EXTENSION DES EXTRÉMITÉS
loigner l'une de l'autre, en écartant par 1à l'avant-bras de l'épaule, c'est-à-dire en faisant effort pour redresser l'avantbras sur le bras. 4
J'eus recours encore au fil de fer pour obtenir ce moyen répulsif en sens inverse. Je fis done exécuter avec ce métal deux petits châssis ovales, dont l’un püt être propre à coiffer le moignon de l'épaule, et l'autre s'adapter convenablement à la région du poignet. Ces deux châssis, garnis avec soin 3 représentaient exactement les deux mains dont j'ai parlé, mais des mains mortes, privées de toute force de répulsion, et qui n'étaient que simplement assujetties,par deux petites cravates, sur les régions respectives qu’elles occupaient.
Pour les animer dynamiquement, je fis ajouter à chacun des châssis un prolongement de 3 pouces, formé avec deux fils de fer parallèles , distants d’un pouce l’un de l’autre et se réunissant ensemble à angle droit. J'appliquai et maintins l'une sur l’autre ces espèces de queues , au moyen de quelques tours de fil lâchement serrés, et qui permettaient à chacune d'elles de glisser sur l’autre en forme de coulisse. u Au moyen de cet arrangement, je pouvais facilement écarter l’un de l’autre les deux châssis, et par conséquent éloigner l'articulation radio-carpienne de la tête de l’humérus , avec lesquelles l'instrument était comme identifié. Ainsi done, lorsque celui-ci était interposé entre le bras et l’avant-bras 3 en guise de coin, je n'avais qu’à forcer le rapprochement des deux bouts du châssis pour éloigner d'autant ces derniers ; et, par là même, pour écarter la main de l'épaule. Une petite attache qui liaitensemble les deux bouts de l'instrument par un nœud simple, me suffit dans ce but ; et en serrant cette ficelle, deux fois par jour, on fut bientôt parvenu au résultat désiré.
L’EXTENSION des mains et des doigts se fait toujours facilement au moyen de la plus simple gouttière {de celle fig. 3, par exemple). Elle est en effet de, la plus grande commodité et efficacité, et amplement suffisante non seulement pour redresser ou courber la main et les doigts, mais encore pour les maintenir étendus ou courbés, et pour limiter les mouvements de l'articulation du poignet. Elle rend d’ailleurs superflu et ridicule l’appareil ordinaire en bois , destiné à redresser les doigts.
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