SCENE YI
ADRIENNE, LANOIS.
Lanois pousse la porte, cfiii otuil restée riilr ouverte, et demeure un moment en conteiiiplaticn devant Adrienne.
LANOIS, à lui-mtmt.
Pauvre petite! si assidue! un dimanciie! elle excite mon admiratillion.
ADRIENNE, Se levant.
Ah! c'est vous! vous, monsieur I..'inois? je savais bien que le ciel ra'enveituit un piolecleur,
LANOIS.
Je prendrai une chaise, si vous le uermettez: on ne monte pas impunément six étages quand on est possesseur d'une pareille compiexiliion.
ADRIENNE, lui donnant une chaise.
Vous avez chaud; voulez-vous un verre d'eau? il me reste encore un peu de sucre.
LANOIS.
Bien obligé! bien obligé! je ne bois jamais entre mes repas, ça gâte le dîner. Ah! ouf! (// s'évente avec son viouchoir. . Savez-vous qu'il v a tune trotte d'ici à labarrière du Maine? car il faut vous dire que j'ai élu mon doniiciic politique dans la banlieue, extra-murailles... j'y trouve l'avantage de posséder un jardin, huit pieds carrés, où je cultive avec succès la capucine et le gobéa. Vous devinez sans doute, jeune fille, que je viens a propos de l'auteur de vos jours.
ADRIENNE
Mon père est absent, il est chez le perruquier.
LANOIS.
Chez le perruquier? j'aurais plutôt supposé qu'il se trouvait ciiez un autre industriel.
ADRIENNE
81 tous le désire», i')f a» vous le «herelici'»
LAnois.
J'aime autant me passer de sa socilliété. Or donc, j'arrive au fait sans le plus modeste préambule... M. Victor et moi, nous avons fait la réflexillion...
ADRIENNE, vivement.
Vous venez de la part de M. Victor? (A part.) Ils veulent le reprendre.
LAKOIS.
De sa part et de la mienne. .. mais beaucoup plus de la sienne, vu que je ne jouis que d'un dixième dans les bénéfices de la maison.
ADBIENNE.
Il n'est donc pas si méchant, si dur au pauvre monde qu'il m'avait paru hier?
Lui! il n'a pas plus de fiel qu'un... Je ne trouve pas le nom de l'insecte.
AURÎEK>E.
Ah ! tant mieux, j'étais si malheureuse de lui en vouloir, d'être en colère contre lui ! lANOlS, à part.
Hum! hum! Est-ce que, par hasard, elle aussi, de son côté... Je ne connais pas l'amour, quoique mes moilliens me le permettent... mais il me semble, il faut à tout prix que je provoque une séparatillion.
ADRIEIVNE, qui a prêté l'oreilU, avec joie. Monsieur Lanois, voilà mon père qui revient,
LANOIS, avec malice.
De chez le perruquier.
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