Partie moyenne derrière le dos; extrémités ramenées
autour de leur cuisse correspondante, en passant sur l’aîne.
Bonnet du scrotum ou triangle scroto-lombaire,
. fig. 27.
Base sous le scrotum ; extrémités assujetlies au-dessus des aines, à un lien lombo-abdominal; sommet fixé à ce dernier. — « Je prie qu'on fasse attention à la manière » de contourner les extrémités du triangle, pour les fixer » au lien lombo-abdominal. »
Bonnet de la fesse ou triangle coxo-pelvien, fig. 18,
Base derrière et sous le trochanter ; extrémités entourant le haut de la cuisse ; sommet amené et tendu vers la. crête de l'os des iles du même côté, et assujetti à un lien lombo-abdominal,
Triangle cervico-brachial, fig. 9.
Bäse et sommet comme l'échaype ordinaire ; chefs as. sujettis à une cravate cervicale.
Gouttière brachiale simple, Hg. 8.
-Petile goulière-solide, suspendue. par-deux -anses: col-
latérales à une cravate cervicale. Si on y ajoute un anneau. métallique, le jeu de la bascule doit avoir lieu.
Gouttière brachiale composée, fig. ro.
Grande, gouttière à cul-de-sac pour, le coude: petite allonge interne et loute pareille à la gouttière brachiale simple; suspension comme cette dernière. On voit, près dela main, un petit bout de Pallonge qu’on pourra faire arriver jusqu'au-delà des doigts, s'il le faut, ou repousser sous l’avant-bras, pourlaisser lamain complétement libre.
Triangle cubito-bis -scapulaire, fig. 23, 24 et 25.
Bien circulaire &a, fig. 25 ct 24.
Points, fig. 25, indiquant la position des pointes du fichu, avant leur passage entre ie bras et la poitrine. c b, fig. 25 et 24 ; liens oblique et perpendiculaire. a; fig. 25, cravate qui peul suppléer les deux liens précédents. Ï Bonnet de l'acromion, fig. 20.
Base au-dessous du deltoïde ; extrémité autour du bras; sommet au-dessus de l'articulation.
Cravate carpo-cervicale , fig. 22.
ase autour du carpe, comme un lacet ; chefs à une cravate cervicale.
Bonnet des moignons , fig. 16 et 20.
Les pointullés de ces deux figures donnent [a position que doivent avoir les triangles avant d'emboîler le moiïgnon. À la figure 16 le sommet est rabaltu sur les deux extrémités, tandis qu’à la figure 20, ce sommet est d’abord couché sur le membre, et recouvert par les circulaires des deux autres bouts du lien.
Triangle carpo-dorsal, fig, 17.
Base à la région dorsale du carpe; chefs entourant celui-ci; sommet couché sur la région dorsale de Ja main et des doigts; réfléchi en courbant ces derniers sur la région palmaire, et fixé enfin au carpe.
Triangle carpo-palmaire, fig. 10.
Base à la région palmaire du poignet; chefs aulour de celui-ci: sommet étendu sur la face palmaire de la main et des doigts; forçant l'extension de ces derniers ; réfléchi sur la face dorsale des doigts et de la main et fixé à lien sus-olécranien.
Ge triangle peut êlre composé avantageusement, en plaçcant, vers sa base et à la région palmaire de la main et des doigts, une gouttière convenable (hyponarthécie palmaire ).
un
Triangle pedieux ouméetatarsa-malleolaire, fig. 26.
Base sous la jambe et formant un angle d'environ 45 degrés avec cetle dernière ; talon au milieu du triangle ; sommet couché sur le,coude-pied ; extrémité inférieure croisant et serrant le sommel; cxtrémilé supérieure rabatlue et ajustée aulour des malléoles et du pied,
en sens inverse de, la précédente, après qu'elle. aura été forlement tendue et convenablement déployée.
Triangle jambier ou tibial, fig, 27.
Base élendue obliquement sur la jambe, et formant un angle d'environ 45 degrés avec celle-ci; sommet couché autour des malléoles et sur Îe triangle précédent ; extrémité inférieure croisant ce sommet et entourant la jambe ; extrémité supérieure ramenée , par un renversé , au niveau du jarret, et couchée en sens inverse de la précédente , en forme de jarretière , au-dessus du mollet, après avoir élé fortement ürée, tendue et artistement ajustée.
Chacun comprendra de reste qu'il serait inulile de figurer les deux triangles précédents dans lenr application sur l'avant-bras, Tout se-passerait, en effet, exactement comme sur la jambe, sauf, qu’à la main, le premier lien serait placé de manière à laisser le pouce en liberté. On aura, d’ailleurs, pu observer, ici comme sur quelques autres figures, que le triangle offre plus d'un avantage, lorsqu'il est placé obliquement sur la ligne médianc. Lorsqu'il est plié en cravate, il peut rendre, à la main ainsi qu'au pied, les mêmes services, au moins, que la bande la mieux choisie, et appliquée avec le plus de soins possibles.
Bonnet du talon, fig. 22.
Base à la plante du pied, au-devant du ialon; chefs croisés sur le cou-de-pied ; sommet réfléchi autour du talon et sur le tendon d Achille.
Apercus de liens circulaires pour les fractures, traitées d’après la méthode vulgaire, fig. 10, 16et2r.
J'ai fait appliquer des attelles à ces trois figures, afin de faire voir toat le parti qu'on pourrait retirer des cravates, lorsqu'on serait obligé d’avoir recours, momentanément, à ces moyens contentifs des fractures, où qu’on ne voudrait pas absolument démordre des appareils ordinaires, contre lesquels je m’élève anjourd’hui.
Licet ab nosre docert,
On mettra volontiers une troisième cravate aux deux
attelles de la figure 10; et si, avant de faire agir ces liens,
on les humecte légèrement, leur appliculion ne laissera rien à désirer.
Cravates tarso-rotuliennes, fig. 19.
Milieu à la plante du pied ; chefs croisés et lâchement noués au-devant du cou-de-pied, conduits sur les côtés de la crête du tibia; fixés à un lien circulaire qui emboîte la
‘rotule vers son exlrémilé supérieure.
Cravate tarso-crurale, fig. 18.
Milieu au cou-de-pied ; chefs croisés et liés lâchement à la région plantaire au-devant du talon; conduits et fixés à un lien circulaire sus-rotulien.
Cravate tarso-pelvienne , fig. #2.
Base à la partie dorsale du pied; chefs réunis Jâchement à la région plantaire et dirigés vers une cravate pelvienne.
Carrés ou cravates imbriqués (bandage de Sultet), fig. 17.
Explication superflue.
Lien scapulo-tibial ou écharpe tibiale, fig. 28.
Base vers le cou-de-pied et au-devant du tibia ; sommet coiffant le genou; chefs nouës ensemble et soutenus par ane cravate cn bandoulière,
Suture sèche d’une plaie transversale, fig. 10.
Deux larges bandes d'emplâtre agglutinatif, appliquées circulairement à deux lignes de ‘distance des deux bords de la plaie; fils passés d'une des bandelettes à l'autre, comme dans la suture entrecoupée. Il ne s'agira plus que de tirer sur les fils et de les nouer, en rapprochant les bords de La plaie, sauf à provoquer le plus grand rapprochement possible des points d'insertion des muscles intéressés, soil extenseurs , soit fléchisseurs ; et de mainteni? ce rapprochement, au moyen de la position et de liens convenables: Ce même système est applicable aux fractures transversales de la rotule.
Lie isa aies longitudi , fige 10:
Lien unissant des plaies longitudinales, fig. 10
Cravates circulaires; milicu placé au côté diamétralement opposé à la plaie; une des extrémités est perforée pour donner passage à l’autre, et faciliter la réunion des
lèvres, par l’entre-croisement de ces chefs, et par une traclion modérée sur l’un et l'autre.
Cravates carpo-olecraniennes, fig. 18.
Milieu à la face palmaire du carpe; chefs croisés etnonés lâchement sur la région dorsale de ce dernier, puis dirigés derrière le cubitus et fixés à un lien circulaire susolécranien,
Lien circulaire pique, fig. 29.
a Rubans transversaux destinés à former autant de boucles à part qu'il ÿ aura, à l’autre extrémité du lien, de doubles petits rubans b.
Lien pique du thorax avec la cravate cervico-thoracique, fig. 10 bis.
Corps compressif des mamelles, fig. 30.
Plaque de fer-blane, en rapport avec l'étendue de la tumeur; qualre incisions surmontées de deux filsde fer qui se croisent à angles droits, à une distance plus ou moins considérable de la plaque.
Liens compressifs, fig. 31.
Le circulaire échancré sous la mamelle saine recouvré
la plaque à laquelleil est fixé ; les deux bretelles, attachées derrière le dos au lien circulaire , dans le genre de celles des figures 24 et 25, viennent se crocher aux baguettes de fer.
N. B.Ce moyen de compression peut également s’adapter à toute tumeur, dans d’autres régions, lorsque ce mode de destruction sera jugé convenable.
Chassis ordinaire, en fil de fer, pour les cataplasmes , fig. 32.
Explication inutile.
Autre chässis pour un sein volumineux , fig. 35. Les fils métalliques sont, ici, soulevés et convexes.
Carcasse en fil de fer ou d’acier, pour un brayer
quelconque, fig. 84.
