LA>0IS
Je m'y oppose; qu'on lui montre son compte à ce scélérat-la!.. . Tiens, brigand, regarde!... tu redois quarante-deux sous... voilà ce qui te revient.
VICTOR
Vous êtes dans votre tort, Balocbard; vous nous Avex tnii dont un ^rand embarroSi ccllr icmain?, ..
tout peut encore se réparer, il faiit être bon en- ,■ faut. Je n'ai pas oublié que mon père n'était pas ; un maître pour vous, que c'était un ami. Mais les meilleurs ouvriers doivent donner l'exemple, et vous êtes un fameux, vous.
LAXOIS.
Quand vous voulez!
BALOQUARD.
Nous sommes d'accord... qu'on m'avance vingt francs, et à commencer de mardi je suspends ma lyre.
LANOIS.
Il suspend sa lyre!
VICTOR
Nous ne nous entendons plus... comme nous sommes très-pressés, il faut me donner votre demijournée demain, et lundi tout entier.
Travailler le lundi et le dimanche!... par exemple!... pour qui me prend-t-on?
COELINA.
Et notre piqu'nique?...
LARMOYER
Au Moulin d' Beurre?...
GAMBIN.
Et Syracuse?...
Demandez-moi mon sang, ma vie; dites à la colonne de la place Vendôme de danser la cracovienne; mais demander à Balocbard son dimanche et son lundi !. .. jamais, jamais !
VICTOR , se levant.
Balocbard, c'est avec regrei que je me séparerai de vous; mais vous m'y forcez : vous êtes libre; dès aujourd'hui vous pouvez chercher un autre atelier.
.■iihienneparaîtau fond.
LANOIS.
C'est bien fait I il faut qu'un maître soit maître.
C'est-à-dire que vous me chassez! Eh bien! non, c'est moi qui me renvoie moi-même.
FIiS.\L.
Air : Entre nous plus de mnnage («le Riquiqui).
C est fini, Balocliard vous quitte; Il s' firlie bien de votre atelier!
Pour le travail et la conduite Cliercliez un meilleur ouvrier.
ENSEMIU.E GENERAL.
COELINA, T.ARMOVKn, OUVItlEHS.
Quel malliuuri l'ialocliard nous quille.
Lui, le premier de Talelierl Pour un mol, fallail-ilsi vile Cliasser un si ))on ouvrier ?
OAMDIN, BALOCHAtSi
MAGASIN THEATRAL
àDRIENN'E.
Quel malheur ! mon père le quille!
' Trouv'ra-l-il un autre atelier?
Pour un mot, devaii-il si vite Chasser son premier ouvrier?
I,AMOIS.
Pour toujours Balochard nous quitte C'est un bonheur pour l'alelier; Pour le travail et la coniluite.
Il faut compter sur Touvrier.
VICTOR, à part.
II lereut! eh bien, qu'il nous quitte!
Il de'daigne de me prier; Je ne puis, après sa conduite, Leconlenrer dans l'atelier...
Partons.
Partez.
Il parti
ASRIENHE , te montrant.
Mon pauvre père! quel avenir...
VICTOB, à part.
Qu'ais-je entendu ! c'éUil sa fille 1 A.DBIENNE, à Câlina.
Seul soutien de notre famille, Lui, sans ouvrag', que va-t-ell' devenir ?
BALOCBABD.
Voyons, voyons, pleure pas,Drienne.
Devant les maitr's faut d' la fierté'.
Si vous croyez qu' ça m' fait d' la p$ipe, Il m' rest' ma lyre et ma gaité.