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au dessus des racines n'ayant souvent que deux à quatre centimètres de hauteur chez les grosses tiges; ils ne dépassent pas o m, 35 de longueur vers la cime. Les mérithalles sont légèrement cannelés sur tout le pourtour et portent assez souvent vers la cime une cannelure bien accusée à l'opposé de celles qui naissent à l'insertion des rameaux.
Rameaux en bois plein—comme ceux du«groupe nigra»
— presque horizontaux, un peu arqués, décombant à l'éxtrémite.
__ Feuillage de chaque rameau dans un plan presque horizontal bien défini, au-dessus de tout l’ensemble ligneux des ramilles ascendantes qui sont jaunes d’or dès la seconde année. Cette disposition particulière fait que Îles cimes présentent des étages superposés bien distincts.
Feuilles vert pâle virant au jaunâtre, disposées par deux, rarement trois ou quatre au sommet des ramilles, légèrement en gouttière, horizontales, à pointe rarement décombante, petites, étroites, 1/9, 5 lancéolées-aigues, longuement acuminées, à bords finement, mais distinctement dentés en scie, parallèles sur 1/2 environ de leur longueur, assez brusquement rétrécies en un court pétiole de 1/40 environ ; nervures tessellées en rectangles longitudinaux.
Feuillage caduc au printemps au moment où les nou-
veaux rameaux vont Se développer.
Turion Sortant de terre dans la première quinzaine
d'Avril à Praîfrance.
Gaînes épaisses, couvertes de poils bruns de trois à quatre "/" de longueur ; d’abord mous, puis raides et cassants après la dessication, provoquant d'intenses in- Îlammations par leur apport sur les muqueuses. Les gaines en sont entièrement couvertes à la base de la tige; plus haut, les poils sont moins nombreux et laissent voir la teinte jaunâtre de la gaîne parsemée de taches arrondies foncées ou noires, très nombreuses et conîluentes vers le le lHimbe avorté, légèrement en relief après la dessication.
Ligule très réduite, brunâtre, laciniée. :
Limbe avorté triangulaire vers la base de la . at-
Te ge. RE men rame ——
SR dr E is CE: dde tr: bel
Pr
ee teignant o m, 10 à o m, 15 de longueur vers le haut, en gouttière et dressé pendant sa vie ; accompagné de :
Deux oreillettes bien développées ; à bords garnis de longs cils bruns tortillés. Ces cils sont parfois aussi nombreux sur les bords de la gaîne sur quelques centimètres au-dessous des oreillettes.
Ecail!e binervée très longue, bifidesur un tiers environ de sa longueur, atteignant o m, 15, étroite, molle, opaque
couverte de courts poils bruns sur la face dorsale.
Fleur inconnue.
L'ensemble des caractères nous paraît indiquer une
espèce se rapprochant du « groupe nigra » ; mais sans
en faire partie.
Le Phillostachys pubescens est la seule espèce du genre sur laquelle nous avons pu observer un acarus parasite. Elle est probablement originaire du continent asiatique : divers détails de son organisation et de son mode de végétation nous paraissent indiquer une espèce née sous un climat continental. Quelques indices récemment recueillis nous portent à croire que ce pourrait être le chinois moso-chiku, aux jets comestibles.
Le développement des turions à l’Ermitage nous a permis de faire certaines constatations intéressantes.
Üne touïfe (cinq tiges de 12 à 16 mètres) que nous y avons plantée au début d’avril dernier, a donné en juin plusieurs tiges dont une a atteint six mètres environ en 30 Jours. Le turion avait 47 "/" de diamètre sur les gaînes:
‘11 sortit de terre brun roux ; puis au cours de son élon-
gation, devint noir mat; passa insensiblement au bleu foncé, pour pâlir peu à peu en virant au brun rougeâtre, teinte qu'il avait au moment de la chute des premières gaînes. Pendant tout le temps ou le turion fut bleu, une abondante pruinosité le recouvrait, quand les premières gaines tombèrent, la tige apparut vert brillant, veloutée de très courts poils hyalins qui brillaient au soleil ; l’enduit cireux qui couvreles vieilles tiges n'apparait pas avant
le premier hiver.
ue
La bague sous les nœuds était blanc pur, étroite, et un rang de poils bruns horizontaux bordait la cicatrice de l'insertion de la gaîne, sérmblables à nes cils au boue d’une paupière.