Lorsque cette figure est tracée avec le fil métallique, et qu'elle a les dimensions convenables, on la courbe et fa plie en sens divers, pour lui donner la forme nécessaire et la récouvrir.
Cadre clinique, fig. 55.
Une vis ou unetraverse placées au-dessus du lit, la chèvre qu'on voit à cette figure, et le balancier qui sy trouve, tels sont les points d'appui dont on peut faire usage. pour soulever le cadre, auquel tiennent les quatre bouts de corde qui se terminent en une seule anse. Il pourra suffire de deux de ces cordes, placées au centre de gravité du cadre, pour avoir un mouvement de bascule ou une inclinaison plus facile du cadre.
Instrument pour la cautérisation avec l’eau bouillante, en usage à l’hospice de Lausanne, fig. 36.
Les diamètres divers de ces quatre espèces de marteaux permettent des brûlures variées. La chaleur se maintient mieux, d'ailleurs, avec cette agglomération de corps métalliques volumineux.
Cautère grillé, fig. 36.
On obtient, par ce moyen, une caulérisation légère , mais plus étendue, et on peut la réitérer plus souvent; par exemple, dans certains cas decholéra.
Cautère transcurrent, fig. 37.
Ce double cautère est commode pour faire deux raies à la fois, qui, en même lemps, seront exactement parallèles. Nous nous en servons après l'avoir chauffé à l’eau bouil- Jante ou au charbon, ÿ
Constricteur, fig. 38.
Il est évident que la gaîne formée avec des boulettes, ou avec le métal seul, scraît suffisante pour servir de conducteur au filet de point d'appui au lourniquet; mais leur réunion peut offrir des avantages, Le tourniquet est, ici, à crémaillere,
EXPLICATION Tourniquet à vis de pression, fig. 39.
Ilest plus commode que le précédent, poar empêcher le retour intempestif du cylindre.
Aiguilles à ligature , fig. 40 et 41.
Passage d’une aiguille pour un seul constricteur, fig. 40.
Passage d’une aiguille pour trois constricteurs , fig. 41.
Le premier passage, dans celte dernière figure, a eu lieu an tiers supérieur de Ja tameur, d'avant en arrière, et a donné le fil fg, pour le constricteur chargé d’étrangler ce ticrs-là. Le sccond'passage s’est fait d’arrière en avant, entre le tiers moyen et le tiers inférieur, ct a donné les deux anses @ c ete pour les constricteurs destinés à agir contre ces deux autres tiers de la tumeur. Le tourniquet du constricleur supérieur sera appuyé vers £ et attirera le lien de bas en haut; le tourniquet inférieur agira en h et entraînera le fil de haut en bas; et le constricteur moyen sera placé en £ pour serrer le cordon d’arrière en avant.
Effet une crigne pour diriger le fil vers l’hémisphère interne d'une tumeur, fig. 42.
Une double érigne, appliquée à une surface plane, pro-duirail le même effet que sur cette tumeur.
Effet de deux épingles, introduites derrière une surface, pour forcer le fil d'agir derrière celte région ainsi circonscrile, fig. 43.
Effet de trois conducteurs pour porter l’anse d’un lien, directemént autour d’un polype utérin, fig. 44.
a est l'extrémité d’un conducteur chargé d'élever iramédiatement la partie moyenne de l’anse, vers un point quelconque du pédicule polypeux.
b b sont les deux autres conducteurs à leurs places respectives , et qni maintiendront les deux chefs de la ligature, à ce même degré d’élévation, pendant que des tracüons, sur le fil, feront remonter les parties c d de celui-ci, au niveau de a b b.
Effet de deux conducteurs, dans le mème but, fig. 45.
Même explication que ci-dessus.
Compas à trois branches , fig. 46.
Carcasse d’un pessaire simple, fig. 47.
On peut la laisser ronde, ou la rendre ovale, d’un coup de pouce.
Cette même carcasse garnie, fig. 48.
On commence par serrer fortement le coton sur le métal, puis on garnit ce coton de taffetas ciré immédiate-
DES FIGURES
ment, ou après l'avoir plongé dans de la cire fondue, pour le préserver de l'humidité, et lui donner plus de consistance.
Carcasse d’un pessaire en ombelle et à üge, fig. 49.
Celte carcasse recouverte dans le genre de la précédente, fig. 50.
Fil de fer pour un pessaire en raquette et à tige, fig. 51.
Pessaire en raquette garni, fig. 52.
Fil métallique pour un pessaire en boule , fig. 53. Explication de la figure 54.
J'avais oublié de mentionner, au sujet de la suture sèche des plaics transversales et des fractures en transvers de la rotule, qu’au lieu de la faire simplement entrecoupée, ainsi qu’elle est indiquée, 2! vaut mieux la pratiquer telle que je l'ai proposée, pour la cure radicale des hernicz dans ma brochure concernant cette dernière opéralion. C’est un procédé loat particulier que j'ai exécuté plusieurs fois, avec un succès marqué, pour contenir mieux, Îles parties qu'il s'agit de maintenir rapprochées. C'est, tout uaiment , le mode suivi par les matelassiers et les carrossiers, lorsqu'ils piquent les matelas ct les coussins ; il mérite d'êlre introduit dans la chirurgie opératoire,
Pour l'exéculioz, on passe un fil double, auquel on fixe un peu d'éponge, de coton, de charpie ou de linge, lesquels font ici l'office du nœud. On serre ensuite celui-ci, en trant sur les deux bouts de fil qui sont du côté opposé, et entre lesquels on place également un des objets que je viens d'indiquer ; on noue les fils. comme dans la suture enchevillée.
Ce procédé, nouveau en chirurgie, participe, en quelque sorte, de la suture entrecoupée et de l'enchevillée ; il a tous les avantages de ces deux derniers moyens deréa nion, sans en avoir les inconvénients, et est recommandable, surtout, par le volume et la souplesse de ses nœuds, lorsqu'il convient de fixer solidement les parties qu'on tient à maintenir rapprochées. — On pourra donc y avoir recours pour réunir certains becs de lièvre; pour favoriser l’adhérence des déchirures du périnée, après qu'on en aura rafraichi les bords: et pour tous les cas où fil sera question de quelques efforts constants, pour maintenir en rapport des lambeaux éloignés ou disposés à céder et à s’écarter.
La manière d'agir de ce point des matelassiers peut, d’ailleurs, n'être que préliminaire ou accessoire, et n'exclut nullement l'emploi des autres moyens connus et propres à affronter, plas exactement encore, les lèvres des solutions de continuité dont il s’agit, Il remplacera , dans ce cas-là, les autres agents qu'on emploie pour bien fixer ces lèvres, lorsqu'elles ont été mises en rapport, ct pour assurer mieux leur contact et leur adhérence mutuelle.
Planchette\à fracture, fig. 55.
Simple bout de planche, en rapport de dimensions avec celles du membre qui doit être placé dessus.
Jambe cassée, ajustèe sur cette planche, fig. 6.
On voit que cette planche est recouverte d'un coussin, qu’elle est percée de quatre trous pour le passage des cordes, et qu’elle présente deux vis ou pitons pour la fixation des deux cravates.
Gouttière simple en fil de fer, fig. 57.
Elle produit le même effet que la planchette £g. 55 ; maiselle n’a pas besoin de trous et de vis comme celle-ci; les tringles métalliques. en tiennent toujours lieu. — Le fond est moins dur que celui en bois de la petite planche, et il peut d’ailleurs être rendu concaye, pour se mouler à la forme du membre qui doit y reposer.
Cette gouitière doit être envisagée comme le type de roures celles dont il sera question dans cet ouvrage.’
Gouttière avec: le. montant pour un. sous-pied,
fig. 58.
Ce montant, qu'on péut sans doute établir sur la planchelte, ainsi qu’il est indiqué à la fo. 50, est bien autrement commode et facile à faire en fil métallique, comme en fait foi le plus léger coup d’œil.
. . ., CA Maintien du membre en position, sur une gouttiere
tibiale, fig. Go.
On a déjà vu cette position de la manière la plus simple, à la fig. 56. Maïs il y a'de plus, ici, le pansement d’une fracture du péroné. On voit, en effet, qu'il y a traction, oblique et en dedans, des cravates supérieure et inférieure, et traction directe eten dehors, par le lieu intermédiaire, qui est placé au-dessus de la malléole interne. Ce dernier est le véritable agent ou moteur de l'extension; les deux autres ne sont là que pour établir an point d'appui, par la résistance qu'ils sont chargés d'opérer, l’un sur le pied, au moyen du montant perpendiculaire, et qui peut, en même temps, cmpêcher le raccourcissement du membre ou lallonger: l’autre au-dessous du genou, pour aider à redresser la partie censée arquée de cette jambe.
Modes de suspension au lit, fig. 61.
Une potence établie au lit est le moyen le plus com-
mode; mais un bâton en travers de ce. lit, un clou'ou: une vis au plafond peuvent suffire, — La corde verticale y sera fixée solidement, — On établit à cette corde une: boucle, en la nouant après l’avoir doublée. Cette: boucle
servira.comme une poulie.;.car, après avoir passé, d'abord, le, bout.de cette corde sous les auses. des cordes qui tiennent. à la; goultière , et en l’enfilant ensuite dans cette même houcle, on,obtiendra, exactement l'effet de la: pou: lie, pour hausser ou baisser là, gouttière, à volonté:
Modes de suspension hors du lit, fig. Ge et 63.
