‹ Bandages et appareils à pansements, ou nouveau système de déligation chirurgicale (volume 2)Chapitre 41 sur 84 · DES PREMIERS SOINS QUE RÉCLAME UNE PLAIE QUELCONQUE · texte numérisé non relu

DES PREMIERS SOINS QUE RÉCLAME UNE PLAIE QUELCONQUE

Il convient de laver ou d’essuyer doucement les plaies où lessures qui seraient salies par de la terre, des caïllots ou d’autres corps étrangers, ou irritées par la présence d'épines, de verre, de la chaux, d’une balle, de la grenaille, etc. ; it faut enlever tout cela si on le peut. |

Si le sang coule abondamment ou désagréablement, on

J'arrètera comme nous l'avons dit, et on pourra se contenter, en général, d'appliquer sur le mal un linge doux, trempé dans l’eau fraîche, et de fixer ce linge avec un mouchoir.

Si la plaie a été produite par une balle, ou qu’elle soit meurtrie et déchirée , il n’y a pas autre chose à faire que d'arroser l'appareil de temps en temps avec de l’eau, ou de recouvrir le tout d’une épaisse couche de coton cardé.

On pourra se contenter également de ces moyens simples, sile mal a été occasionné par ure brülure.

Mais si c’est une coupure de sabre, de couteau, de faux, de hache, etc., il y a une autre précaution à prendre, c’est de réunir ou de rapprocher les bords de la plaie , afin qu'ils se soudent plus vite, et que l'air ou fout autre corps étranger ne puisse pas s’y introduire etarriter le mal,

178 ÉHIRURGIE POPULAIRE.

Ceci sera l'affaire du chirurgien ou d'un homme entendu; mais ce que chacun saura facilement imiter, c'est de placer et de fixer les membres blessés de telle manière que l'ouverture dela plaie soit lemo:ns large possible. Le bon sens, un peu de réflexion et quelques légères directions suffiront pour mettre chacun à même de remplir ce but important.

Aïnsi , il faudra faire fermer les doigts et la main, et les maintenir tels en les attachant avec un mouchoir, si la plaie est en dedans ; il faudra faire le contraire si cette plaie est à la partie opposée. Si la coupure est au pli du coude ou du jarrêt. on fléchira le bras ou la jambe; et on les étendra au contraire si elle est au coudé ou au genou.

Si la blessure est au cou , on fait pencher la tête du côté où existe le mal, etc.

En général, on cherche la position qui rend la plaie le moins étendue possible, et on la maintient du mieux qu’on le peut et aussi exactement qu'il est possible.

Le chirurgien saura appliquer un bandage dans ce but; mais si, en attendant son arrivée, on ne sait pas faire usage d’un pareil bandage , il peut être utile d'y suppléer en tenant les lèvres de la plaie rapprochées avec les doigts ; en soutenant les membres avec les mains, soit en les fixant par quelques mouchoirs , fichus ou cravates.

C'est surtout dans les plaies qui sont dans le voisinage des articulations ou qui sont accompagnées de coupure d'os ou de nerfs (tendons), qu'il faut s’empresser de vite réunir les bords de la blessure et de les conserver ainsi rapprochés aussi bien qu'il sera possible.

Toutes les choses que nous avons d'ailleurs dites du régime et des soins qu'exigent les blessures en général, sont également de rigueur dans toutes les plaies, et il ne faut jamais les négliger.

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