Pendant toute leur vie, les limbes avortés des gaînes— modifiés est plus exact — transpirent abondamment, surtout par la pointe. Le liquide s'écoule jusqu’à la base de ces limbes qui sont dressés, et se déverse sur le sol par l'extrémité des oreillettes basales des limbes, humectant ainsi la terre autour de la tige sur une superficie correspondant à la motte qui contient les jeunes racines à ce moment de la croissance. Celles-ci commencent, en eftet, à croître dès la sortie de terre du turion ; peut-être même avant ce moment.
L'humectation de la terre commence elle-même avant
la sortie de terre du turion comme l’a si bien décrit
feu Rivière. (A. et E: Rivière. Les Bambonus passes 1870). | |
L'eau exsudée des limbes modifiés est assez abondante pour tomber sur le sol même en plein jour et la nuit c'est une pluie constante et suffisante pour imbiber la terre et retourner aux racines en se chargeant de iris duits nutritifs.
Il en résulte :
1° que la même eau peut repasser à plusieurs reprises
dans le turion, lui apportant chaque fois des éléments nutritiis.
2° que le turion peut exécuter un travail mécanique
de fixation supérieur à l'équivalent des calories dont il dispose pendant sa croissance. En effet, toute l'eau qu'il rejette sur le sol à l'état liquide n'enlève pas à la plante les calories qu’elle nécessiterait pour le travail d'évaporation, si elle quittait la surface des tissus sous forme de vapeur. L'ensemble des organes qui facilitent ce départ sous forme liquide est très intéressant à étudier ; nous y reviendrons plus en détail.
Quand les gaînes tombent, les rameaux apparaissent,
rl
et les gaînes secondaires qui les enveloppent continuent à exsuder de l’eau en abondance par les pointes des limbes modifiés ; mais comme ces gaînes secondaires n’ont pas d’oreillettes, et que les limbes modifiés sont parallèles à ces gaines, É rameaux sont arqués et décombants pendant leur élongation. Le liquide d'exsudation tombe donc encore à terre sans s'écouler le long des rameaux et de la tige, à une distance de celle-ci qui s'accroît à mesure de leur élongation et parallèlement au développement des racines. À mesure que les gaînes tombent, les rameaux se redressent, article par article et la portion décombante ne comprend jamais que la partie du rameau où les limbes modifiés sont actifs ; les rameaux tertiaires, puis les suivants remplissent successivement le même rôle.
C'est l'articulation elle-même dont la forme se modihie pour redresser le rameau, agissant comme chez le Mimosa pudica : tandis que le corps de chaque mérithalle conserve sa courbure convexe vers le haut.
La courbe en S allongé, dont nous avons parlé plus haut, intervient elle-même d’une façon remarquable
meta la croissance, la partie supérieure du turion se penche légèrement dans le plan que nous indiquons aïl-
leurs ; car la pointe parcourt tout le tracé de la courbe pendant l’élongation. La base de la tige n’est donc pas au centre de l’espace humecté et celui-ci est précisément excentré vers le côté où les racines les plus fortes et les plus nombreuses parmi les obliques, sont toujours insérées sur le bulbe basal de la tige.
Le développement radiculaire est admirablement constitué pour compléter la circulation de l’eau dans le sol et le turion. Quelques racines très puissantes, sorties de la partie inférieure du turion, s'enioncent verticalement ou presque dans le sol. Elles vont puiser dans les couches profondes une grande quantité d'eau dont une partie S "écoule par les limbes modifiés des gaines.
Cette eau qui a nourri la tige, retombe en grande partie sur le sol, le traverse en le maintenant humide et permet aux racines obliques et horizontales d'explorer Îles
= 14 — couches superficielles, de s’y développer et d'y puiser des éléments nutritifs. Ceci fait comprendre l'utilité dans cette culture d’un pailli nutritii.
Le liquide d’exsudation a une action corrosive sur les lèvres : il a probablement une composition favorisant la dissolution des éléments du sol qui sont utiles à la plante.
D'autres espèces de Bambous ont une circulation analogue ; chez celles qui n’ont pas d’oreillettes ou de cils à la base du limbe modifié, cet organe est décombant pour disperser loin de la tige le liquide d’exsudation. Ce liquide a probablement encore un autre rôle : nous y reviendrons dans un prochain numéro.
Méthode Japonaise de plantation des touffes de Bambou.
Les conseils de culture qui suivent s'appliquent à tous les Bambous ; mais ce sont les Phyllostachys qui souffrent le plus lorsque l’on s’en écarte.