La chèvre peut. servir. aussi à éleyer. le cadre clinique;
a esl une marlingale. La potence de la Gg. 65 peut être en ler. |
Mode de suspension avec une seule anse, fig. 61.
Ce mode, qui est celui du panier, permet le mouvement de bascule, quand l'anse est établie vers le centre de gravité, et peut être utile, lorsqu'il s'agit des extrémités supérieures. On peut limiter ce balancement par une martingale. — Il est limité, de fait, en plaçant cette anse à l'extrémité de l'appareil, comme ict et à la fig. 65.
Pansement d’une fracture du perone, fig. 60.
Traction, oblique ct en dedans, des cravates supérieure et'inférieure ; -— traction directe, en dehors du lien intermédiaire, placé au-dessus de la malléole interne.
Gouttiere. fémorale, fig. 64.
Elle s'étend de l’ischion a la région poplitée. Elle est fixée au bassin par le lien piqué, lombo-crural., — Le milieu de celui-ci est placé au bas du dos, et ses deux extrémilés sont ramenées autour du bassin , pour se croiser vers l’aine du côté de la fracture, et se fixer de chaque côté, à La partie supérieure de la gouttière. La suspension a lieu au moyen d'une seule anse de corde.
Gouttiere femoro-tibiale simple, fig. 65.
Elle s'étend de l'ischion au-delà du pied. — Elle est fixée au bassin comme la précédente, et au pied comme celui-ci l’est à la gouttière tibiale : une seule anse suffit pour la suspendre,
Gouttiere fémoro-tibiale articulée, fig. 66 et 67.
Elle s'étend: et est fixée comme la précédente, mais elle est mobile sous le jarret, au moyen d’une charnière, ce qui permet de procurer aumembre l'avantage de la double flexion { du double plan incliné). Suspension comme avec la gouttière tibiale.
M. le docteur Pellis, médecin de nos aliénés, qui fait un usage constant de mes moyens, ne semble attacher aucune imporlance à cette charnière sous le jarret, etson appareil est immobile dans celte partie. Gela peut être avantageux dans quelques circonstances; et si on les reconnaît,rien n'est plus facile que d'obtenir cette immobililé, Mais, dans la majeure partie de ces cas, les malades sont heureux qu'ou puisse changer un peu leur position, soit en fléchissant, soit en étendant davantage le membre. IL en esl même où il convient de forcer davantage la position respective de la jambe et dela cuisse, ce qu'on ne peut réaliser que par une charnière sous-poplitée.
Gouttière bifémoro-tibiale articulée, pour les deux meinbres: inferieurs, fig. 68.
Même arrangement que sur la précédente: la largeur est seulement plus considérable, afin de recevoir les deux extrémités réunies. — Le lien piqné, partant des dernières vertèbres lombaires, entoure le corps et se croise sur les pubis, pour,se rendre, de: chaque côté, aw haut de la goutlière.,
Appareil pour les fractures transversales de la
rotule, fig. Go.
Gouttière fémoro-ibiale articulée, — Cravates croïsées en sens contreires, au-dessus «et au-dessous de la rotule, et fixées aux bords de la gouttière. Suspension par une seule anse inférieure, afin d'élever le pied et de fléchir la cuisse sur le bassin. Rien n’est plus facile que d'ajouter encore ma sulure sèche des plaies transversales. Je ‘dois rappeler que la goutlière est articulée sous le jarret, afin qu'on puisse, au besoin, mouvoir, prudemment et graduellement, l'arliculation du genou, tout en assujettissant , mieux encoreet avec les mains, les deux portions de l'os si bien mises en contact.
Je ne dois pas laisser échapper cette dernière occasion de faire observer, que l'extension de la jambe et de la caisse est poussée, ici, aussi loin que possible, sans aucun des moyens d'exrexs1ox et de conrrs-exrension des auteurs, tandis qu’à la figare 68 ily a double flexion de la cuisse et de la jambe, avec accompagnement obligé d'extension ct de contre-extension, tel, du moins, que l’entendent l'École et ses professeurs, ‘et:que cette extension pourra être portée à lextréme par l'accroissement scul.....! de la Lo pa Je prie qu'on se tire de là, et qu'on veuille bien me dire, comment tout ceci peut s'expliquer et se définir, sans les mots rracrion et résistance ? Faudrait-il, par hasard, adopter ceux de traction et de... contre-traction ?
Goutticères hyÿponarthéciques pour le membre supérieur, fig. 70.
La seule remarque à faire, c’est que l’avant-bras, quand
il est placé sur cet appareil, peut être suspendu, indifféremment, au lil même ou à une cravate cervicale.
Appareil hyponarthecique, en bois, pour toutes les fractures, fig. 71.
Les deux plancheltes, fémorale et tibiale, sont très courtes, maïs elles peuvent s’allonger en glissant dans une coulisse, Le montant inférieur est à charnière; des boucles latérales et deux mortaises, à l’extrémité supérieure de cette machine, permettent tous les points d'appui nécessaires aux divers liens. Mais, quelque commode que soit cet instrument; puisquil peut s'adapter presque à tous les cas de fractures, il pâlit, cependant, devant les gouttières en fil.de fer,.qui sont plus facilement et plus rapidement construites ; beaucoup moins coûleuses, plus légères, plus faciles à manier; qui blessentmoins avec les mêmes moyens protecleurs, et qui s’adaplent mieux à la forme des membres, que tout ce qu'on peut élablir en bois ou autrement,
Appareil de Sauter, et son mode de suspension , pour les fractures de la cuisse, fig. 72.
Mode de terminaison de sa planchette fémorale, fig. 73.
Mode de terminaison de sa machine pour. les frac: em 2e tures du col du fémur, fgaghet stact
Double équerre pour constater la lon sueur des membres abdominaux , fig. 55.
En rapprochant les deux équerres, on oblient un parallélogramme , dont la longueur et la largeur’ poutront varier , à volonté, en approchant ou en éloïgnant les quatre branches de ces équerres.
Ces deux equerres en action, fig. 56.
On voit bien une différence notable de longueur dans les deux membres, maïs on s'aperçoit qu'elle n’est qu'apparente, puisque la traverse supérieure, qui passe directement sur l’épine üliaque gauche a, laisse la même épine b, du côté droit, de deux pouces en dessous ; et que ces deux poaces manquent au pied gauche, pour être au niveau de l’aatre. Si la différence dépcudait d'une laxation, en haut du fémur, la lraverse supéricure passerait sur chacuue des épines de lilium, mais l'inférieure ne toucheraïit qu'un des pieds, et l’autre s'en trouveraït éloignée de’toute la longueur du trajet qu'aurait parcouru la tête fé: morale, au-dessus de la cavité cotyloide. J'ai contume de marquer, avec de l'encre, l'endroit qu'occape l'extrémité de chaque épine illaque , afin de faciliter la pose des équerres, et d'en apercevoir, de suite, l'effet. Les deux branches transversales croisent, ordinairement, les longitudinales. C’est indifférent, va qu'il suffit que Les dernières soient à égale distance l’une de l’autre vers le bassin et aux picds. Gette double équerre peut servir, également, pour apprécier certaines différences, dans les côtés, fors d'ane gibbosité latérale.
Type des chassis en fil de fer, pour les fractures, fig 1,79.
J'ai fait représenter tons ces châssis sous une forme plate, et comme ïls sont, assez généralement, au moment où l'on vient de les construire. Il est facile, ensuite, de les plier et courber, comme on le jugera nécessaire. pour les adapter à la forme des membres et au but qu’on se propose. Nous avons coutume de les faire brünir, afin qu'ils ne se rouillent pas, et qu'ils tachent moins le linge, Cette espèce de vernis donne, d'ailleurs, un certain aîr comme il faut, à ces goutlières , lequel contribuera , säns aucun doute, à leur concilier la faveur de plus d’un confrère.
Chassis pour les fractures du tibia près du genou, fig. 78.
On voitici que, des deux échancrures semi-lanaires , l'une servira à protéger le cou-de-pied , touten appuyant les deux régions, en-dessous des malléoles ; et que l’autre laissera la rotule en liberté, sans cesser d'aller prendre un point d'appui sur le tiers inférieur du fémur.
Châssis pour les fractures de l’humerus, fig. 79 (1).
(1) On ira s'imaginer, peut-être, que ces châssis ne sont bons, tout aa plus, que pour un hôpital, ou pour des rustres et des evppanlsset que-je, m'en abstiens dans la pratique-partieutière:-H n’en est rien ; car je viens, au contraire, d'en faire la jilus lieu
8 EXPLICATION
Spécimen d’un appareil pour une fracture d’avantbras , avant l'application des liens constrictifs,
fig. 80.
S’il peut être ulile ou nécessaire d'obtenir la flexion du poignet sur la région cubitale, dans certaines fractures de l'extrémité in‘érieure du radius, on conçoit avec quelle facilité celte indication sera remplie, au moyen d'une simple allonge qui partira du bont da châssis, ou en supprimant l'échancrure semi-lunaire de ce dernier.
Spécimen d'une gouttière appliquée à lajambe, pour » . 4° ,6 une fracture dans son tiers superieur, et as ant la nT. 5 e +7" EX | { LA pose des triangles constrictifs, fig. 81. { Voyez pour l’explication celle de la fig. 78.)
Gouttière pour la progression, sur un membre artificiel, lors d’une jambe cassee, fig. 82.
