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pas plus ému en contemplant Francesca sur le seuil de sa villa, au bord du lac de Constance, que ne l'avait été Balzac, lorsque, à Genève, « au fond de cette cour dont les moindres cailloux étaient gravés dans sa mémoire », il avait vu à une fenêtre le « doux visage » de JN!'"" Hanska 1. Cette Francesca qui promet à Savarus de l'épouser dès que son vieux mari lui aura fait la grâce de mourir, ce Savarus qui lui fait serment d'arriver à la fortune et à la célébrité pour se rendre digne de sa chère « Étrangère », que disent-ils, que sentent-ils, que n'aient dit et senti Balzac et M""' Hanska ? Il a repris les choses d'un peu plus haut dans un autre endroit du même livre et dans Modeste Mignon; il y est remonté jusqu'à l'origine de leur liaison. M"'' de Watteville s'éprend de Savarus sans l'avoir vu, en lisant une nouvelle qu'il vient de publier; on lisant des vers de Canalis, et sans l'avoir vu. Modeste s'éprend du poète, et, de loin, entre en correspondance avec lui. Ainsi avait fait M™'' Hanska, et voyez comme le rapprochement se précise dans Modeste Mignon. Canalis dédaigne ou n'a pas le temps de répondre aux lettres de la jeune inconnue; il laisse ce soin à son secrétaire, Ernest de la Brière, en sorte que Modeste lit la fine et tendre prose du secrétaire en croyant lire celle du poète, et que, croyant s'attacher à Canalis, elle s'attache en réalité à la Brière : quiproquo sur lequel i-epose toute l'action du roman, lialzac avait d'abord agi comme Canalis ; quel(|ucs-unes de ses i)rcmières réponses à M""' Hanska n'élaienl point de sa main, mais d'une main amie-, et il n'a eu qu'à se rajipeler sa petibMnise*,