Malgré la différence de climat, c'est la méthode Japo-
naise qui nous a, jusqu’à présent, dome les meilleurs résul-
tats.
Nous avons cependant changé l’époque de plantation adoptée au Japon. On y fait les plantations de Bambous à une époque aussi rapprochée que possible du 23 juin, saison des pluies de printemps ; après divers essais, nous avons adopté en Belgique la seconde quinzaine de mars ou la première d'avril.
Choix des plantes. Le choix d’une bonne plante de Bambou demande une certaine circonspection, attendu qu’une
belle plante au point de vue ornemental peut ne pas être 4
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don dt 1 QE
une bonne plante au point de vue du développement de Mespèce.. : :
Une touîte composée exclusivement de tiges d’un an ne peut émettre des turions qu'à partir de la seconde année de plantation et est anémiée pour longtemps.
Une touîfe composée de tiges agées d’au moins quatre ans ne peut plus émettre ni rhizomes ni tiges aériennes : elle mourra au bout d’une période plus ou moins longue
sans s'être développée; à moins que la motte ne contienne
fortuitement des rhizomes plus jeunes émis par des tiges qui n'en font pas partie. |
Il importe donc de choisir une motte portant :
1° plusieurs tiges d'un än qui développeront immé-
diatement des rhizomes ;
2° plusieurs tiges de deux et trois ans, les Rhizomes qui en dépendent produiront de nouvelles tiges aériennes
dès la première année de plantation.
Plantation. Ouvrez une fosse proportionnée à la motte: c’est-à-dire de un mètre de côtés et de o m, 80 de profondeur pour une motte pesant 200 k* environ ce qui est considéré comme une motte moyenne ; les fortes mottes dépassent le poids de 1000 k®.
Placez au fond de la fosse une couche de om,30 d’épaisseur de iumier un peu décomposé et bien tassé. Il ne faut pas employer du iumier pouvant donner un intense coup de chaleur, mais pouvant seulement s’échaulier modérément pendant plusieurs mois. Recouvrez de couches alter-
. nées de om,05 environ de terre riche un peu argileuse et
de fumier décomposé et terminez à la hauteur voulue pour poser la motte, par une couche de terre de dix centimètres environ d'épaisseur. Nous disons : terminez à la hauteur voulue, c’est-à-dire à un niveau tel que le dessus
de la motte posée dans sa fosse dépasse de vingt à vingt
cinq centimètres le niveau du sol environnant. | Posez ensuite la motte au centre de la fosse en orien-
tant les rhizomes visibles la pointe vers le sud-est. Rem-
plissez la fosse de bonne terre riche et un peu argileuse
sans tasser autrement que par des arrosages copieux péndant le remplissage. Si le sol est exempt de calcaire, il est utile de mêler un peu de phosphate de chaux ou de scorie de déphosphoration à la terre. Si la plantation est faite à proximité d’un chemin, d'un étang, d’un fossé, d'un talus, il est important de laisser à la plante un espace suffisant : trois mètres par exemple, au sud-est ; car c’est de ce côté que la plante s’étendra le plus et iormera les plus belles tiges. Comme le développement à Îleur de sol des racines et surtout des rhizomes de Phyllostachys rend impossible le remaniement ultérieur du sol qui les entoure, il importe de préparer à ces plantes une réserve de nourriture, sous forme de fumier et d’humus, qui leur suîfise pendant de nombreuses années. Nous devons faire remarquer que l’on déconseille partout et toujours la plantation sur une couche de fumier ; parce qu’à mesure de la décomposition du fumier, la motte descend et brise les jeunes racines fixées dans le sol voisin. Le cas nous paraît différent ici : 1° parce que la fosse ouverte étant beaucoup plus grande que la motte qu’on y place, le tassement est presque hni avant que les racines et les rhi1zomes n’atteignent ses limites ; 2° parce que les racines des bambous sont fbreuses et très élastiques ; 3° parce que les Japonais qui sont des maîtres en horticulture continuent à pratiquer cemode de plantation et enfin 4° parce qu’il nous a donné en toutes circonstances les meilleurs résultats. Nous ne pouvons rendre de la nourriture aux bambous, pendant les années qui suivent la plantation, qu’en leur donnant des engrais liquides ou en enfouissant du fumier en paquets dans des trous faits où l’on juge que l’on coupera le moins de rhizomes. Un bêchage de la surface sera toujours funeste au développement des toufles.
