I.rllri' à M. Uippnljjlc Cdslille
2. ("es Mi'nioircs mit t'Ic n-diprs, (ruil-im, (l",i|iirs des inilcs <li' Vi(ln((|, jinr Maurice pour 1rs deux iircinicrs lomcs, cl [loiir les deux autres jiar IJiérilier, auteur des Mrimiircs (/r Sansnii !\\\si\\\v\^ Hal/ac avait coilalKiré en IS:i(). Les trois <iiivrapcs relatifs à Vi(l(ic(( (|iii -nul iilc-. iri, (inl servi à l'aiiteiir des Misérables autant iin'à lialzac.
tuer quelqu'un, mais : le terrer. Les Voleurs, physiologie de leurs mœurs et de leur langage (1837) ont achevé de l'initier aux beautés du langage « bigorne » ; ils ont, en outre, pour nous Fintérôl de nous présenter un très beau portrait de Vidocq par Devéria; et en vérité, ce Vidocq en redingote, cravaté de blanc, cette forte carrure, cette tète puissante, cette large face aux lèvres trop fines, cette expression à la fois hardie et pateline, c'est Vautrin embourgeoisé, Vautrin rentier, — mais c'est bien Vautrin.
Balzac déclare également que Desplein, Henri de Marsay, le père Goriot ont vécu'. Il dit de Goriot : « L'événement qui a servi de modèle offrait des circonstances affreuses, et comme il ne s'en présente pas chez les cannibales; le pauvre père a crié pendant vingt heures d'agonie pour avoir à boire, sans que personne arrivât à son secours, et ses deux fdles étaient, l'une au bal, l'autre au spectacle, quoiqu'elles n'ignorassent pas l'état de leur père. » On peut rapprocher cela de ce qu'il fait dire à l'avoué Derville à la fin du Colonel Chabert : « J'ai vu mourir un père dans un grenier, sans sou ni maille, aljandonné par deux filles auxquelles il avait donné 40 000 livres de rentes. » Il s'agit évidemment du même fait dans les deux textes, et le second semblerait indiquer que c'est dans l'étude de maître Guillonnet- Mcrville ipie Ikdzac avait jadis entendu conter l'histoire de Goriot '-.
Et César Hirotteau a vécu, lui aussi ; il se nommait
1. Lettre à M. Uippohjle Caslillc, préface du Cabinet des (intiques.
2. Ainsi poiil-rlrt" (|uc riiisloirc de M'"" de Uoï^laiid cl du toslriuicul lii'ùli', dans (iobscc/c; voir uni' aulre pliraso du nièiiic i)assapi'.
Aiiloine Carou, marchand parfumeur, établi depuis 1778 rue du Four-Saint-Germain, au coin de la rue des Canettes. Sa boutique, à l'enseigne de la Reine des fleurs, avait servi de refuge aux royalistes et aux conspirateurs sous le Directoire et le Consulat. Louis XVIII lui décerna une médaille en récompense de ses services *.
Faut-il poursuivre? Faut-il reconnaître E. Geoffroy Saint-IIilaire dans M. de Saint-Vandrille et le baron Cuvicr dans le baron Sinard [Entre savants), — Frédéric Lemaître dans Robert Médal [le Cousin Pons), — Bouffé dans Vignot (les Illusions perdues), — Delacroix dans .Joseph Bridau {la Rabouilleuse), — Lherminier dans La Palférine (Un prince de la Bohème), — Léon Gozlan dans Nathan (Une fdle d'Eve), — le libraire Ladvocat dans Dauriat (les Illusions perdues), — Emile de Girardin dans du Tillct {César Birotleau)'! Et dans Mercadet reconnaîtrons-nous Balzac, Harel ou Victor Bohain-?
On n'en finirait pas de compter les allusions ou les [jcrsounalités que des lecteurs malveillants ou trop érudits ont découvertes dans la Comédie humaine. Celuici déclarait, à la lecture des Illusions perdues : « Lucien do RubfMupré, c'est Jules Janin, c'est sa vivante image », — et celui-là, après avoir lu la Muse du département : « Jules Janin, c'est Lousicau, il n'y a pas à s'y
1. Vieilles 7naiso7is, vlnux papiers, pai' G. LciKHre. Dans le ini'in(> livre, M. Lcnûlrc se fait lu ri do iioinmcr les ori^iiiiaiix do Coroiiliu (les Chouans), do Miciiii ol des frères do Simeuse [Une ténébreuse (i/f'fdre), de M"" (rKsj.'rigiioii {le Ca/nnel des anlifjues). Selon lui, l'alibé Lnraii.x {César liiroltcau) a eu ■■ sans aucun doute ■• pour riKidèlo l'abbé d(; Keravenan, vicain; à Saint-Sulpice. Par nialbeur, M. liiré, d(Hil rciiidilion n'est pas nidins ^-rande, dit avec nn(> égale assurance : .. L'abbé llinaux. confesseur de la duchesse (rAngoulérncî, a servi de tiiudcle à Ital/ac poui- peindre l'abbé L<irau\... »