Balzac en pantoufles
2. La IAcIk; serait mijourd'luii facile, piïicc aux rcciiprclies pali(Mit(!s cl toujours fructueuses de ^L Hirc; voir Honoré de lialzac, cliap. VI et vil.
l'homme 41
aime à exposer son programme, il parle de « son parti » qu'il nomme « le parti des intelligentiels ». Il dresse la liste des journaux qui ne peuvent manquer de le soutenir, et d'abord il compte sur l'appui du duc de Fitz- James, oncle de M"^" de Castries, ensuite sur Lamartine : « Lamartine a un bourg pourri pour moi ^ » En 1835, il prend deux secrétaires, deux « aides de camp », le comte de Belloy et le comte de Graniont, et se croit déjà député. En 1836, il ne se soucie plus de la députation; il n'entrera à la Chambre, il le dit expressément, « qu'en qualité de ministre ». Son plan est de s'ouvrir « à coups de canon » la porte de l'Académie -, d'arriver par l'Académie à la pairie, par la pairie au ministère, et « d'entrer au pouvojr par le pouvoir même ». — Ou'est- 11 sorti de là? Rien, sinon quelques professions de foi envoyées de temps à autre à un journal ou à un club ; rien, sinon un nouvel échec aux élections de 1848 ^ Mais pendant près de vingt années, Balzac s'est endormi chaque soir avec la certitude de se réveiller député, pair de France ou ministre, et de s'élever au sommet des grandeurs.
Chaque soir également, il s"cndormait dans l'espoir d'un triomphe prochain à la Porte-Saint-Martin ou à la Comédie-Française; c'était son autre « dada ». Non qu'il fît grand cas de l'art dramatique : depuis la mésaventure de son Cromiuell, il lui gardait rancune; il le tenait en médiocre estime, et s'excusait des millions