OBSERVATIONS
Grande pluie pris Torgan.
1665 kil.
1 h. 25 3 h. 40 1 h. 28 1 li 03 1 h. 20
, LINDERNAUNDORF /x . ^>.,\ Poin^designed'avance,desh. 20 \cendu 4 1400- sur la gauche.
jGourier venu en voiture pour i L ic)» me reinplacer, ainsiaueM.
" iSouveiran pour prendre la
[place d'un des deux vuya-
'geurs. Theme execute.
1 heure 15 de pluie.
Parcours par Berlin. Dantzig , Kunisgbcrg , Vilna , Grodno et Breslau.
Quelques-unes des ascensions relat^es ci-dessus m^ritent une courte description.
2*' Ascension. — 19 septembre.
(Voyageur M. Meischk^, sadeuxitime ascension). — Nous ne partons que deux pour faire une ascension d'une certaine duree. Depart 5 h. 30, temps sombre, ciel tres charge, vent du Nord — therm. + ^° — vitesse : 10 i 18 kilom. k Pheure.
7 heures, 650 metres. — Nous avons d^passe Lucka, ou nous commengons notre diner : perdraux et champagne frangais.
7 heures 30. — Passons entre Z«itz et Meusezwitchz ; depuis un quart d*heure il tombe une petite pluie fine et serrde, k cause de ce temps charge nous ne voulons pas faire de hauteur pour eviter loute surprise. Nous deci-
dons, malgr6 ce temps tr^s douteux, de contiiiuer et d'avoir Toeil; en somme avec un ballon de 800 m' Ton fait un peu ce que Ton veut pour la desolate.
8 heures 30. — Nous sommes sur le guide-rope, entre 50 m. et 100 m. d'altitude.
Nous venons de passer sur la gauche de Ronneburg, ratmosph^re devient. noire de tous c6t6s. Notre direction est toujours vers le Sud, nous marchons droit sur Greiz, grande vilie sur laquelle nous passons k 8 heures 52; haut. 150 m., la pluie continue, le temps s'assombrit encore. Greiz n'a ^t6 distingu6e que par la masse de lumi^re (nous avons dejk fait 80 kilometres, en 3 heures 22 minutes).
8 heures 55. — A 1 metre de distance nous ne voyons plus nos ^quilibreurs en papier de sole blanc, le guide-rope touche le sol et nous ne distinguons. absolument rien depuis Oreiz. Par la disposition du guide-rope qui tralne. et avec la boussole nous voyons que nous marchons droit ^ TEst, nous avons done fait un angle droit ; la pluie tombe obliquement et maintenant nous filons bien, car desisous nous le bruit du vent dans les arbres augmente et devient inquietant, nous aurions bien du nous arr^ter ^ Greiz.
9 heures. — II fait de plus en plus noir; notre Vitesse s'accroit encore, comme nous ne voulons pas ^tre pris dans une tourmente,nous allons essayer de descendre et de nous arrt^ter ; Tobscurite est extraordinaire, je n'ai jamais vu cela ; dessous nous le guide-rope indique dcs arbres, ensuite un sol un peu plus doux; c'est le moment, essayons, un coup de soupape puis I'ancre et son cAble sont largues, le guide-rope est en disposition sur I'ancre...., soupape... un choc, nous sommes au sol, sans avoir pu le voir... malgre quatre yeux grands ouvert i le guetier. Tout I'cnsemble prend I'horizontal et une trentaicie de metres plus loin... halte, I'ancre a pris au bas dun tronc d'arbre ; il est li heures 10, nous sommes k Wolfersgriin pres do Kirchberg. Depuis Greiz nous avons fait V5 kilometres en 18 minutes, ilplcut toujours k torrents et 11 fait grand vent. M. Meischke part droit devant lui au hasard (11 fait si noir) pour aller ohercher quelques aides, il est convcnu pour son retour qu'il sera muni d'une lanterne el appellera ausifllet, je repondrai.
