PARIS, | GERMER BAILLIÈRE, LIBRAIRE-ÉDITEUR
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LYON. Savr, quai des Célestins, 49.
STRASBOURG. Derrvaux et LEVRAULT.
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EXPLICATION
Le mouchoir, fig. 1.
Le mouchoir ou linge carré peut, seul, remplacer tous les liens connus. Eu général, cependant, on ne se sert, dans la pratique, que de ses dérivés, sauf pour constituer l'appareil des fractures de la clavicule. Les dimensions variées de cette pièce de linge, pas plus que la diversité des tissus dont il peut être composé, ne s'opposent à son facile emploi, et à sa formation instantanée en carré LONG, TRIANGLE, CRAVATE €t CORDE.
Le carre long, fig. 2.
N'a pas besoin d'explication. On voi: que c'est le mouchoir plié, sur lui-même, ‘un nombre de fois qu’on peut varier de suite et à volonté, afin d'obtenir un lien plus ou moins large ct plus ou moins épais et consistant : son épaisseur et sa souplesse peuveat s’augmenter, d'ailleurs, par quelques remplissages faciles.
Le triangle , fig. 3.
Il résulte du mouchoir plié diagonalement comme un fichu, et suivant la ligne poncluéc a-b, fig. 1; mais surtout en coupant celle figure 1 dans le sens de cette même ligne a-b. Alors vous avez deux triangles pareils à celui de la figure 5. Il importe, pour l'usage, que la longueur a-b etla hauteur c-d varient. Quant à cette dernière, on la diminue à volonté, en pliant la partie a-b plus ou moins largement sur elle-même.
Nous avons, à l'Hôpital, trois numéros différents de ces triangles ; le plus grand a trois pieds environ, d’une extrémilé à l’autre ; la moitié moins du sommet à [a base. On peut, cela va sans dire, augmenter arbitrairement ces dimensions.
Lorsqu'on veut avoir, sur-le-champ, des iriangles plus petits de moilié, on en fait deux avec un seul, en divisant, par exemple, le triangle, fig. 5, suivant la ligne c d. On voit donc qu'avec la fig. 1, on peut très facilement faire quatre triangles et, par conséquent, autant de moyens déligatoires triangulaires, et qu'il reste encore tout Ie carré g.
Je désignerai le tiers moyen de la ligne a-b, fig. 3, par le nom de sase, les deux autres tiers répondant aux points a et b par ceux de cuers ou d'ExrrémiTÉS, ct le point c par
celui de sommer.
La cravate, fig. 4.
Dérivé immédiat du triangle où du fichu. Sa longueur a-b, dépend de celle du triangle ; mais sa largeur , ainsi que son épaisseur, sont subordonnées à la volonté de l'homme de l’art, puisqu'elles dépendent, ainsi que chacun le sait, de ce que le triangle soit plié plus ou moins de fois sur lui-même, cumine pour constituer Ja cravale or-
DES FIGURES
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dinaire. Quant à l'épaisseur, on peut l’augmenter, comme celle dn carré long, au moyen du ecton, de vieux linges, elc.; de la même manière qu’on augmente les diwensions dela cravate habitaelle, en y plaçantun faux col.
Les chefs du triangle ct de la cravate peuvent très facilement s'arrêter en se liant ensemble, puisqu'ils finissent en pointe, et qu'ils sont assez étroits pour se prêler à ce genre de réunion. Mais les bouts des carrés, quels qu'ils soient, doivent être fixés différemment.
Les meilleurs triangles et les cravates les plus commodes seront fails avec de Ja toile de coton où un tissu lâche,
surtout si l'on a soin de les couper obliquement dans la
toile, et d'éviter de suivre le sens de la trame le droit fil de celle-ci.
La corde, fig. 5.
Produit de la cravate, en tordant celle-ci sur elle-même. Elle se forme bien encore si on tord un carré ; mais cette dernière corde n’est point commode, à cause de Ja difficulté d’en arrêter les extrémités; reproche qui ne peut être fait à la corde qui résulle de la lorsion d'une cravate.
Si je m'arrête plus qu'il ne semble convenable sur ce quatrième moyen déligatoire qui dérive du mouchoir, c’est que le chirurgien est, quelquefois, dans le cas d’avoir besoin d'une corde et de l'improviser à l'instant.
Triangle-bonnet, fig. 6, 7.
Base à quelque distance de l'extrémité de la partie qu'on veu coiffer ; chefs contournant la partie même et s’y croisant ; sommet réfléchi directement sur l'extrémité de celte région, emboîtant celte extrémité, et fixé par les chefs ou sur ceux-ci.
Le triangle-bonnet comprend tous les triangles qui s’appliquent aux pieds, aux mains, aux doigts, au pénis, aux moignons, aux coudes, aux talons, aux bourses, aux genoux, au sein, à la fesse, à l'épaule ; en un mot, à tout ce qui se termine par une extrémité arrondie; mais il comprend, en outre, el sans doute à plus juste titre , tous les lriangles qui s'adaptent à la téte. Aussi puis-je ne faire qu’un seul genre de ce moyen déligatoire, et désigner les espèces par un caractère spécial. Suivant que la base de ce triangle sera placée au front, à l'occiput ou à la tempe, le bonnet de la tête pourra s’intituler fronto-occipital, occipitofrontal, bipariétal.
