PEER
‘A os AUS AU LECTEUR.
3 En cloturant l’année par ce numéro, nous remercions —… n0S nombreux correspondants des renseignements intéres- «… sanis qu'ils nous ont transimis et tout particulièrement les — abonnés, du concours efficace qu'il nous ont apporté. Nous espérons qu'ils nous seront fidèles l’an prochain.
De notre côté nous mettrons tous nos soins à les renseigner sur {out ce qui concerne les bambous. Nous — confinuerons à publier des descriptions d'espèces intéres- santes, afin qu'en peu d'années notre journal forme un
recuerl descriptif des espèces introduites. Chaque année une . table alphabétique permettra au lecteur de se guider aïisé- … nent dans ses recherches.
. fin d’intéresser le plus grand nombre de lecteurs, nous intercalerons encore à l'avenir des articles divers, comme nous l'avons fait jusqu'ici.
: Le prochain numéro, qui ouvrira la seconde année, … srentionnera la date de mise en circulation des quittances « d'abonnement. :
Noïe sur Pndigénat des Bamious cuves 6n Europe.
4 PL EP Piece TT
Er En Li rer
PE re ST ra ab VAS
Il est souvent difficile, parfois impossible, d'établir d’une facon précise et indiscutable le lieu d’origine des espèces qui se rencontrent dans les cultures. Les végétaux cultivés depuis longtemps se transiorment souvent profondément. Lorsqu'ils s'échappent des cultures, ils s'adaptent à de nouvelles conditions de vie, loin de leur station primitive, au point de devenir parfois méconnaissables.
Les exemples de ces faits abondent en Europe; sans en
citer aucun nous renverrons aux ouvrages de Darwin
— concernant le transformisme, de A. de Candolle qui a si —. largement contribué à l'étude de l’origine des plantes cul-
…tivées, de Hugo de Vries qui a mis en lumière Îles mutations brusques.
1 Nous nous proposons d'attirer l'attention sur desexem- …… ples se rapportant à quelques bambous cultivés pour la —… plupart dès la plus haute antiquité en Extrème-Orient. Ils «Ont été introduits tout récemment dansles jardins d'Europe ct d'Amérique, et la question de leur origine a été à peine … ciileurée. |
Pie PNR TEE
tee
Les plantes appartenant aux genres compris dans la section des ARUNDINARIAE sont largement répandues sur l’ancien et le nouveau continent : elles ont même passé spontanément jusqu en Australie. |
Cette extrême dispersion fait présumer que les AT dinariae sont d’une origine très ancienne.
Pésenre Arundinaria lui-même se rencontre en Asie, en Amérique et en Aïfrique. D’après de Saporta les "uts volcaniques pleistocènes (1) d'Auvergne en conservent des vestiges fossiles, témoignant que des Arundiraria auraient été indigènes en Europe. Ce sont là des stations très
diverses « qui font présumer la grande ancienneté du genre Arundinaria.
Les Phyllostachys au contraire sont confinés en ner ol
me-Orientdans une aire relativementrestreinte comme si, depuis leur naissance, ils n'avaient pas encore eu le temps de marcher à la conquête des continents.
Ils sont au plus haut point polymorphes «et changeants. Leur organisation biologique est des plus complexe et des plus parlaite : autant de présomptions de les croire d’origine moderne. Ils apparaissent comme le plus récent terme de l’évolution des graminées ligneuses.
Nous nous occuperons aujourd'hui en particulier des
Phyllostachys dont un grand nombre ont été importés du Japon. ,
Si nous examinons la iharcre de l'archipel japonais
nous constatons qu'il est constitué par une longue
arête orientée Sud - Nord: If) se relie "atp ee actuellement froides du continent asiatique par Shakaline et les îles Kourilles : c’est-à-dire par des séries d'îles peu
distantes les unes des autres. Toutes ces terres sont juxta- posées à tel point que d'un cap du continent situé à,
environ 200 kilomètres au sud de Nikolaïevsk (près. de l'embouchure du Sakalienoula) jusqu'à Kiou-Siou, aucun détroit n’est assez large pour que l’on ne puisse voir La terre la plus voisine vers le Sud. A l’extrémité méridionale de l’archipel japonais, au contraire, les bras de mer qui séparent Liou-Kiou de Formose et de la Chine sont d'une bien plus grande largeur.
Si nous examinons d'autre part la géographie botani-
que des bambous vivants dans la vaste plaine de la Chine
(1) Nous citons cette observation uniquement comme une présomption de l'existance d’Arundinaria en France à l’époque pleistocène ; mais non comme preuve d'ancienneté, ce terrain étant relativement très récent.
nous les voyons répartis dans trois grandes zônes principales se succédant du Sud au Nord.
1° La zône tropicale qui a produit les grands bambous cespiteux et leurs alliés ;
2° La zône médiane en partie montagneuse, à climat excessif, froid en hiver, où se rencontrent des Phyllostachys et des Arundinaria ;
3° La zône à climat sibérien ou l’on trouve surtout les Sasa et d'autres genres de petite taille, et quelques Arundinaria.
Cette troisième zône, la plus septentrionale, ne s'étend plus actuellement jusqu'au Nord de la Mandchourie et jusqu'au Kamchatka ; mais la présence d’un Arundinaria dans l'Amérique du Nord permet de croire que, au cours de périodes antérieures moins froides, ‘certaines bambusacées ont pu vivre sur les rives du détroit d Behring. |
C'est également au cours de ces périodes que certaines espèces, les plus résistantes, puisqu'elles s'étendaient le plus au Nord, ont pu gagner le Japon. Tout porte à croire que les Phyllostachys nés plus tard,n’'ont plus pu coloniser . le Japon pour les raisons qui les ont empêché d'atteindre l'Amérique.
Nous voyons en outre en examinant ces trois Zônes,que les espèces les plus grandes se trouvent dans les régions les plus chaudes. fl devait résulter de ces circonstances que les espèces de dimensions réduites ont pu seules s’étendre suffisammentau Nord pour gagner l'archipel japonais.
Or nous constatons en effet que c'estune espèce réduite qui existe dans les Etats-Unis d'Amérique ; que ce sont des espèces de petite ou de moyenne taille, qui sont nombreuses à l’état spontané au Japon.
Au contraire les grands Bambusa, Arundinaria, Phyl-
lostachys vivants au Japon sont presque tous, d’après nos
connaissances actuelles, ou introduits par l’homme, ou
communs à la Chine et au Japon, sans qu'on ait pu
jusqu’à présent déterminer leur véritable patrie. D'autres se rencontrent sur le continent asiatique seulement. Fait
remarquable les espèces du Nord de la Chine telles que :
Ph. flexuosa, violascens, viridi - glaucescens, nidularia MunroMSS. sont inconnues au Japon, tandis que les espèces telles que : Ph Quilioi, nigra, pubescens existent en Chine moyenne dans le bassin du Yank-Tsé-Kiank et au