Jc laisse la soupape ouverte et je me mets k I'abri dans la nacelle. A 10 heures 30, au retour de mon voyageur, latemp^te est dans toute sa force (vent et pluie) il y a tellement d'eau sur le ballon quil est impossible d'en bouger 2 m. carr^s, et comme nous sommes dans un etat pitoyable, nous d^cidoas. de quitter le terrain pour essayer d'aller nous faire s^cher si possible. Le lendemain matin k heures nous revenions pour ramasser tout le materiel quiapr^s 8 jours de ventilation n'6tait pas encore entiercment sec.
7® Ascension. — (Voyageur, M. Meischke, sa 5° ascension). DesirantTecommencer un voyage un peu long, nous decidons de partir deux. Temps tres gris, hauteur des nuages .ViO metres, vent nul, les petits ballons montent droit et disparaisscnt. Depart 5 h. 5, nous nous mettons en 6quilibre k 350 metres audessus de notre point de depart.
C'est du captif sans cdble, 5 minutes apr^s notre depart, la pluie tombe tres lineet verticalement. Une legere briseNordnous ecarte de 4 ^ 500 metres de notre point de depart et nous restons 1^, 200 metres k droite, 300 metres k gauche; nous sommes toujours au-dessus de la ville du cote Est de TExposition. Quatre fois nous nous laissons venir pres des maisons et quatre fois nous remontons entre 300 et GOO metres, dessous nous quelques milliers de per-
Bonnes qui voudraient bien prendre nos cordes, mais. . clles sont k la nacelle, impossible de trouver le moindre courant pour aller un peu en campagne.
Entre la ville et TExposition se tro.uve I'Auteuil de Leipzig. II est 6 h. 25, 11 pleut toujours, il fait nuit, les maisons de Leipzig me sourient bien peu pour d6gonfler« il nous parait que nous approchons de Tangle du champ de course pres la cloture de TExposition. Plus de maisons, deux minutes apres nous sommes cueillis par des milliers de bras, plusieurs agents de police arrivent juste ^ temps, nous sommes descendus k 400 metres de notre point de depart, je crois que nous avons eu 1^ le record de la* petite distance.
8« Ascension. — Mon voyageur, M. Meischk^, voulu prendre sa revanche, et cette fois r^ussit tr^s bien. Depart i 5 h. 30, th. 4- 7«, temps gris, nuages 6iev6s. Au depart vent du Nord, nous reprenons k peu pres la m^me route de la deuxi^me ascension ou nous avons ete si mouilles, Lucka, Zeitz, Ronneburg, li, la direction change et va sur Triptis, Neustadt, Poessneck et jusqu'^ Francfort sur le Mein, c'est le vent duNord-Est; ^ 7 h. 30, nous faisons notre diner habituel, tranquillement k une altitude de 900 metres. Nous n'avons pas de lune, car elle est encore cachec par la masse de nuages, mais aujourd'hui le tomps est clair ; de 11 heures k minuit, nous teutons deux fois I'assaut de la ma^se nuageuse et nous reussissons enfin k la percer et k voir un beau ciel pur, 1.950 metres.
Que c*est beau et grandiose ce ciel magnifique avec ces milliers d'etoiles bien scintillantes, puis deux tiers de la lune 6clairant ce superbe tapis blanc immacule, que c'est grand, que c'est imposant. Minuit 40, nous sommes k 2.830 metres, th. — 9», toute Thumidit^ que nous avons prise dans les couches inferieures s'est transform6e en givre et en cc moment tout est blanc, bord de nacelle, cordes, cercle, filet. M. Meischk^, veut appuyer ses mains sur le bord de la nacelle, mais le grand frold lui produit comme une briilure et vite il rentre les mains dans ses poches.
Autour de la lune un grand et superbe halo, mervcillcux de couleurs et impossible k decrire, k I'oppose, I'aur^ole des aeronautcs ou au centre se trouve notre aerostat finement reproduit, il faudrait certes une autre plume que la mienne pour decrire ce spectacle splendide et extraordinaire.
II fait froid. 1 h. 45, nous aliens passer dans cette mousse qui etait si jolie il y a un instant au-dessous de nous.