Nous avons cependantremarqué que le bêchage annuel autour des touiies est pratiqué au Bamboo Garden des Jardins Royaux de Kew. Ceci est indispensable dans un Jardin Botanique où il importe avant tout de rapprocher les espèces pour en mieux permettre l'étude comparative, et d’en empêcher le mélange ; mais il en résulte que plus
d'une n’y est pas traçante, n’y montre donc pas son facies caractéristique et n’y prend peut-être pas tout le développement que la douceur du climat lui permettrait d'acquérir.
Ilreste enfin à fixer les plantes pour que lé vent n’ébranle pas la motte. Pour les fortes plantes possédant des tiges élevées, de 10, 12, 15 mètres ou plus, le tuteurage est inelhcace et très laid. Nous faisons un cercle de corde ou de courroie noué à chaque tige pour éviter le frottement et les enveloppant toutes. Il est fixé dans la ramure, vers les 2/3 de la hauteur des tiges, en un point tel qu'il y ait équilibre entre la pression du vent au-dessus et au-dessous du point d'attache. On fixe à ce cercle trois ou quatre fils de fer tenus à de bons piquets enioncés en meme (out est invisible à courte distance et d’une efficacité parlaite.
Les Japonais et les Chinois ont résolu autrement la question : ils coupent les grosses tiges à 2 m, 50 ou 3 mètres de hauteur.Ceciestprobablementtrès bonsousleur climat : en Belgique, c’est détestable et parlaitement laid.
Des fournisseurs nous ont joué ce tour; nousen connaissons même un qui ne prétend pas envoyer, mêmede petites tiges, sans les mutiler. Voici pourquoi : Dans le Midi de la France, l’air est parfois si sec qu'il est presque impossible d'établir une plante de bambou sans diminuer de moitié son feuillage ; ici, cette précaution est inutile.
Soins à donner après la plantation
Si le vent est sec et si le soleil donne, il est nécessaire, non seulement d’arroser souvent à fond la motte ; mais aussi dans les premiers temps, et chaque Îois que les feuilles commencent à se rouler, de seringuer le feuillage. La motte sera entourée d’un petit rempart de terre, pour que l’eau pénètre au pied des tiges au lieu de fuir dans la terre voisine fraichement remuée. Les arrosages réguliers seront nécessaires au moins jusqu'aux pluies de l'automne qui suivra la plantation et seront au reste subordonnés à la situation choisie pour les plantes.
RER re
La terre entre les tiges etdansle voisinage immédiat des touîffes sera toujours recouverte d’un pailli de fumier court qui n’excédera pas cinq centimètres d'épaisseur. Il sera renouvelé chaque fois que les arrosages ou les pluies l’auront épuisé ; mais l’ancienne terre de la motte transplantée ne sera jamais recouverte de la moindre épaisseur de terre nouvelle au moment de la plantation.
De Novembre à Mars, ce pailli sera recouvert d'une couche de branchettes entrecroisées formant matelas d’air sur laquelle on place o m, 20 d'épaisseur de feuilles sèches, mettant les jeunes rhizomes à l'abri de la gelée, afin qu'ils continuent à végéter tout l'hiver. Les feuilles sèches seront maintenues en place par des ramures, un peu de terre ou de cendre.
Il s’agit donc d'établir un matelas bien perméable à l'air ; nous donnons à présent la préférence aux feuilles . quoique celles-ci soient loin d’être sans inconvénient : par le vent sec elles s’envolent ; pendant les longues périodes de pluie elles se tassent trop et forment
une couche trop peu perméable.
La cendre, de son côté, contient partois des produits
goudronneux funestes aux racines et elle se creuse de.
trous coniques autour des tiges balancées par le vent, par où s'échappe la chaleur contenue dans le sol ; c'est pourquoi nous l’avons abandonnée.
