‹ Ballon Captif a VapeurChapitre 2 sur 30 · EXPOSÉ GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

EXPOSÉ GÉNÉRAL

Le dernier grand ballon captif de l'Exposition de 1878 avait comme capacité théorique p.^-^^Q mètres cubes, tandis que celui que je propose de construire en aurait dans les mêmes conditions 57.906 mètres, ou plus du double :

Diamètre du ballon de 1878 =36 mètres.

Diamètre du ballon projeté' de 1889 = 48 mètres.

Soit 12 mètres ou i/3 du diamètre de dilTérence entre le premier et le second.

Il ressort cependant de ce léger écart de proportion que pour cette faible augmentation dans le diamètre de la sphère son cube s'en trouve beaucoup plus que doublé, tandis que sa maîtresse section ne croît, toute proportion gardée, qnf tTmiiiii iiri 7^p 100, d'où il est facile de conclure que Ton reste maître d'augmenter d'environ 100 p. 100 toutes les résistances du matériel montant, en tant qu'étoffe, filet, cordages, câble, nacelle et engins d'arrêt, tandis que l'effort que tous ces différents organes auraient à subir n'atteindrait que les 7/10® de la puissance supplémentaire qu'il est possible de leur communiquer.

D'autre part:

Entre la mise de fonds qui a été nécessaire pour la construction du 25.000 mètres cubes en 1878 et celle du nouveau projet que j'indique pour l'exécution du premier Géant des Airs de 60.000 mètres cubes, la différence se trou-

verait seulement augmentée de^op. loo.Or la somme totale de dépenses ressortirait par conséquent et au maximum par un million de francs; mais le nombre de voyageurs pouvant être soulevés serait presque triplé puisqu'en 1878 ce nombre n'était que de 4o personnes pour une altitude de 5oo mètres, tandis qu'il atteindrait avec le nouvel appareil 100 personnes pour i.ooo mètres de hauteur, et qu'il serait quadruplé pour les ascensions moyennes à demicourse, pour lesquelles le câble ne serait déroulé que de moitié, soit de 5oo mètres, ce qui permettrait d'enlever (environ) 160 personnes à un prix unique de cinq francs par voyageur.

Les ascensions à cette altitude pourraient être facilement de trois par heure, tandis que les grandes à un kilomètre avec 100 personnes à bord ne seraient que de deux; mais le prix de ces dernières s'adressant à un public choisi pourrait être proportionnel à la hauteur atteinte et à la durée du voyage aérien, ce qui compenserait largement la différence.

Dans un cas comme dans l'autre, l'on pourrait exécuter une moyenne de vingt ascensions par jour et en comptant seulement pour toute la durée de l'Exposition i5o jours de temps propice au fonctionnement de l'appareil on obtiendrait le résultat ci-dessous :

i5o X 20 X 160 X 5 francs = 2.400.000 francs,

les entrées dans l'enceinte ressortiraient d'autre part à

i5o X 20 X 160 X o^''5o = 240.000 francs.

Reste à ajouter le nombre des visiteurs qui est au moins de trois fois supérieur à celui des voyageurs montants, ce qui permet d'admettre le total général des recettes proba-

blés pour le chiffre brut de trois millions de francs représentant rexercice de l'exploitation du système pendant l'Exposition de 1889, à Paris. La balance reste donc naturellement au profit de l'aérostat de grand volume.

Ce colossal appareil formerait un centre attractif autour duquel il serait facile de grouper tout ce que la science aérostatique moderne a fait de mieux jusqu'à ce jour, en servant de point central à un groupe d'exposition spéciale aéronautique, se rapprochant de près ou de loin à tout ce qui se rattache à l'aérostation en général et à la direction aérienne en particulier.

Cet exposé une fois admis, je vais passer de suite à la partie technique en employant les mêmes formules qui ont servi en 1878.

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