Ce même appareil peut servir encore, dans le cas d’enlorse ou de mal grave de F'arliculation du pied; et il m'a été fort utile, par exemple, dans celui de l’observation suivanlie :
Oss. M. Paschoud, receveur à Echallens, souffrait, depuis une année, des suites d'une luxation du pied, avec une large plaie qui pénétrait dans l'articulation. L'âge et Ja vigueur du sujet, le bienfait de l'appareil byponarthécique et les soins d'un ami, le docteur Gotlofrey. purent seuls le soutenir. On avait souvent prononcé le mot d’amputation; mais M, Paschoud avait une ankylose complète du genou de l’autre membre, et n'élait pas encore arrivé au point où toute autre chance de guérison dût s'évanouir. Je fus appelé au bout de l'année, et lorsqu'une fièvre continue et d’autres symptômes commandaient de prendre un parti. J'entrevis une heureuse ct prompte issue du mal, par l'extraction de l’astragale, qui était complétement nécrosé, mais enchâssé tout entier entre les os qui l'entourent. L'opération fut plus facile et beaucoup plus leste que nous n'osions l'espérer; car, après une incision préalable, un ciseau, que je poussai fortement dans l'articulation, agit comme un levier ct m'amena l'os, à peu près comme le poussoir luxe un chicot, et permet de le pincer ensuite. Mais une hémorrhagic épouvantable, une année de souffrances , de suppuration abondante, de repos absolu au fond d’un lit, joints à la perspective que l’ampulation seule pourrait mettre un terme à sa cruelle position : toules ces circonstances avaient miné la santé du receveur, et exigeaient que je pusse incessamment le faire marcher. O», l'instrument ici figuré réussit à merveille et contribua puis-
reuse application, à une fracture très grave de l’humérus d'un de mes amis, M. Foltz, de Morges, chef de notre artillerie. Cette fracture était très oblique, et s’élendait jusque dans l’articulation huméro-cubilale. Une énorme contusion et des douleurs atroces l'accompagnaient , de sorte que l'on devait craindre l'ankylose. La gouttière, en fil de fer, fut placée sur du coton, et, grâce aux soins de M. le docteur Muret, gendre du colonel, la guérison fui aussi facile que prempic ct cxémpte dé luule espèce de suites. |
DES FIGURES
samment à remonter le moral et Je physique de M. Paschoud , et à favoriser une guérison qui, dès lors, ne s'est pas fait trop altendre.
Malgré un genou ankylosé, il marcha d'abord avec deux béquilles, puis avec une, et enfin avec un bâton. Il pouvait bien aussi, sur la fin, se passer de ce dernier. Mais la jambe était, da moins, constamment dans une position horizontale et comme on eût placé l'avant-bras, si le même mal eût affecté l’une des articulations radiocarpiènnes,.
Dois-je citer ici une bonne naïvelé d'un des docteurs qui donnèrent des soins à M° Paschoud? Il s’était constlammenut prononcé pour lamputalion, ne croyant pas la guérison possible sans la résection du membre ; et il déclara formellement, en apprevant l'heureuse terminaison du cas : «qu'un semblable succès élait très fa- » cheux, parce que l'exemple pourra être entrainant et » qu'il entraînera, infaïlliblement, la perte de tous ceux » qui auront des blessures aussi graves. »
mmitation en bacuettes de bois, d’un chässis en fil Imitat baguettes de bois, d’un ch l
de fer, fig. 66.
Get été, à l'une des séances de la Sociélé heivétique des sciences naturelles, j'ai fait voir, à Neuchâtel, un certain nombre de mes appareils en fil de fer. Savez-vous l'objection principale qu'on fit à mon système? Eh, Monsieur ! mais si nous n'avions point de fil de fer? Confondu, cela va sans dire, par celle docte ingénuité d'un confrère si
timoré et si éminemment conservateur, je n’eus rien de
micux à faire que d’aviser à calmer son inquiélude , en cherchant à remplacer le métal en fil, par quelque moyen contentif analogue. Ce ne fut pas très difficile, et la férule des Latins se présenta tout aussitôt à mon esprit. Anssi, et dès mon retour à Lausanne, je fis construire le petit appareil figuré ici, que j'appliquai, sur-le-champ, à une fracture d’avant-bras, sur un épais coton, et que je maïntins avec un triangle. Le résultat fut ce qu'il devait être avec d'aussi bons moyens; et il resta évident, pour moi et pour les jeunes praticiens qui suivaienl ce traitement, que nous ne balancerions pas un instant d'adopter ce genre d’attelles, si nous nous trouvions dans les quatre situations suivantes :
1° Si nous n’entrevoyions de salut, pour notre malade, que dans un châssis ; 2° Si le fer venait, par malheur, à manquer dans la na- Ai turcs 3° Si le fil métallique disparaissait toul-à-coup du commerce ; 4e Et, enfin, sinous étions trop effaré à l’idée seule des maux qui pourraient résulter, pour un fracturé , de recourir, momentanément et faute de mieux , aux atielles ordinaires des chirurgiens. .
* On voit, du resle, que cet instrument est composé d'un certain nombre de verges , ou de petits bâlons, (la baleine serait préférable) qui sont échancrés et attachés à leurs deux bouts, au moyen d’une ficelle, et dont la différence de lo:gatur produit l'effet de l'échancrure semilunaire de mes châssis. On voit, d'ailleurs encore, que
ces petits cylindres en bois, pourraient très bien être aussi des baguettes en fil de fer, unies exactement comme mes verges, mais au moyen d'un petit fil métallique.
Plus tard , en août dernier, je lisais, dans le Journal des Débats, qu’au rapport de M. Liquerré, les médicastres indiens traitent les fractures d’une manière fort grossière, et, sans aucun doute, très dégoûlante; mais leur procédé est au moins plus rationnel que celui de nous autres Européens qui nous croyons si habiles. Ils couvrent le membre d'une épaisse couche de bouse de vache, qu'ils enveloppent d'unc bande de mousseline , et puis ils étendent, tout aulour, des bouts de bambou qu'ils fixent à leur manière (avec de la ficelle, je crois). Il est probable qu'ils ne retouchent plus à cet appareil, ét qu'ils font, comme M. Jourdain, de la pro... de l'inamowvibilité sans le savoir.
Transformez celte bouse en coton cardé, et les petites pièces de bambou en fil de fer, et vous aurez, en quelque sorte, ce que je propose. Ge bambou n'est-il pas, d’ailleurs, la ferula parfaite des Latins, pas tirer parli, dans l’occasion, du procédé indien P
Qu'une fracture ait lieu sur une montagne, par exemple, ou dans un de ces hameaux et de ces villages où l'on mauque de tout : quel est le chirurgien et l'homme intelligent qui répugneront d’adapter, provisoirement, Ja bouse de vache et le bambou ou les férutles indigènes, qu'on trouve partout chez nous? Je leur aurai, du moins, cuvert la carrière, avec mes bonts de petites branches, attachés ensemble ; et la chirurgie sera redevable, peutêlre , d’un petit progrès et d’un nouveau moyen techni-
etne pourrion s-nQqus
que, aux étranges scrupules et à la naïve sollicitude de M0. | | Son objection m'en rappelle une autre, assez semblable, qu'on me fit, à Paris, lorsque j'exposai, pour la première fois, mes principes sur l'hyponarthécie et la suspension : « Votre appareil est inadmissible, car il est évidemment - dangereux!» me dit un jeane docteur. — En quoi, Monsieur, s'il vous plaît? — « C’est que la corde pourrait se rompre! »— Et le malade étre placé sur une planche pourrie! ajoulai-je, pour renforcer encore l'argument de M. L. — Une doctrine qui vient de naîlre, est bien près de grandir et de triompher, quand ses délracteurs sont réduits à la combattre avec de parcilles armes, et qu’on peut la défendre avec celles de la plaisanterie, et en mettant les rieurs du bon côté.
Méine appareil que celui fig. 85, mais en fil de
fer, fig. 84.
Les petits cylindres en.bois de la figure précédente, ct ceux en fer de celle-ci, me fourni'ont une bonne occasion de ramener le lecteur, encore une fois, sur le point fondamental de ma doctine, au sujet des attelles. est que celles qui sont larges, plates et inflexibles, comme on les emploie aujourd'hui, pèchent contre les premiers rudiments de la mécanique; qu'elles ne peuvent presser que dans le sens d’une ligne droite, sur des corps cylindriques, tels que sont nôs membres et nos os ; et que plus les éclisses ordinaires seront larges, moins elles seront convena-
bles, puisque cette même largeur empêchera de multiplier ces lignes, et, par conséquent, d'étayer convenablement l'objet. Ainsi, lorsque vous appliquez trois larges attelles aulour d'une cuisse cassée, vous n’oblenez, bien décidément, qu'une pression par trois seules lignes droites, et dont la largeur n’est nullemeñt proportiunnée avec celle de vos altelles. Heureusement que ces trois lignes étroites suffisent, le plus souvent; mais si quatre et plus de ces mêmes lignes étaient nécessaires, pour appuyer suflisamment votre cylindre fracturé, vous seriez dans l'embarras, et obligés de recourir à autant de planchettes que vous auriez besoin de résistances linéaires.