Ce matelas deviendra inutile quand les plantes seront assez étendues pour que les feuilles qui en tombent forment litière sur le sol entre les tiges, et ne soient pas balayées par le vent. Il est très important de ne pas laisser accumuler les paillis successifs sur le sol : relèvement du sol plus rapide que par l'apport annuel du feuillage tombé des plantes, étouîffe les rhizomes et les racines et tue les plantes d'autant plus rapidement que le climat est plus iroid et le sol plus compact: c’est pourquoi il est si nécessaire de ne pas enterrer la motte de racines au moment de la plantation (r). |
(1) On peut voir en ce moment au Jardin cure de Bruxelles un triste
et frappant exemple du dépérissement d’une plantation nouvelle de Phy Ilostachys dont les mottes ont été recouvertes d’une épaisse couche de terre.
ds rc Re me mms Ne ve = PORN
L'enlèvement du pailli ne peut pas se faire au rateau à l'époque du développement des jeunes tiges. Suivant les espèces et les années, celles-ci se montrent de fin Mars à lin Août. Avant qu'elles n'aient atteint o m, 50 de hauteur, le moindre choc, le moindre attouchement arrête leur développement et les fait périr. Le travail d'enlèvement se fera donc à la main, sans aucun outil et avec autant de délicatesse que possible : le développement de toute une année en dépend entièrement.
Les taupes, les rats, les mulots sont aussi des ennemis qui peuvent causer la mort des bambous.
Les taupes, rencontrant un espace de terre nouvellement remuée et bien fumée le parcourent en tous sens à la recherche de leur pature vivante. Elles contournent à toutes les hauteurs la motte plus dure et pleine de racines du bambou, brisent les jeunes radicelles qui commencent à s'implanter dans la terre meuble voisine et isolent la motte qui se dessèche, d’une part, parce que l'eau des arrosages fuit par les galeries des taupes, et, d'autre part,
parce que faute de contact convenable, l'humidité de la
terre voisine n'y entre plus que par la base, ce qui est insuilisant. |
Les rats, les mulots, les souris ont en plus le défaut d'attaquer parfois les rhizomes pour s'en nourrir. Il importe donc de piéger dès que l’on constate la présence : de galeries à proximité des toulles.
Ve l’arrosage des Bambous
Les plantes exotiques cultivées en pleine terre demandent des soins principalement sous trois rapports :
1 L'arrosage ;
2e La fumure ;
3° La protection contre les intempéries.
Nous traiterons ici en détail la question de l’arrosage des Bambous. ue
Dans le Midi de la France, il est une règle à laquelle nous n'avons vu aucune exception : les Phyllostachys et
une bonne partie des Arundinaria ne prennent un grand développement que là où ils sont irrigués. Quelques Arundinaria (les anciens Thamnocalamus) et les grands Bambusa poussent au contraire très vigoureusement dans des situations plus sèches. |
Farcultume de pleine: rerreren Belgique ne .
jusqu’à présent que des espèces rentrant dans la première catégorie. Presque aucune de ces espèces ne parait cependant croître dans des marécages tels que nous les entendons dans notre pays ; l’eau stagnante fait pourrir leurs racines pendant l'hiver.
Il résulte de ces constatations que ces plantes réclament beaucoup d’eau pendant la saison chaude, et peu pendant la saison froide. Pour concilier ces exigences avec notre climat, il est nécessaire d'établir les bambous dans un terrain bien drainé, où l’eau ne séjourne jamais en hiver et de suppléer à la sécheresse estivale d'une telle situation, par la proximité d’une pièce d’eau, par des irrigations ou par des arrosages.
Une berge d’étang inclinée au sud, émergeant d'au moins un mètre, est évidemment une Men situation pour les bambous qui, dès la seconde année, dans la plupart des cas, puiseront l’eau qu'il leur faut sans l’intervention du jardinier ; mais ce n’est cependant pas une situation parfaite, car la couche de terre explorée par les racines, sera forcément réduite, sous notre climat froid, à la partie émergée et c'est peu pour des plantes aussi voraces. |
Une plantation en sol profond, oui leur sera bien
plus favorable : on pourra leur donner toute l'eau qu'ils
réclament, et leurs racines pourront s’enfoncer à 2, 3, 4 mètres ou plus suivant l’espèce et la force des tiges aériennes. Nous signalerons toutefois un inconvénient de ce mode de culture, assez grave sous notre climat. Pendant la saison active, l'irrigation doit être poussée jusqu'au point de couvrir la terre pendant plusieurs heures de quelques centimètres d’eau une ou deux fois par semaine. L'eau que l’on emploie en telle profusion est
OR
de soit. De)"
sans aucun doute plus froide que l'air ; elle refroidit le sol et ralentit la végétation. Or, les bambous disposent, dans une bonne culture, de tous les éléments de développement en quantité suffisante, sauf un seul; et cet élément insuffisant est précisément la chaleur.