2 h. 30. — Maintenant la direction est plein Sud, nous passons en vue de Francfort-sur-Mein, que nous laissons sur notre droite ainsi que Darmstadt et Mannheim ; peu apr^s, notre direction change encore et un vent d'Ouest nous dirige sur Wurzburg-Niirnberg. Nous marchons k peine k 18 kilometres a I'heure ; apercevant la station de chemin de fer de Lauda, nous nous y arr^tons a environ 500 metres sur la droite, il est 5 h. 3i. Comme nous n'avons absolument personne pour nous aider, que le petit jour commence seulement, nous cherchons un terrain avec de rherbe,nousy transportons le ballon, el M. Meischke et moi procedons tranquillement au degonllement. Duroe de cette ascension : 12 h. 04.
10« et 11« Ascensions. — Temps tres beau, vitcsse du vent, 20 k 24 kilometres. Deux voyageurs : P. Wertheim, Max Ilalfter et moi ; comme c'est la derniere du 800 m.', nous proposons un nouveau th(ime : « Notre second, « Courier, quittera le ballon captif des que Y^loile partira, prcndra une voiture
< avcc un dc nos amis, Sotiveir;in, et hc rendra i 7 kiiometrcs de Leipsig, « Lindennaimdorf, puur prendre la pUcc de M. llalTter et la mienne. >
Depart du ballon, S heurcs, vent d'Est. Altitude moycime, TOO metres ; dei cente k Gross'j-Miltilz, u t^auche du point dosi^n^. — ?0 minutes apr6s arriv la voiture et le changement do I'atronaute et de I'un des voyageurs A liei M. Souveiran remplaccM. IlaUter et (jourier prcnd ma place. Nouveaud^pai ti 5 h. 50 ^ la tombiJe dc la nuit, avcc un vent venant d'Eat-Nord-Kst. DescenK kl h. U5, k Kriegsdorf, dans d'excellcntes conditions ; altitude, <J80 metres.
Louis GODARD.
Banquet Couis QOD/II^D
Paris, le 27 Novembre 1897
Monsieur et cher Coll£:gue,
Pour affirmer une fois de plus les liens de parfaitc solidarity fralernelle qui unissent les A^ronautes Frangais ct c616brer le premier Voyage airien de vingt-quatre heureSy accompli les 19-20 octobre k Leipzig par notre camarade Louis Godaro, un Comil6 form6 d'A^ronautes el de Membres de la Presse, a d6cid6 de lui offrir un Banquet amical.
Ce banquet aura lieu le Samedi 4 Decemhre 1897, dans les salons du Restaurant Philippe, 105, galerie de Valois (Palais Royal), a sept tieures precises, sous la Pr6sidence de M. Cailletet, membre dc i'lrislitut.
Nous esp^rons, Monsieur et cher Collcgue, avoir le plaisir et I'honneur de voire pr<^sence el nous vous prions de vouloir bien nous faire parvenir le plus 161 possible voire adhesion (1)
Recevez, Monsieur el cher Collogue, ['expression de
DOS sentiments dislingu^s.
Le CoMiTi:
1 1) Prix de Tadhesion : Cinq francs.
Tr^sorier : M. Kmile Stkais, 7, Kue Pierre- le- Grand. — Paris .
Offeht a Louis GODA
Le 4 Deccmbre iSoy
W, -Cri^i-ifiTiffr, memfire de I
£tcifc
a^iEas. oJ-if-u.- .lUjnuuOtc
3^f<t, 0,: tS«uf a.« C"'!';,?
■It.,
tsio-" 'iVti^
iU,.,[U ,,f«(. ;Hjf,...6,
DR^^-c; «S\.mt.i5^"il'.o... eiu»..|..,;l"«
(^^ ..-tWC^
vV r-.
It
Vc'
■^ wv
' ~ .■■•■ ^'.. % A- 'Jt-"---^ " '■ -' ■•■■'•V' <,
-" ' ^. n ^^ <^r^ '' -< ^^ ri ^Mn ^' xv'^ ^r