Je crois, en cffet, que vous feriez très bien de mulliplier les lignes et vos éclisses; car il est évident que plus il y en aura (en supposant qu'elles soient d'une consistance convenable), et plus aussi vous aurez de certitude d’avoir solidement soutenu la colonne cylindroïde en question. Mais, en même temps, et en pressant l'argumentation , nous arriverons tout droit à des proposilions dont l’évidence est démontrée par les mathématiciens, el qui r'essortent de mes doctrines :
git
« Un corps rond (toutes choses égales d'ailleurs) 4 D te)
»sous an moindre volume. »
« Si ce corps peut êlre arrangé de manière à offrir une » surface cintrée, il sera seul rationnel, lorsqu'il s'agira » d'entourer bien un objet de forme cylindrique. »
« Les surfaces concaves peuvent seules s'appliquer » exactement sur des surfaces convexes. »
Îl serait par trop plaisant, qu'au milicu du dix-neuvième siècle, ct pour résoudre une question de pratique journalière, tous les docteurs fussent dans le cas, sur la proposition d’un chirurgien suisse, de s'en rapporter, non pas à un Arago, car il hausserait les épaules-en souriant, mais au dernier des élèves de l'école des régents de notre petit canton de Vaud!
Apercu des arcs rachidiens et costaux, dans les gibbosites latérales, fig. 85.
La ligne a b , tirée du trou occipital au commencement du raphé, et représentée par un fil tendu de l’une à l’autre de ces régions, indique la direction que doit avoir l’épine dorsale. En cherchant. avec le doigt, à suivre cette dernière, on sent qu'elle commence à dévier en c, et qu’elle se porte, graduellement, et brusquement parfois, à droite et jusque sous l’omoplate. Arrivé en f, le doigt explorateur découvre que la. colonne épinière tend à se rapprocher, insensiblement , de Ja ligne médiane, et qu'en descendant elle croise celle-ci en d, pour faire saillie au-delà ct en k, d’où elle vient rejoindre la susdite ligne, à une distance plus ou moïns élevée au-dessus du raphé. La ligne courbe c f d constitue douce l'arc rachidien, anormal et supérieur , et celle d h b l'are inférieur. La ligne cd est Ja corde du premier de ces ares, et db celle du second. La ligne transversale e f établit la longueur de la flèche de l'arc supérieur, et la plus grande distance ou saillie des vertèbres dorsales, relalivement à la ligne médiane ; comme la ligne g h indique cette même dévialion de la part des vertèbres lombaires.
et
La convexité à droite, comparée à la concavité de gauche, donne la mesuré du mal apparent, et que l’on peut apprécier, rigoureusement, au moyen d'un compas d'épaisseur. Pour cet effet, une des branches de celui-ci sera placée sur un point de la ligne a’ b, siége fictif du rachis, en e, par exemple, et, de ce point, l’autre branche se déploiera successivement, de chaque côté, puis sous les aisselles ; et ce mesurage indiquera une différence notable, et qu'on notera, entre l'un et l’autre côtés.
Ce même compas sera encore appliqué en m, par lune de ses extrémités, et antérieurement vers un point du thorax, diamélralement opposé, par l’autre extrémilé. Puis la même opéralion sera répélée en n, pour le côté gauche. Une mensuralion analogue peut avoir lieu sur d’autres parties du rachis; par exemple, sur l’un’et l’autre côtés, de l’aisselle à la crête iliaque correspondante; du bout de la flèche /, à l'angle inférieur de deux omoplates; et de la ligne médiane a b, à cette même extrémité de chaque scapulum. Maintenant, on conçoit très bien, j'espère, Ja facilité, l'utilité et la nécessité de toutes ces mesures: le besoin d'en prendre une note exacte, et celui d'y recourir, de temps en temps, afin de constater, comparativement, l’état actuel des parties. Or, si l’on n’a rien obtenu d’avantageux, il est clair que les mesures seront les mêmes ; mais que la plus légère amélioration pourra, au contraire, êlre facilement constatée. Elle se dessinera, surtout, par la dimination successive de la longceur des cordes des deux arcs, et de la flèche ; et par des dispositions, de moins en moins prononcées, entre toutes les autres régions où l’on aura fait usage du fil et du compas.
Toutes ces données, au demeurant, et j'en couviendrai sans peine, sont Join d’avoir un de ces vernis scientifiques à la mode; et je suis même forcé d’avouer qu’à côlé du brillant rapport que M. Double vient de faire, sur le même sujct, à l’Académie, elles devront paraîlre pâles, vulgaires et triviales, aux yeux des savants. Muis elles n’en sont pas moins éminemment praliques, d'une application rigoureuse, facile, utile et nécessaire, et qui leur assure, comme telles, un avenir de popularité, dont je suis jaloux de leur frayer la route. C'est une légère compensation qui pourra, peutêtre, les absoudre et leur faire trouver grâce aax yeux des hommes de l’art (1). \ qu
(1) Si nous nous arrêtons un instant encore en face de cette figure, il nous sera facile de signalér les trois éléments dont l'ensemble constitue toute gibbosité latérale. Je dis l’ensemble, parce qu’il est impossible de se figurer une déviation quelconque du rachis, d'un côté ou de l’autre, sans qu’il se manifeste à l'instant même une anomalie dans les courbures des côtes. Celles du côté de la déviation rachidienne seront soulevées et décriront des segments d’un cercle plus petits, tandis que leurs congénères s’allongeront, s’aplatiront, et feront partied'un cercle d'une plus grande dimension.
Si ces désordres simultanés de la charpente ossease ont duré pendant quelque temps, ce qui est assez ordinaire, on comprendra, de reste, qu'ils auront acquis, dans chacun de deurs trois éléments, assez de vie, de résistance, je veux dire de fiæité, pour avoir, en quelquessorte, une existence indépendante l’une des autres, Or, pour les faire disparaître, il ne s’agira plus alors de ne diriger tous ses efforts que sur l'un des éléments seule-
Eh! n'arrive-til pas trop souvent qu'on perde de vue celle heureuse application, pour courir après de scintillantes inutilités et du clinquaut, el pour s'en laisser éblouir?
Béquilles axillo-pelviennes, pour servir d'attelle et de point d'appui, et pour la protection du côte concave , fig. 86.
L'une a une seule tige qui peut être ronde ou plate, et l’autre a plusieurs de ces tiges en fil de fer. Ces montants peuvent être élastiques ou non.
ment, mais sur tous les trois à la fois. Je dirai plus, c’est qu'il serait assez difficile de corriger l'un, si les autres restaient absolument stationnaires, ou réfractaires. Cherchez, dens cette figure, par exemple, à étendre l'épine; sans comprimer les côtes du côté droit, et sans favoriser, en même temps, la courbure, à nouveau, de celles du côté gauche, vous n’y parviendrez pas, ou bien vous ferez naîlre d’autres désordres. Cependant, comme il arrive assez souvent que la déviation de la colonne épinière est peu considérable, en comparaison des anomalies costales, on pourra bien parvenir, en dirigeant tous ses efforts sur le rechis, à lui donner enfia une bonne direction; mais celle-ci sera, pour ainsi dire, isolée et sans résultat marqué sur les affections des côtes; et il arrivera qu'on aura laissé intact, ce qui choque le plus dans ce genre de lésion , la bosse même, ou la disproporlion trop prononcée des côles droites, et qu'on sera forcé de s’appesantir, plus tard, sur cette région tuméfiée.
Il n’est guère plus raisonnable de vouloir changer les rapports vicieux de cette espèce de trinité pathologique, en agissant sur la colonne seule, que de chercher à obtenir le même effet, en ne s’évertuant que contre un des deux autres tiers du mal. Car on pourrait fort bien admettre, du moins par la pensée et le raisonnement, qu'un de ces derniers, le concave, par exemple, vint, tout-à-coup, à vouloir se soulever et reprendre sa forme et sa place primitives. Or, il ne le pourrait, évidemment, qu’en entraînant et remettant à leur place aussi le côté convexe et la colonne.
Si un semblable revirement, par l'effet seul de ce soulèvement supposé, est rigoureusement possible, il n’est, cela va sans dire, nullement probable; mais la supposition inverse n’en est plus une, étilest évident qu'on pourra obtenir la réalisation du probième, c’est-à-dire, le rétablissemént des trois incurvations pathologiques du tarse, à leur état normal, par la seule compression du côté"proéminert du dos,
Detout temps, en effet, on a eu de brillants succès, en dirigeant sa principale attention et ses moyens sur la bosse même, et en l'attaquant directement par derrière, soit avec des corsets. seit, surlout, avec la position en supination sur le dos, du corps tout entier, sur un lit dur et même sur une planche, l'un et l'autre représentés, assez souvent, par un simple plancher, Aussi ne serait-il pas difficile à prouver que les résultats obtenus, par l'intermédiaire des fameux lits mécaniques extensifs et contre-extensifs, toujours durs et résistants, et dont on vante si fort l'efficacité, pour je ne saïs quelles tractions parallèles ; que ces résultats sont dus, uniquement, au refoulement des côtes trop arquées, ct qui font saillie sur l'une des régions du dos. .
