Lettres à l'Éiranfjfh'e, p. 28, 101; Corr., p
2. Celle (le M'"" Cnnaud ; voir Lettres à VÉtranrjère, p. 0, nulc 1.
3. C'est M'"" Il.-inskd qui la lui a rappelée et lui a conseillé d'eu faire le sujet d'un roman {llnd., p. 3!iO-3!l7, 400, 423).
l'observation dans « LA COMEDIE HUMAINE » 167
à en tirer les conséquences possibles, pour écrire à dix ans de là son roman de Modeste Mignon.
Est-ce tout ce qu'il nous a livré de sa vie dans ses oeuvres*"? Il a dit, dans Albert Savarus, ses rêves d'ambition politique et ses candidatures infructueuses; dans César Birotteaa, dans les Petits bourgeois, il a développé ses conceptions financières et ses merveilleuses spéculations qui lui servaient à s'endetter un peu plus tous les ans. Gobseck, Une fille d'Eve, le Père Goriot, Un homme d'affaires, Mercadet, etc., c'est sa bataille avec l'argent, sa détresse, ses luttes, les mille et un expédients à l'aide desquels il s'efforçait de dépister ou d'attendrir ses créanciers^. Massimila Doni, Gambara, c'est Balzac abonné aux Italiens et à l'Opéra en 1834, écoutant, applaudissant de toutes ses forces la musique de Meyerbeer et de Rossini '. Le Cousin Pons, c'est Balzac collectionneur, en 1844, et tout à sa passion des beaux meubles, des objets d'art, des coûteux bibelots. 11 n'y a pas jusqu'<à ses traits et à sa tournure qu'il ne nous ait fait connaître
1. Sur lo chapitre de ses amours, on pourrait ajouter que rhéroino de la Muse du département, bas bleu Jjorrichon « atteint de sandisme », semble assez proclie parente d'une très authentique Berrichonne et sandiste, M"'° Marbouty, en littérature Claire Brunne, (|ui, liahillée en liomme, accompagna Balzac à Turin en ISoO. Voir Autour d'Honoré de lialzac, p. 1511.
■2. - .l'ai été oITrir à un capitaliste, aiuiuel reviennent des indcjiniilés convenues entre nous |)our des (luvrages promis et non faits, une certaine (jnanlilé d'exemplaires des Eludes de mœurs. Je lui proposais cinq mille francs à terme pour trois mille éciins. 1! a tout refusé, même ma signature et un elTet, me disant que ma fortune était dans mon lalenl et (|ue je pouvais mcnirir. Cette scène est une des plus inràmes (|iic je connaisse. Gobseck n'est rien; j'ai subi, plus ronge, le conlacl d'uiK' âme de fer. Quelt/ue jour ji; peindrai cela. » {Lettres à l'Klvdiujère, p. (il .) — Il l',i peini, non pas une, mais dix fois.