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VARIA
1. M. le professeur Forel, de Morges (Suisse), nous informe que l’on a pu obtenir à Berne et à Morges la germination de graines de Ph. Henonis, Mitford, (B. puberula, Miquel) récoltées en Suisse. Ce n'est encore qu’un début ; deux jeunes plantes seulement s'y développent. Nous avons dit que les semis de Kew avaient bien levé.En Belgique, nous sommes jusqu’à présent moins heureux. D'autre part, on nous annonce que l'espèce a extraordinairement pgrainé dans Îles Basses-Pyrénées epqueen certains endroits, la germination a été abondante autour des vieilles souches... mais personne, parait-il, n'a songé à récolter des graines !
IT. Nous avons recu de M. le docteur Ed. Bureau les tirés à part de ses intéressantes observations sur le développement de l’A. Simoni, Rivière, et sur l’anatomie de Ph. aurea, Rivière. Nous rendrons compte de ces études dans un En numéro.
III. Nous avons recu de M. le professeur Forel, de Morges (Suisse), le second mémoire qu'il a publié sur la Îloraison des bambous en Suisse. Etudes très documentées sur le processus de la fructilication de À. Simoni, Rivière et Ph. (Henonis) puberula, Miquel, dont la lecture est des plus instructive. Nous en rendrons compte dans un prochain article sur la matière.
Renseignements concernant A. Maerosperma, Miehaux.
Nous pouvons donner quelques renseignements précis ÉMIS SUL 1ES: conditions climatériques auxquelles l’Arundinaria macrosperma est parfois soumis aux États- Unis. Nous avons reçu cette année quelques pieds de cette pc provenaut de. Mount-Pleasant, non loin de Nashville, dans le Tennessee.Ces plantes ont mal supporté le voyage qui n'a duré que vingt jours ; quoique bien emballées et expédiées au moment favorable, les trois quarts ont péri en route.
Notre correspondant nous écrit que durant l'hiver dernier il a constaté -— 24° centigrades avec vent violent, couecce blizzard a duré (rois jours, Sans accalmie, accompagné de quelques faibles chutes de neige.
Ces coups de froid qui se répètent trois ou quatre fois chaque hiver sont toujours accompagnés de vent violent. Leur effet sur la végétation est cependant moins désastreux qu'on ne le penserait, parce que l'air est toujours relativement humide au Tennessee pendant ces ouragans.
Notre correspondant : nous écrit qu'après ce froid violentetexceptionnel du reste, les touftes dont le feuillage paraissait un peu gelé étaient rares, quoiqu'il y en eût de Hoode aux endroits les plus exposés. L'Æ4 #acrosperma atteint quatre mètres dans cette partie des États-Uuis, HPatest jamius une plante de marécage, il se. développe dans une argile rouge, compacte. On signale que uns diantres Précions. des Etats-Unis, il atteint six HHetres.
Un mot concernant la Géographie botanique
des Bambusacées en Asie.
Malgré le manque de renseignements précis sur l'aire occupée par beaucoup'de bambous, nous désirons appeler l'attention sur la répartition des espèces connues dans les
diverses contrées de l'Asie.
Gamble, dansson admirable monographie des bambous de l'Inde énumère et décrit 115 espèces indigènes dans la péninsule indienne. E’auteur ajoute que sa monographie ne comprend certainement pas toutes les espèces de l'Inde, et qu'il en connait d’autres dont il ne possède que des matériaux de classification insuffisants. Ce vaste territoireaux
chmats les plus divers est donc peuplé de plus de 120 Eee
ces de bambusacées réparties en 14 genres.
Les ouvrages traitant des bambous du Japon mentionnent environ 55 espèces et variétés, la plupart indigènes. Il est assez probable que ce nombreest au-dessous de la réalité et que ce territoire, relativement restreint recèle encore des espèces ou des variétés non décrites. C’est d'autant plus probable que les petites espèces y sont en majorité, et que, confinées dans les forêts et les montagnes, elles ont pu échapper Jusqu'ici aux recherches.
Nos connaissances relatives aux bambous de Chine et de Corée sont beaucoup plus rudimentaires : moins d’une dizaine d'espèces sont introduites en Europe, Munro en cite une douzaine d’autres environ. Parmi ces quelque 25 espèces, 1l y en a qui sont communes au Japon et à la Chine. Ce nombre restreint d'espèces Chinoises et Coréennes ne parait pas devoir provenir de la pauvreté de la flore; mais
bien plutôt du manque de renseignements. Comment, en.
eliet, croire que ces immenses territoires où l’on rencontre
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les climats les plus divers ne recèlent pas un nombre d'espèces indigènes au moins égal, si non supérieur à celui que l’on rencontre au Japon.
Cette opinion semble corroborée par le fait que la majorité des espèces Chinoises que nous cultivons en Europe ont été recueillies dans les provinces du Nord, qui résistent bien au climat de la Belgique et pour lesquelles l'Algérie parait trop chaude et trop sèche. Il semble donc probable que dans les montagnes, dans les provinces centrales et dansles régions méridionalesde la Chine, dans la Corée dont nous ne connaissons rien ou presque à ce point de vue, il doit exister bien des espèces encore insoupconnées. Ces contrées nous réservent probablement la découverte du trait d'union, entre les espèces montagnardes du Japon et les espèces des plaines du nord de la Chine, et entre ces dernières et les espèces tropicales de l'Inde. C'est là, pensons-nous que l’on peut encore faire une riche moisson de formes intéressantes et rustiques qui viendront un jour embellir les parcs et les jardins d'Europe. Nous croyons que dès à présent les missionnaires chrétiens pourraient nous aider à recueillir des matériaux de classification qui permettraient de préciser quelles sont les nouvelles espèces qu'il conviendra d'introduire vivantes. En terminant, nous dirons aussi que sur une si vaste étendue de pays, l’un ou l’autre district doit voir chaque année se manifester la floraison générale d'une espèce, et qu’en appelant l'attention des missionnaires sur ce fait,il serait peut-être facile d'importer des graines et de recevoir ainsi bien des espèces à peu de frais en quelques années. |
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