Des bosses qu’on tient ainsi appliquées, très sévèrement, presque sans désemparer ét pendant des années entières, ne sontelles pas, évidemment, sous le poids du corps, et sous l'influence d’une compression incessante, et, par cela même très énergique ? Aussi tous les moyens, quels qu’ils soient; qui agiront tout simplement dans ce sens, auront infailliblement d'heureux résultats, C’est, au fond, le sens le plus naturel, et celui qui se
tre
Tracé indicatif de quelques rdpports proportionnels, entre certaines parties d’une taille contrefaite, fig. 87.
a b, diamètre antéro-postérieur du côté convexe. a c, ce même diamètre du côté concave.
présente sous l’aspect le plus favorable, pour réaliser à lui seul les trois indications importantes dont il a été question si sou- . vent dans ce mémoire. En effet, “la compression du côté convexe amène l’affaissement des côtes; celles-ci, en se redressant, repoussent directement les vertèbres déviées; et si cette compression est sagement dirigée et accompagnée, surlout, d’une position telle, qu’elle doive incliner le corps sur le côté convexe, et en le pliant, en quelque sorte, sur ce côté-là ; il est évident que le centre des côtes concaves sera refoulé de dedans en dehors, et que celles-ci seront notablement écartées les unes des autres, vers ce même centre, Et n’est-ce pas là tout ee qu'on doit chercher à atteindre, par l’effet des moyens mécaniques ? Dirigez donc, le mieux possible , ces mêmes moyenë, et donnez-leur une impulsion plus judicieuse et qui soit en harmonie plus positive avec les exigences théoriques et pratiques, et vos soins seront couronnés d'heureux résultats.
Ce sujet est, du reste, si important, et la question qui est ici soulevée tellement décisive, que je ne crains point de m'y arrèter encore, et même de me répéter, en me servant d’autres expressions et de formules nouvelles. |
Essaÿez , par un moyen quelconque et long-temps continué, fûl-ce même avec notre simple compresseur du dos (fig. 98), de presser sur la bosse, directement d'arrière en avant, et vous aurez de nombreux succès. |
Ils seront plus marqués, si cette pression est, en même temps, dirigée obliquement de dehors en dedans, afin d'agir mieux sur le rachis lui-même,
La marche progressive sera plus rapide encore, si, par quelque arrangement, que je vous abandonne, vous parvenez à faire incliner et plier le torse, sur le côté convexe, afin de faire saillir le côté concave.
Vous aurez des résultats de plus en plus avantageux , si, conjointement à celte inclinaison, vous faites en sorte que l'épaule du côté concave soit sensiblement soulevée au-dessus du niveau de l’autre épaule, afin de faire saillir davantage encore ce malheureux petit côté.
Enfin, vous serez certains d’être sur la meilleure voie du traitement mécanique pur, si vous parverez à protéger suffisamment ce même côlé concave, pour qu’il puisse se relever de son état d’abaissement , sans qu’il rencontre la moindre opposition de la part des agents extérieurs. *
Maintesaut, que l'individu, ainsi pansé, soit couché sur de l’édredon ou sur une planche ; qu'il y soit placé sur le dos, ou qu'il prenne la position qu'il jugera convenable; qu'on le soumette, bravement, longuement et jour et nuit à l'eætension et à la contre-extension, sur un de ces lits mécaniques tant femeux et si compliqués; ou bien qu'on lui permette de marcher, courir, sauter, de s'exercer à différents jeux et en plein air, comme cela convient à tous les jeunes sujets : PEU IMPORTERA! car vous arriverez au but à peu près en même temps. Je crois même que ce but sera bien mieux atteint, en laissant aux enfants et aux adolescents la plus grande latitude de s'amuser, de jouer et de travailler, suivant leur âge, leur sexe et leur position sociale.
Il est bien entendu, toutefois, qu’on les mettra en garde contre de mauvaises contenances, contre des poses irréfléchies et des exercices ou des travaux peu convenables à leur situation;
a d, distance delaligne médiane au côté externe convexe. ae, celte même distance au côlé concave.
La distance de l'angle de l'omoplate concave, au bout de la flèche dorsale, peut également être indiquée. Elle est nulle assez souvent pour le côlé convexe, puisque
et qu'on leur recommandera expressément de s'appliquer, au contraire el de préférence, à prendre telle ou telle attitude, à se poser et s’exercer de telle et telle manière, le tout afin d'aider Paction des leviers extérieurs, par celle , si efficace et si nécessaire , de la mécanique vivante, Mais reprenons la suite de nos déductions. J
Si l’on ne peut pas me contester, dans les gibhosités latérales, l'existence simultanée des désordres, quelquefois très considérables, que lon observe dans trois régious différentes, et de trois manières diverses, à plus forte raison devra-t-on me concéder, qu'il laut, quant aux moyens curatifs, avoir égard à la triple cause de la difformité, Mais, au nom du ciel ! que peut-on espèrer, dans cé but, d'une extension parallèle, quelque vigoureuse qu'on veuille la supposer ? et n’est-ce pas pécher ouverte ment contre les premières règles de la mécanique, que de faire un usage aussi absurde des forces dont elle indique et dirige le judicieux emploi ?
Des côtes sont enfoncées et presque concaves d’un côté, et elles sont, au contraire, tellement courbéés du côté opposé, qu’elles se présentent parfois sous la forme aiguë ou presque tranchante ; et vous voudriez nous faire croire qu'il suffira de tractions sur une colonne malade, déformée elle-même, et composée d'une multitude de petites pièces flexibles; qu’il suffira, avec l'adjonction de pressions latérales quelconques d’un aussi faible moyen, pour remédier à tant de maux !
Mais vous refusez à la mécanique, peut-être, une part notable au redressement des appareils osseux dont il s'agit; et vous vous retranchez, sans doute, sur de plus nobles terrains ?
Eh bien! dites-nous donc quels torrents de lumières vous avez puisés dans vos minulieuses descriptions anatomiques, dans vos lois physiologiques si bien formulées, et dans les évolutions pathologiques que vous invoquez doctement à votre aide et secours.
Hélas ! tout cela, je le crains bien, w’aboutira qu'à une nouvelle confirmation de cette accablante et irrévocable sentence :
Sunt verba et voces, prætereaque....…. NIHIL.
On le voit donc et toujours plus clairement, la question du traitement des difformités latérales de la taille est tout autrement compliquée et complexe qu’on a bien voulu nous le faire accroire, dernièrement encore ,.en n’arrêtant nos regards que sur l'état de lépine vertébrale; et c'est fort mal à propos qu'on s’est résumé à ne les fixer que.sur la seule direction de la colonne, soit comme cause absolue de l'affection , soit, surtout, comme unique indication curative à remplir.
Tant qu'on n'embrassera pas, et mieux qu'on ne l'a fait, la triple cause des gibbosités, ou, pour mieux dire, la triple indication qu’elles présentent, on s’exposera à manquer le but, ou à tourmenter, gratuitement, les individus dont le torse sera dévié. VAT
Il n’était pas nécessaire, cependant, d'avoir à déployer de vastes talents, pour s'assurer de la nature de ce mal, et de ce qu'il fallait faire pour y remédier. Un peu de gros bon sens, en présence d’un simple squelette normal-et du squelette d'un: bossu , -devait, ce me semble, débrouiller de suite celte affaire, et décider une question, que la fine.anatomie ne par-
les vertèbres déviées se déjettent parfois jusque sous le scapulum. La distance de la ligne médiane à l’angle inférieur de l'omoplate est fréquemment si peu considérable, qu’on ne peut l’apprécier. Il est bon loutefois de
noter ces circonstances, Pour tirer le meilleur parti des mensurations, fig. 87
viendra pas mieux à résoudre, qu’elle n'a pu éclaircir le traitement des fractures, celui des affections de l'urètre et, en général, celui de toutes les lésions où les forces mécaniques sont appelées à jouer le principal rôle thérapeutique.
Le scalpel dirigé par la main la plus habile est à peu près de nul effet, lorsque le succès curatif dépend de la juste appréciation du mode d’agir des leviers, et des modifications qu’ils doivent subir, pour coincider avec le but qu'on se propose.
Aussi on a de la peine à comprendre comment'des hommes
aussi éclairés et si justement célèbres dans la spécialité qui nous occupe; comment MM. Guérin et Bouvier ont pu, pendant tout le cours de leurs longs et mémorables travaux, ne pas être frappés d'une vérité aussi palpable, et qui, comme on dit vulgairement, saute aux yeux de tous! Au licu de se perdre dans de profondes élaboralions et de savantes discussions, hé! que n'ont-ils plutôt, à l'exemple de Molière, consulté leurs servantes ? En les laissant jaser, elles leur auraient probablement tenu à peu prés ce langage: « Il va sans dire, nos bons maitres, »’que les côtes, de ce côté-là, sont beaucoup trop bombées et » courbées, et qu'il faut donc tächer de peser dessus pour les » faire rentrer; ah oui! mais celles de ce côté-ci sont, par contre , trop basses, trop plates et trop rapprochées les unes » des autres; il vous faut aviser, croyez-nous seulement, à les » relever beaucoup, et, comme qui dirait, à les courber davan- » tage, afin qu’elles soient égales aux autres; et puis, ensuile, » vous les écarterez ; Car, YOyez-vous ! elles sont trop les unes » sur les autres et comme entremêlées. Après que vous aurez » fait ça, ce qui ne vous sera pas bien difficile , à vous qui êtes » si savants et qui avez tant d'esprit , tenez! nous vous conseil- » lons encore de tâcher de redresser cette pauvre échine, car elle est là toute tordue comme un vieux cep de vigne. Ainsi donc, si vous nous en croyez, nôs chers maitres, vous commencerez! d'abord par faire rentrer la bosse de ce côté-ci; par faire soulever ensuite ce côté-là ; et puis, en fin finale, » par redresser ces vilains zigzags en haut et en bas du dos. Il » nous semble qu'on pourrait s’y prendre, pour cette dernière » chose, comme ce pelit polisson de Jeannot, quand il s'amuse » à redresser un bâton pour en faire un manche de fouet, Mais, >» ma foi, si nous avons un conseil à vous donner. Messieurs, c’est » de faire en sorte de mettre bel et bien tout cela en œuvre et » tout à la fois encore, afin d’avoir bâclé l'affaire plus vite, et » d’être plus sûrs de votre besogne. Vous faites Lous les jours tant de belles choses, et vous savez si bien dire tout ce que vous faites, que vraiment rien ne vous sera plus aisé! » Nous ne comprenons rien à vos grands et beaux mots de la » zapalomique, mais il nous semble tout également ....…., voila! que ça pourrait aller comme ça; el notre avis est ( pardon, » excuse, n05 braves Messieurs) que si l’on fait autrement, cela »> n'aura, sauf votre respect, pas le sens commun.
