‹ BambuseaeChapitre 81 sur 94 · ND MR OP OU A PAT LI E · texte numérisé non relu

ND MR OP OU A PAT LI E

Sir Dietrich Brandis, K. C. I. E. vient defaire paraître sous le titre « Indian Trees » un très important ouvrage. «) Dans un gros volume de XXXIV et 767 pages, il traite des arbres, arbustes, lianes ligneuses, bambous et palmiers indigènes ou ordinairement cultivésdans l’Empire Britan-

nique des Indes, à l'exclusion de Ceylan et de la péninsule

Malaise. L'auteur est resté vingt-huit ans dans l'Inde, attaché à l'importante administration îiorestière. Son ouvrage est l’œuvre de toute une vie d'étude et, après son

retour en Europe, Sir Brandis a passé huit années à le rédiger. C'est un immense labeur dont on peut se rendre

compte en songeant que plus de 4400 espèces ligneuses y

(x) IndianTrees, on account of trees, schrubs, woody climbers, bamboos

- and palms indigenous or commonly cultivated inthe British Indian Empire by

Dietrich Brandis, K. C. I. E. etc. London. Archibald Constable and C?° Li, 16 James street, Haymarket, S. W. 1906. Gd 8.

sont minutieusement décrites, bon nombre pour la première fois.

Sir Brandis dans sa prélace dit que son but principal a été de faciliter l'opération difficile de la détermination des plantes. L'auteur nous paraît y avoir parlaitement réussi, ainsi que nous le constatons dans la partie qui nous intéresse spécialement et où nous pouvons apprécier son œuvre.

Lasous famille des Bambusaceæ renierme la description de 122 espèces dont 19 sont nouvelles ; 98 avaient déjà figuré dans les Bambusaceæ of British India de S. J. Gamble.

Sir Brandis y marque l'importance de certains caractères qui peuvent faciliter la détermination des espèces, quand on n’a sous les yeux que des tiges et des feuilles. Ce sont la forme et l’aspect des gaînes et la nervation des feuilles. Pour chaque espèce, il indique avec soin le nombre des nervures longitudinales que l'on peut compter dans un champ de 1/4 de pouce (6,3 */"), la préseacetde mere vures transversales apparentes, et la forme des aréoles qu’elles limitent avec les nervures longitudinales.

Mais ce n’est pas seulement pour l'étude des bambous que cet ouvrage est précieux ; 1l devra être consulté par tous ceux qui s'intéressent, à un titre quelconque, à la flore forestière des régions tropicales.

nn 0 > Un livre que tous les amateurs de bambous doivent avoir sous la main.

Parmi les ouvrages que les amateurs dè bambous doivent consulter, l’un des principaux, sur lequel nous appelons spécialement l'attention, est le Bamboo garden de Freeman Mitiord, C.B. aujourd’hui Lord Redesdale.® L'un des premiers, à son retour du japon, il a songé à réunir une importante collection de bambous rustiques dans sa magnilique propriété de Batsiord Park. Le climat de cette partie de l’Angleterre, où les hivers ne sont ordinairement pas rigoureux, permet d'y cultiver en plein airun orand nombre d'espèces dont quelques unes assez délicates; aussi sa collection, qui contient d’admirables specimens, est-elle une des plus considérables qui existent.

L'auteur a donné la description détaillée de 47 espèces et variétés ; huit n'avaient pas été décrites auparavant.

(1) The Bamboo garden by A. B. Freeman Mitiord, C. B. With 10 illustrations by Alfred Parsons, London, Macmillan and C° Ltd 1806. 8°.

sé ic mt.

ME Éd, Fa ke

Parmi ces dernières se trouve l’Arundinaria nobilis, l'un des plus beaux du genre. Quoique l'auteur dise dans la prélace : « Ce petit ivre n'a pas de prétentionscientifique », le Bamboo garden est à la fois un ouvrage très savant et une œuvre littéraire.Il a puisamment contribué à éclaircir la nomenclature des Bambusacées, encore si obscure à l’époque où il a paru ; un chapitre est consacré à la synonimie des noms vulgaires japonais. On y trouve en outre de nombreux renseignements sur la culture et sur l’utilisation de ces plantes pour l’ornementation des parcs.

Lord Redesdale est un enthousiaste ; le chapitre intitulé : « Apologia pro bambusis meis » rappelle l’auteur des « Tales of old Japan. »

Page 1