C’est pourquoi nous prélérons l’arrosage à l'irrigation, malgré le surcroît de: travail qu'il entraîne, -et. voici comment nous opérons.
On remarque aisément que, quand le soleil donne au printemps et en été, .une mince couche de terre s’échauffe fortement à la surface du sol : c’est le moment où cet échauffement du pailli est intense que nous choisissons pour arroser, non pas très copieusement, mais modérément, à plusieurs reprises, à intervalles de une ou deux heures. Cette méthode, que nous employons surtout pour les toufles jeunes ou nouvellement plantées, nous a donné d'excellents résultats. Elle a pour conséquence directe d'entraîner dans les couches profondes du sol des calories qui autrement se perdent en grande partie par rayonne- ÉD | |
Conduit par ce raisonnement, depuis quelques années, nous allons même plus loin dans cette voie : au lieu d'employer de l’eau simplement dégourdie au soleil, nous employons pour les arrosages depuis Mai jusque En Juillet, de l’eau vraiment chaude : c’est-à-dire à une température variant entre quarante et cinquante degrés centigrades. De l’eau à cinquante degrés n’a aucun inconvénient quand elle n’est pas versée directement sur les feuilles ou les jeunes pousses ; bien au contraire, elle a un effet stimulant très considérable.Par ce moyen, on supplée, dans une certaine mesure, au manque de chaleur de notre climat.
Nous ajoutons même que non seulement les bambous, mais foutes les plantes se trouvent très bien d’arrosages et de seringages à l’eau chaude. Par exemple les Musa que Pontarrose habituellement, avec de l’eau de 30 à 35 degrés centigrades versée au centre des feuilles en cornet, prennent un développement extraordinaire et se maintiennent pariaitement tout l'hiver en serre, même
sèche, dans des caisses très petites comparées à l’ampleur du feuillage.
Contribution à l'étude du Processus -
— de ja Fructilication chez {es nc en 1 Europe |
La confusion qui règne encore dans la dénomination et la détermination de beaucoup de Bambusacées, nous a engagé à nous en procurer les éléments caractéristiques et autant que possible les fleurs. Celles-ci, en effet, peuvent seules conduire à une classification rationnelle.
Frappé des circonstances qui accompagnent souvent la floraison, nous avons été amené à commencer l’étude du processus de la fructification en lui-même.
Les lois de ce stade du développement des plantes, qui parait fréquent ou régulier chez la plupart des végétaux, échappent encore à nos recherches chez les bambous : nous en sommes encore réduits aux conjectures et l’observation des quelques faits connus nous intrigue plus qu’elle ne nous éclaire.
Divers auteurs (Munro, Rivière, Mitiord, Gamble, Schroëter, Stapi et bien d’autres, auxquels nous renvoyons sans en donner des extraits) nous enseignent que dans les pays d’origine le plus grand nombre de Bambusacées fleurissent à de longs intervalles, si longs pariois, si irréguliers peut-être, que la science n’a pas encore observé l’apparition du phénomène pour certaines
espèces ; d’autres, au contraire, moins avares de leurs
fruits, ou plus obéissantes à la règle commune, fleurissent fréquemment, voire même chaque année. | Les observations que nous avons réunies et qui
s'étendent à seize espèces et variétés, ne sont qu'un début;
; ne és tu nets - 2
cependant, nous avons résolu de les livrer déjà à la critique. Nous espérons ainsi que d’autres voudront bien nous signaler des faits et les circonstances particulières qui les auront accompagnés et nous envoyer des matériaux (1) de détermination (que nous renverrons scrupuleusement, si on le demande) ; afin de réunir pour l’avenir un faisceau dont l'étude permettra de déduire les lois. Nous pensons que dans cet ordre d'idées, les mis-
sions chrétiennes, par leur caractère pacifique et séden-
taire, pourraient aussi être d’un secours inappréciable dans les pays d’origine.
Nous ne voulons donc pas faire ici un exposé complet
de la question ; mais tout simplement rendre compte en
quelques mots des floraisons que nous avons pu constater de
1900 à 1905 en y ajoutant quelques observations dont nous
avons pu avoir connaissance.
Nous insisterons en particulier sur la floraison d’un certain nombre de plantes considérées par les uns comme des variétés d’un même type, par les autres comme des espèces différentes : nous voulons parler des Phyllostachys composant le « groupe nigra ».