s À pré ent, respectables Messieurs,permettez-nous, à moi et » à ma camarade Margot, pour cette bonne consulte, d'aller » aujourd'hui à la grande salle de Ja grimace-tique, pour nous e amuser à voir les tours et les cabrioles qu'y font ces demoi- »
selles, Savez-vous qu’elles courent sur ces cordes comme. des chats et de véritubles singes! C'est drôle, tout de même, pour » des bossues! Oh! comme les parents de ces jeunesses-là vont » donc rire, quand ils verront comment vous cherchez à les re-
ct 88, il convient qüûe ces tracés donnent la longueur et les courbures réelles des parties, et même que des chiffres les indiquent. Ce tableau , remis aux iparents des sujets cn traitement, pourra servir, plus lard, à constater les progrès obtenus, la marche vers ceux-ci, et ce qu'on peut espérer ou craindre. L
» dresser, en vous donnant tant de peines Pour les dresser... à » ces farces ! »
La commission chargée d'examinerles mémoires de MM. Guérin et Bourier est plus pardonnable que ces deux notabilités orthopédiques; car, quoique composée d'hommes supérieurs en tout, ils n'ont probablement pas fait une étude particulière de ce genre d'affection, Si des savants de celte trempe sont restés sous l'influence de ce qu'on leur a fait voir, et de ce qu’on leur a dit, c'est une preuve nouvelle du besoin qu'on doit éprouver, de rendre plus accessible à tout le monde une médication évidemment trop compliquée, trop difficile à comprendre et à meltre en pralique, et qui repose sur des bases qu'on a de plus en plus entourées de difficultés et hérissées de ronces,
On a fait quelque bruit, il ÿ a un ou deux ans, de gibbosités artificielles où simulées, et des moyens delles constater, Si de pareilles supercheries existent réellement, je défie le plus rusé compére de l’un ou de l’autre sexe de tenir bon en face du compas et de ma presse orthopédique. Voyes', par exemple, aux fig. 85 et 94 , les résultats que vous obtiendriez avec le compas, en appliquant l’une de ses branches sur l’apophyse épineuse, en apparence la plus déviée, et l’autre successivement sur les convexités coslales correspondantes. Il n’y aura aucune différence sensible entre les deux côtés, s’il y a fraude ou dol; tandis que, s'il existait une véritable gibbosilé, l'ouverture du compas serait moins considérable du côté de la bosse que du côté concave. Cela doit être, puisque nous savons que la colonne se porte vers Le côté convexe, et souvent sous l'omoplate;. que les côtes se courbent davantage, et que la distance du rachis à la convexité latérale diminuera d'autant. Des faits diamétralement opposés, et qui se passeront du côlé concave, devront donner, par conséquent, des résultals tout-à-fait différents et très positifs.
Quant à la presse, je ne crois pas que l'action musculaire puisse contrebalancer sa pression, et je suis convaincu , ce qui serait décisif ici, qu’au moyen de ce puissant levier, on aura bien vite repoussé à sa place légitime, et même au-delà, la convexité prétendue et volontaire.
* 1 m'en coûte assez de m'exprimer de la sorte, vis-à-vis d'hommes aussi éminents, et dont personne n’apprécie mieux que moi le mérite trapscendant et la haute capacité; maissi ma phrase, qui ne m'est, d’ailleurs, nullement échappée, paraît con. traster avec mes sentiments respectueux, c'est qu'elle ressort d’une conviction profonde sur la matière, et de ce courage que doit avoir tout homme de cœur, de s’exprimer avec l'indépendance et la franchise que l’imporlance du sujet comporte, et que commande l'intérêt de l'humanité. Les questions de personnes doient s’éclipser, en effet, en face de ces graves considérations ; et l'honorable M. Double lui-même ne me tiendrait nul compte de mes réticences méticuleuses, tout comme il ne me saurait aucun gré, sije m'avisais de comprimer lâchement la voix de ma con-. science, etdetransiger, par de cérémonieux etjésuitiques accents avec le cri de mon for intérieur. Get illustre académicien est, comme moi , à la recherche de la vérité, et il ne doit pas voir, d’un œil favorable quiconque voudrait la lui voiler avec adresse, ou la travestir trop agréablement, dans la seule intention de lui complaire, Je doute qu’on puisse me reprendre sur quoi que ce soit de louche à cet égard.
Apercu d’une gibbosité latérale , après une exeact mensuration, fig. 88.
a b, longueur du fil qu'on aura étendu, de l'occiput au - baut du raphé.
a ©, distance qui sépare l'occiput du commencement
de la déviation de la colonne.
e d, longueur de la corde de l'arc dorsal c de.
d, point d'intersection de la colonne sur la ligne médiane,
d g, longueur de l'arc lombaire d g h.
6, commencement du raphé.
e f, flèche, ou le plus grand écartement de l'arc vertébral supérieur de la ligne médiane.
hi, la mesure du maximum de la même déviation, dans l'arc inférieur.
Gilet pour fixer la bequille et le corps compressif, fig. 89.
Il s'attache, par derrière et au moyen de troisliens dont on voit deux ici, aa bb. Le troisième est caché par les seconds dos ce, dont on aperçoit les quatre liens, la position, la figure, l'étendue et le mode d'agir. La pièce triangulaire d est destinée à passer de l’épaale convexe au bas de la béquille, en se dirigeant obliquement, comme on le voit à la fig. 90. Le corps compressif est fixé sous le gilet, et d'en est à peu près le centre ; la béquille, également fixée au gilet, se trouve à côté, sous celui-ci et sous le second dos, de e en a.
Le gilet peut avoir, derrière, une petite baleine de chaque côté, poar le maintenir tendu. Un lacet, pour lier les deux côtés du second dos, ne permettrait pas, comme mes rubans séparés, de serrer et desserrer, à volonté, tellé partie distincte de ce compresseur; ce qui peut, cependant, être important. Un des points essentiels de ce gilet, c'est que les épaulettes de l'emmanchure soient larges, ouatées; qu'elles ne glissent pas sur le bras, et même qu'elles soient ajustées de manière que les moignons des épaules restent toujours bien emboîtés, afin qu'ils servent de points d’appui convenables,
Si je n’ai point fait lithographier la plaque qui doit recouvrir et comprimer les anomalies spino-costales, c’est que tout a été dit, à ce sujet, à l’article LITE, qui traite de la compresse graduée, et à l'explication de la figure que cela concerne. J'ajoutcrai seulement, que celte plaque devient bientôt hors de proportion avec les saillies qu’elle doit recouvrir, et qu'il convient d’en diminuer l'étendue, au fur et à mesure que la bosse ellemême diminue, afin de concentrer la compression sur les points seuls qui la réclament, ou sur ceux qui se montrent récalcitrants et qu'on tient à écraser de préférence. On peut, en quelque sorte, envisager l'un de ceux-ci comme le culminant, la clef de la voûte, et l’altaquer exclusivement avec une très petite plaque compressive el la presse , et en laissant en dehors toutes les autres parties qui constituent la difformité. Par ce moyen, on parvient à concentrer, sur le point rènitent, toute l'énergie des différentes piéces de l'appareil, surtout celle du second dos.
On le voit donc, l’arrangement de la plaque, et Ja’ma-
nière de diriger et de varier son action, doivent constamment exercer la sollicitude du praticien ; et l'observation, ainsi que l'expérience, peuvent seules assurer sa marche et couronner ses efforts. Il en est de! même, au reste, de tous les objels qui se raltachent au trailement qui nous occupe, lesquels suivent, à cet égard, la loi commune dans l'application de toutes nos connaissances,
La manière d'avoir cette plaque, telle qu'il la faut, consiste à tracer, avec de l'encre, le pourtour des parties qu’on désire comprimer, et à placer sur celle surface bien déterminée une feuille de papier. Il ne s'agit plus, ensuite, que de faire modeler sur celle-ci la plaque métallique et résistante dont on a besoin.
La forme de la béquille est la même, à peu près, pour tous les sujets : la longueur seule peut varier, et doit être mesurée également avec une bande de papier, qu'on étendra du creux de l'aisselle au trochanter.
Aspect d’un individu auquel on a applique le gilet de la figure précédente, fig. go.
