Corr., p. 520; — Lettres à iÈtraixjère, p
l'observation dans « LA COMÉDIE HUMAINE » 173
Cet homme était tout ce qu'est Vautrin, moins la passion que je lui ai prêtée. Il était le génie du mal, utilisé d'ailleurs '. » Autant valait nommer Vidocq, — Vidocq avec qui il avait dîné certain soir chez ce même M. Appert qui lui avait présenté Sanson, Vidocq jadis condamné pour faux, Vidocq l'ancien forçat, devenu un beau jour chef de la sûreté à Paris, sous la Restauration, et propriétaire à Saint-Mandé. Non seulement, Balzac avait dîné avec lui, mais il avait lu les oeuvres écrites par lui ou publiées sous son nom. Il a trouvé dans ses Mémoires (1828-1829) - le récit de ses évasions sans nombre, de ses multiples « incarnations », de ses coups d'audace qui lui avaient valu la considération de ses compagnons de chaîne et faisaient de lui, dans le monde des repris de justice, une sorte de grand dignitaire; et il y a trouvé toute une peinture de la [)rison ou du bagne, depuis les surnoms grotesques ou terribles qui font penser à Trompe-la-mort et à Bibi-Lupin, jusqu'aux plaisanteries que ressert Vautrin sur la soupe aux gourgancs, jusqu'à l'art, où excelle la vieille M"» Michonneau, de faire d'une claque reparaître sur une épaule de forçat les deux lettres fatales. Les Mémoires d'un forçai ou Vidocq dévoilé (1828) lui ont suggéré la métamorphose de ^*autrin en prêtre espagnol, et lui ont appris à ne point dire : du sang, mais : du raisiné, non point la tête, mais: la sorbonne ou la tronche, non point : la guillofine, mais : la veuve, et non point :