Nous conserverons à cet ensemble de formes la dénomination de « groupe nigra », non pas que nous voulions par là désigner le Phyllostachys nigra Munro comme son Mber mais. bien, parce qué ce. .Phyllostachys. lut introduit en Europe le premier de ce groupe, et surtout parce qu'il fut le-premier décrit pas Loddige sous le nom de Bambusa nigra (2).
Nous y comprenons les Phyllostachys suivants :
Phyllostachys nigra Munro ;
(1) Ces matériaux, comme tous ceux que nous réunissons — ils embrassent déjà plus de 60 espèces et variétés de l’ancien monde — seront ultérieu’ement
versés à l’herbier du Jardin Botanique de Bruxelles, où ils seront mieux que
chez nous à la disposition de tous. À Bruxelles, ils viendront s’ajouter à un fond déjà très ample de Bambusacées, principalement d'Amérique.
(2) La synonymie de Munro indique en premier lieu Arundarbor nigra ? Rumphius ; nous avons supprimé cette dénomination qui s'adresse à une autre espèce, car Rumphius n’a pas parcouru les contrées où le Phyllostachys nigra est indigène : ceci sera justifié ultérieurement. Munro met du reste un ?
TV
Phyllostachys nigra punctata Bean ;
.Phyllostachys Henonis Mitford :
Phyllostachys fulva Mitiord ;
Phyllostachys Boryana Mitiord.
Nous croyons prématuré de trancher la question de savoir si ces diverses formes sont des variétés ou des espèces. Voici pourquoi :
D'une part, en examinant le « groupe nigra », nous nous trouvons en présence de plantes cultivées en Extréme-Orient depuis une époque très-éloignée : nous pensons que l’on peut comparer cette période de culture à celle pendant laquelle ont été Suite les principales plantes alimentaires.
Sil'on examine les différences que l’on constate entre les diverses races de céréales, de choux et de tant d’autres espèces alimentaires, et les différences existant entre Îles divers bambous du « groupe nigra » on est forcé de reconnaître que ce sont des de de même ordre qui apparaissent de part et d'autre.
A ne tenir compte que de ces considérations, on serait tenté de conclure que le « groupe nigra » ne comprend qu'une seule espèce.
Mais d'autre part, si l’on tient compte de ce que nous n'avons aucun renseignement certain et précis sur l’habitat de ces formes diverses, que nous ne savons aucunement si elles n'existent pas à l’état spontané, nous devons bien reconnaître que nous pouvons nous trouver vis-à-vis d'espèces représentatives ou d'hybrides.
Depuis six ans, nous voyons successivement tous ces types entrer en floraison. ;
Ils ont les caractères communs suivants que l’on ne rencontre réunis chez aucun autre Phyllostachys introduit En Europe At)
A. Chaume à bois épais, pruineux sur toute sa surface
quand il est jeune, uniformément vert à ce moment, et
(x) Nous avons tout lieu de croire qu’il existe d’autres formes rentrant dans le groupe nigra, quine sont pas encore introduites.
ns sé out, Dé “if
nettement scabre pendant la première année de son exis-
tence ; présentant souvent une cannelure à l’opposé de
celles qui naissent à la base des rameaux, ce qui le rend
alors vaguement quadrangulaire.
BB. Rameaux ordinairement en bois plein, souvent de forme quadrangulaire.
C. Ecaille binerviée (1) membraneuse, translucide, molle en V, bordée de poils.
D Peulle petite ‘erdinairement, en gouttière, brusquement rétrécie à la base, à pétiole long, pubescente endessous près de la base de la nervure médiane.
ÆE. Fleurs semblables, ou présentant presque autant de variations sur une même souche, que d'une forme à l'autre (2).
Comme on le verra plus loin par le détail des observations, voici l’ordre dans lequel les floraisons des divers types se sont succédé.
Année 1900 ; Phyllostachys nigra-punctata Bean :
uJapon ; en Angleterre ; en Belgique.
Année 1901 ; Phyllostachys nigra Munro : quelques plantes en Angleterre ; Phyllostachys nigra-punctata : en Angleterre.
Années 1902 et 1903; Phyllostachys Henonis Mitiord, en Angleterre ; au Japon.
Années 1904 et 1905 ; Phyllostachys nigra var.Boryana, Phyllostachys Henonis Mitiord ; complètement et partout : Angleterre, Allemagne, Belgique, France, Suisse.
Année 190$. — Phyllostachys fulva Mitiord : en Anpleterre et en France.
A. Observationsrelatives aux Phyllostachys du «groupe nigTA »