‹ Ballons, dirigeables et aéroplanesChapitre 16 sur 35 · LA FABRICATION DU GAZ HÏDBOGESE · texte numérisé non relu

LA FABRICATION DU GAZ HÏDBOGESE

dit qu'on gon liait souvent les aérostats au gaz d'éclairage. Nous ne donnons pas le pris de revient, faible d'ailleurs, de ce gaz qui varie suivant les villes et suivant les contrats spéciaux que l'on peut faire avec les usines locales.

On a bien essayé de gonfler le ballon avec du gaz à l'eau (mélange d'hydrogène et d'oxyde de carbone obtenu par la décomposition do l'eau par du coke chauffé au rouge). Les propriétés toxiques de l'oxyde de carbone, qui rendent ce gaz si dangereux, ont fait éliminer ce procédé. L'ingénieur Gh. Tellier, l'inventeur de si ingénieuses machines frigorifiques dans lesquelles le froid est produit par la liquéfaction et l'évaporation du gaz ammoniac, avait proposé ce gaz pour gonfler les ballons : l'avantage qu'on y aurait trouvé eût été la suppression de la soupape, car l'excessive solubilité du gaz ammoniac dans l'eau permettait d'en faire disparaître, par dissolution, une quantité aussi grande qu'on aurait voulu en mettant simplement en communication, par un robinet, le gaz intérieur avec un récipient plein d'eau. De plus, en chauffant celle-ci, la dissolution ammoniacale dégageait le gaz qu'elle avait absorbé et que l'on pouvait ainsi, i volonté, renvoyer dans l'intérieur de l'aérostat.

Mais, outre sa faible force ascensionnelle, le gaz ammoniac attaque les étoffes et le caoutchouc : l'enveloppe d'un aérostat gonflé au gaz ammoniac serait donc rapidement bors d'usage.

En somme, on emploie pratiquement, soit le gaz

(l'dclairas;e qu'on trouve, danslesTilles, toujours disponible, soit riiydrogfene ; ce dernier est préparé, ou par le zinc et l'acide sulturique, h l'aide d'un appareil à circulation, ou avec des tubes d'hydrogène comprimé, obtenu par l'un quelconque dea procf5dés énumérés plus baut.

Nousaflons voir, maintenant, comment on réalise le gonflement d'un aérostat.

ardin des Tuileries.

Page 1