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Phyllostachys bambusoides var. Marliacea manque

105. Phyllostachys flexuosa, Rivière, en pleine terre. Nos deux jeunes plantes ont bien prospéré. Les jeunes chaumes sont cependant sortis avec moins d'ensemble qu’à l’ordinaire en avril et mai. Elles ont donné encore à la fois des chaumes latéraux et des rhizomes relevés. Aucun chaume n’a atteint deux mètres.

Les gelées de l’hiver dernier ont laissé cette espèce absolument intacte chez nous ; mais à Marlagne la plus grande partie du feuillage est grillée ; heureusement les bourgeons sont sains.

106. Phytlostachys mitis, Riv. (1) en pleine terre est en très grand progrès comme diamètre, mais non comme hauteur, sur l’an dernier. Sortis en juillet et août, certains chaumes sont moitié moins hauts que ceux de l’an dernier

(x) Pour les identifications voyez « Le Bambou » p. p. 38-40.

pour un même diamètre. Ils ont apparu un à un, comme a regret et ont souvent langui une, deux, trois semaines avant de prendre leur essor. Il est manifeste que la température était souvent trop basse pour leur permettre de pousser, et que leur développement est nul au dessous de 7° ou 8° centigrades. Une partie de ces chaumes ne sont pas suffsamment aoûtés pour résister à un hiver moyen. Ce fait, bien plus que le manque de hauteur, est un sérieux danger pour l’avenir d’une espèce. Cependant le manque de hauteur n’est pas exempt de conséquence fâcheuse. Quand il gèle par temps calme (condition où les grands minimas sont atteints), les couches d’air en contact direct avec le sol sont les plus. froides. À 5 ou 6 mètres de hauteur on constate généralement deux degrés centigrades de plus qu’au ras du sol pendant les nuits de gelées sans vent. Ilen résulte que la partie haute d’une grande piante est baignée dans de l’air moins froid qu’une "petite plante, et, la partie basse d’une grande plante, étant soustraite au rayonnement par la couronne qui la domine, se refroidit moins que le sol environnant. Toutes autres conditions égales, une haute plante se défend donc mieux qu’une plante basse contre la gelée : elle se trouve réellement, par temps calme, soumise à des froids moins rigoureux. Cette différence atteint souvent deux degrés centigrades, ce qui, aux limites extrêmes, peut avoir une grande influence. En résumé, d’une part moindre refroidissement d’une grande plante, d’autre part plus grande résistance d’une plante haute. ample et vigoureuse. Lequel de ces facteurs concourt dans la plus forte mesure à assurer la vie de la plante pendant les fortes gelées ? Nous n’en déciderons pas, mais nous constatons réculèrement à l’'Ermitage que les hautes plantes résistent mieux que les basses, toutes autres conditions égales.

L'hiver dernier a détruit environ la moitié des jeunes chaumes poussés en 1907, mais a laissé intact le feuillage des chaumes plus anciens. Les plantes placées en plein soleil ont conservé tous leurs jeunes chaumes.

107. Ph. mis var. sulfurea en pleine terre est en grand progrès sur l’an dernier, quoique notre meilleure plante soit | placée en sol penchant au nord. Les tiges ne sont pas sorties plus tôt que celles de Ph. ms, mais elles ont donné avec plus d'ensemble, poussé plus’rapidement, formant des mérithalles plus longs et l’une d’elles a atteint six mètres de hauteur. Les chaumes sont presque tous latéraux et une

Cliché de H. de E.

PI. N° XXII. — Groupe de bambous autour d’une pièce d’eau à l'Ermitage, à droite Ph. bambusoides, à gauche, Ph. nigra et mitis, plantés à l’Ermitage en septembre 1903. Ces plantes, photographiées en juillet 1907 n’ont que 5 à 6 mètres de hauteur.

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bonne partie sont aoûtés. La variété paraît un peu plus vigoureuse et rustique que le type, et sa température critique un peu plus basse vers : 5° ou 6° centigrades.

108. Phyllostachys puberula, Mak. (Ph. Henom) en pleine terre, a encore donné quelques fleurs, mais repousse franchement, même une plante transportée peu avant d’entrer en floraison. Nous en avons recu, en février 1907, quelques pieds provenant du Japon. Les uns continuent à fleurir en serre, les autres paraissent ne pas avo:r encore atteint le stade de la floraison ; mais 1l faudra encore bien des années avant que cette espèce reprenne son superbe aspect ornemental ; malgré leur mauvais état anémique nos plantes ont peu souffert de l’hiver dernier.

109. Phyllostachys puberula var. Boryara en pleine terre a fini de fleurir et a donné en mai des chaumes dépassant un peu deux mètres de hauteur. Les vieux chaumes ayant fleuri en 1905 ont encore assez bien defeuilles. Plantes absolument intactes après l’hiver. À Marlagne elles ont conservé la plus grande partie de leur feuillage.

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