Exewrres, fig. 6 et 7.— Base placée au-devant du front; chefs croisés vers l’occiput pour s’y nouer ou, ce qui vaut mieux, pour être ramenés en avant et arrêlés vers la région temporale, au moyen de deux épingles. Sommet conduit et fixé vers l’occiput, où il est glissé et placé sous le croisé des deux chefs, et ramené ensuile un peu en haut pour y être arrêté avec une épingle, comme l'indique La iigure 7.
2 | EXPHICATION Triangle facial, fig. 8.
Base sous le menton; chefs croisés sur le vertex ; sommet vers le front; lrous pour la bouche, les yeux etle nez.
Triangle cervico-labial, fig. 9.
Base à l'occiput ; chefs croisés sur lune ou l’autre lèvre ct arrêtés vers les côtés de la face , au moyen de deux épingles : sommet relevé et fixé au-dessus du front,
Triangle fronto-cervico-labial, fig. 10,
Base au front: chefs croisés à l'occiput, amenés el croisés encore sur l’une et l’antre lèvres, et arrêlés comme au triangle’ précédent; épingle au croisé occipital, laquelle y fixera en même Lemps le sommet du triangle,
Triangle occipito-mentonnier, fig. 11,
Base au vertex; chefs amenés et croisés autour du menton, puis fixés coinme dans les deux précédents. Sommet porté, à volonté, en arrière ou en avant et arrêté, au besoin, à un bonnet ordinaire.
ta PA à \ Triangle occiptto-aui iculaire , fig. 12,
Base au vertex; sommet en arrière; chefs dirigés successivement sur les régions parotidiennes, sur le tiers postérieur du maxillaire inférieur et sous le menton où üls se croisent pour aller s’assujettir vers l’oreille, Si ce triangle ne doit recouvrir qu'un des côtés de la face, le chef correspondant à ce côlé doit étre plus long que l’autre, afin que la région affectée puisse êlre mieux emboîtée,
Triangle occipito-sternal, fig. 13.
Base à l’occiput ; sommet en avant; chefs fixés au-devant de la poitrine à un lieu dorso-sternal,
Triangle fronto- dorsal, fig. 14.
Base au front; sommet en arrière; chefs amenés et fixés entre les épaules à un lien sterno-dorsal.
Triangle parieto-axillaire, fig. 15.
Base sur uc temporal; sommet ramené sur le temporal opposé ; chefs à la cravate axillo-acromiale,
Cravate bis-axillaire, fig. 16 et 17.
Cravates dorso-bis-axillaires , fig. 18 et 7.
Milieu entre les deux omoplates ; une des extrémités passe sur l'épaule, puis sous l’aisselle correspondante, et se réunit au corps de la cravate ; l’autre chef passe d’abord sous l’aisselle, vient sur l'épaule et se joint au plein de la cravate.
Bonnet du sein, fig. 10.
Base d’un triangle sous le sein malade; extrémités autour du thorax, en évitant de blesser la mamelle saine; sommet rabattu au-devant'de la glandemammaire affectée,
pour être porté sur l'épaule correspondante, et fixé convenablement,
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DES FIGURES
Triangle thoraco-scapulaire fig. 6.
Cravate c ervicothoracique, fig. 10 (bis).
Milieu à la nuque, extrémité au-devant de la poitrine, fixés à un lien circulaire.
Triangle cervico-dorsc-sternal, fig. 19.
Base derrière les vertèbres cervicales: chefs sur les épaules el fixés par devant à un lien dorso-thoracique; sommet eu arrière, arrêlé à ce dernier,
Triangle pelvien postérieur, fig. 10.
Base derrière le sacrum ; chefs au-devant des pubis; sommet réfléchi entre les cuisses pour se réunir aux chefs.
USA 1 ! ; ff riangle CTurO - inguinal ou cruro — pelvien, fig. 10 et 16.
Base diigée obliquement derrière le bassin, et de.bas en haut, sommet au milieu des cuisses, fig. 10, Sommet replié vers laine ; extrémité inférieure rabattue par dessus et dirigée autour de la cuisse ; extrémité supérieure ramenée vers laine pour y croiser l’autre extrémité du triangle, fig. 16. à
N.B. Ce même triangle peut être inlerverli, en le couchant, obliquement aussi, sur l'abdomen, au lieu de le placer derrière’le dos.
Cravate cruro-inguinale où pelvienne , fig. 20.
Un des chefs est placé d'abord au-devant de laine et vers la partie interne de la cuisse ; ilse prolonge derrière
celle-ci en la contournant, et ramène le milieu de la cravalc à l’aine, pour y revenir, après avoir entouré le bassin,
Double spica de l’aine ou cravates sacro-bicrurales , fig. 24.