‹ Balochard, ou, Samedi, dimanche et lundiChapitre 43 sur 60 · SCENE xyii · texte numérisé non relu

SCENE xyii

Les Mêmes , LARMOYER.

LARMOVER, au fond.

Qu'est-c' que je vois ?

ADRIENNE , jetant un cri.

Ah!

VICTOR

Ah ! {D'itn air forcé. ) Ah ! c'est toi, Larmoyer.

LARMOYER

Oui, c'est moi... Pardon, excuse, Balochard avait oublié sa guitare, mais je suis incapable de déranger persoime. (// va à la table prendre la guitare.) Qu'est-ce que je vois? une lettre pour M"« Adrienne... l'écriture du bourgeois... y parait que ça chauffe!... Je vas lui reporter sa lyre: vous n'avez rien à lui faire dire, mamseU' Drienne. ADRIENNE , troublée.

Non... je ne crois pas... j'espère.

LARMOYER, à part.

Elle est t'honteuse, elle est t'honteuse. .. Ah !

Balochard, que t'es fautif!... mes fi II es, à moi... si j'en avais, ne quitteraient jamais l'œil paternel de leur mère.

VICTOR

Puisque vous voilà, ne manquez pas de venir demain, chez moi, de bonne heure: M. Lanois est obligé de s'absenter.

C'est dit, bourgeois; c'est dit. (// va pour s'é^ loigner.) Ah ça ! mais, est-ce que je vas commettre la lâcheté de la laisser seule, à l'heure qu'il est, avec quelqu'un?

VICTOR

Adieu. \

ADRIENNE

Il se fait tard... et... je... Adieu, messieurs. LARMOYER, qui l'a Comprise.

Oui , l'escalier est bien ténébreuse : si vous voulez me donner le bras, nous partirons ensemble.

VICTOR

Que veux-tu dire ?

LARMOYER, prenant Fictor à part.

Sans vous offenser, bourgeois, un simple mot : le père peut être dans son tort, de laisser une jeunesse toute seule; mais, heureusement, vous êtes un honnête homme.

VICTOR

Je te comprends. [Haut et avec effort.) Adieu, Adrienne, adieu.

Il se diiige vers la porte.

ADRIENNE, bas à Larmoyer.

Merci!

Victor en sortant regarde Adrienne, qui baisse les yeu». La toile baisse au moment où Victor et Larmoyer ont gagne' pour sortir le seuil de la porte. Adrienne pousse le Verrou.

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