballon de 1878 dont il est parlé s'est déchiré sur place pendant la seconde année et c'est surtout sur cette question que je tiens à rassurer le public en lui expliquant que la déchirure dont

il s'agit, due en partie à rinsuffisance du laveur à hydrogène et surtout à l'inattention du personnel préposé à la manipulation des acides, ne peut être dans aucun cas attribué au manque de résistance de l'étoffe de l'aérostat proprement dit.

Cet incident m'a conduit à rechercher un nouveau genre de distribution pour les appareils à production d'hydrogène pur, et à cet effet j'en ai rendu tous les organes dans leur ensemble entièrement automatiques de façon à obtenir un débit général, absolument constant, solidaire et proportionnel à la quantité de gaz produit avant son entrée dans l'enveloppe de l'aérostat, de façon à éviter dorénavant toute erreur.

Ceci une fois posé, nous allons examiner le projet d'un ballon captif à vapeur système Giffard, ramené dans des proportions nouvelles de grandeur et de puissance permettant facilement son installation dans toutes les expositions internationales, ainsi que des diverses modifications que nous croyons devoir y apporter pour rendre ce genre d'appareil scientifique aussi pratique que possible.

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