Cette figure peut être envisagée ,' à peu de chose près, comme le serait la fig. 85, après le pansement. Les pointillés ‘a indiquent l'endroit où cest la plaque; 6 b ceux qu'occupe la béquille ; a b le lien oblique scapulo-pelvien, qui, en augmentant la pression sur la plaque, Lend à abaisser l'épaule droite, pour soulever la gauche ; car ce lien tient, en b, à une boucle qui passe dans le trou qu'on voit au bas des béquilles, fig. 86, et qui doit se lrouver aussi au bas du gilet: ccest la place d’une altache supplémentaire pour fixer mieux l’'emmanchure du gilet sur le moignon de l'épaule, au-dessus duquel il est important que reste le gilet.
On se rappellera que j'ai annoncé, d'avance, que mon appareil était loin de donner un aspect gracieux aux jeunes personnes, et qu'elles avaient l'air d’être plus bossues qu'auparavant. Cela ne doit donc pas surprendre, surtout si l'on réfléchit, que la prétendue bosse se dessine presque dans un sens opposé à la réelle. Maïs vous figurez-vous ce que deviendrait un sujet pareil, si on intervertissait la place et l’action des pièces diverses de cet appareil? On le plicrait en demi-cercle , comme le bâlon courbé sur lequel on agirait à contre-sens, en cherchant à le redresser. Cela dit tout en faveur du moyen proposé.
Compression mobile, fig. g1 $
On voit que le sujet peut s'élever’, au moyen d'une poulie ; qu'il est facile de lui donner une pose convenable, et de le faire agir, avec telle ou telle main sur la corde. On remarquera que celle-ci est noueuse; eh bien! chacun de ces gros nœuds peut être envisagé comme un bouton, qui, passé dans la boucle 4, sera solidement fixé, et pourra tenir l'individu soulevé au gré de ses désirs où besoins, Un coup de main déboutonnera ‘et reboutonnera
cette corde, s’il faut changer le degré d’élévation ou sortir
de l'appareil, !
Presse orthopédique, fig. 92.
La vis peut avoir un pied et quelques pouces; la tra.
EXPLICATION
verse un peu moins de deux pieds: le lien, de forte toile, a de sept à dix poaces de largeur; sa longueur est proportionnée au besoïn , et peut augmenter ou diminuer, par quelques nœuds aux attaches terminales. Le bout en fer est destiné à entrer et jouer librement dans un petit canal qui se trouve en a, à la plaque de la figure suivante.
Plaque compressive pour la presse, fig. 05.
Elle est en fer, et doit être recouverte; son diamètre peut varier de deux à qualre pouces.
La presse en action, fig. 94.
Lorsque, par le moyen de la vis, le lien se trouve tendu el que la plaque est ajustée, de légers coups de main, sur ce puissant levier, ébranleut et refoulent à volonté côtes et vertèbres. Le lien de toile peut être passé vers ur point de la chaise, au lieu de s'appliquer vers la hanche; tout comme l'extrémité libre de la vis peut, au lieu d'être soutenue avec üne main, se placer sur le dossier d'une chaise ou de loutl autre objet fixe. La plaque compressive, cela va sans dire, devra changer de place, dans ces diverses manœuvres, et être porlée, successivement, sur tous Îles points qui en ont besoin cet surtout sur ceux qui se montrent récalcitrants.
La bande paraît ici trop oblique; ct le dossier sous l'aisselle n’est pas assez élevé; car il doit soulever l’épaule, tout en faisant résistance aux efforts de la presse sur le côté convexe, Il ne serait donc pas difficile, comme on voit, d’assimiler le torse entier d'un bossu à un simple bâton courbé, et de lui appliquer la formule générale pour le redressement d’une tige de bois tortu. En poussant sur le côté convexe, et en cherchant à fléchir l’épine en sens opposé à cette pression, on fait , effectivement, tout ce qu'il y a de mieux pour affaisser ce même côlé et pour faire saillir le côlé convexe. Il ne s'agirait plus que d'appliquer les mêmes manœuvres à la parlie inférieure du rachis (l'autre bout du bâton ), maïs en les dirigeant en sens inverse de celles qui étaient nécessaires pour remédier aux courbures supérieures.
Chaise à béèquilles, fig. 05.
Au moyen de la crémaillère, on hausse ct baïsse les béquilles à volonté. Les mouvements en tous sens sont d’ailleurs faciles, grâce au mode de jonction des béquilles avec la chaise; et le bâton transversal empêche que la compression ne blesse la poitrine, lorsque l’on veut profiter de l’une des béquilles, en qualité d’attelle ou de point d'appui à un lien thoracique, comme il est indiqué à la figure suivante.
Pose et compression latérale, sur la chaise à bequilles, fig. 96.
La gibbosité est censée, ici, du côté gauche, ce qui est irès rare.
Compresseur dorso-bis-axillaire, fig. 97.
On peut augmenter son aclion , en appliquant une pe-
DES FIGURES
tite tringle en fer-el un peu élevée, là où se trouve la mortaise supérieure.
Mise en action du compresseur dorsal , fig. 98.
Les bouts de la cravate, dont le milieu est passé dans la mortaise supéricure, peuvent s’atlacher aux deux mortaises inférieures, ou aux bras de ce redresseur du dos. On conçoit qu'au moyen de deux bouts d'une corde qui viendront se fixer aux extrémités de ce compresseur, l'individu en traitement pourra se balancer sur le dos, ou s'y appuyer plus ou moins forlement.et long-temps.
Ces opérations sont surtout indiquées dans les gibbosités postérieures, et pour les personnes qu'on dit voûtéesyz mais elles sunt très efficaces aussi dans les déviations latérales; car elles compriment à merveille la saillie coslo. scapulaire, qui se dessine si fortement derrière le dos.
Macmnes de gymnastique orthopédique ; fig. 99 el 100.
âvec l'appareil, fig. 99, deux personnes peuvent s’exercer, simultanément, et se servir, réciproquement, de résistance. La simple direction du bâton pourra donner lieu à unc plus forle action, de la part de tel ou tel côté , soit pour faire prédominer celui que l’on croit en avoir plus particulièrement besoin, soit pour forcer l'inclinaison çt la flexion du torse, dans tel sens donné. S'il s'agit de tractions simples, et de haut en bas, les deux individus, qui s'exercent ainsi, seront en face l’un de l'autre; et s'il est question de répulsion, ils.se tournerout mutuellement le dos. Mais si l’on est jaloux de procurer des contractions musculaires avec traclion de bas en haut, à une seule personne, c’est à la machine, fig. 100, qu'on devra avoir recours. Le poïds a, plus ou moins lourd, donnera, en même temps, la mesure des efforts qu’on pourra.ou qu'il faudra faire dans ces exercices particuliers d'orihopédie.
Je défie qu'on puisse indiquer un seul de ces exercices qui ne puisse s'imiter, à l'instant même, avec l'une on l’autre de ces machines, s’il s'agit, du moïns , des extrémités supérieures. Mais s'il est queslion d'une combinaison tle mouvements avec les membres abdominaux, rien de plus facile que de.les produire, aussi variés qu’on le jugera convenable, en adaptant, à l’une ou à l’autre de ces cordes, un ou deux-étriers , fussent:ils même construils avec de simples cravalés. Un poids pareïl à celui fig. 100 devra êlre adapté à la fig.99, s'il s'agit de faire faire des exercices à une seule personne.
ÆExtenseur commun de la jambe et de l’avant-bras, fig. 101.
Ce cadre étant mis à cheval sur la cuisse et la jambe, ou sur le bras et l’avant-bras, on pourra tirer les extrémités dans un sens, et reponsser son centre dans une direction opposée, le tout au moyen de trois cravates. Or, comme ces liens prendront leur point d'appui sur les membres, les extrémités de ceux-ci seront tirées d'un côté , et le coude ou le genou repoussé vers un autre : de là l’extension. La flexion pourrait de même avoir lieu, en
EXPLICATION
interverlissant la position respective de ces trois cravates. Le plein de deux de ces dernières sera, pour le membre inférieur, appliqué derrière lé membre ; et leurs extrémités se-fixeront en aa ct bb et le même plein d'une troisième cravate, après avoir cmboîlé le genou ou le coude, ira, par ses deux bouts, s'attacher en c c. En serrant l’un ou l'autre de ces liens, on tendra les deux autres, et le membre se trouvera pris entre deux forces inverses, qui produiront l'effet désiré.
Application de l’extenseur (fig. 101) à une jambe
Jfléchie, fig. 102.
Plus vous tirerez sur Jes deux chefsaa, et plus vous rapprocherez le centre de l'instrument du genou; mais plus aussi vous écarterez, de la face postérieure du membre, les extrémilés b b du fer; c'est-à-dire, que vous obtiendrez par là une traction de l'extrémité inférieure de la jambe, dans le sens nécessaire à son extension. Le fer est courbé, à l’instar de la jambe, afin de tenir moïns de place et de pouvoir être porté sous un pantalon. Mais, rien ne sera plus facile que d'étendre ce cadre. à.mesure que celle exlension scra jugée nécessaire pour forcer mieux celle da membre ; tout comme il pourra être nécessaire de le courber davantage, sil est question de l'adapter à des membres très fléchis sur eux-mêmes.
On conçoit tout l'avantage qu'on tirerait d’an pareil cadre, s'il était trempé, et par conséquent élastique. Et on saisira bien vite encore la supériorité qu’aurait un pareil ressort, sur tous les autres moyens, mais particulièment-sur le plâtre coulé, lorsqu'il serait appliqué judicicusement aux redressements des pieds bots et d’autres difformilés analogues. Le traitement de toutes, en effet, peat être ramené à cette simple formule : — REDRESSER UN BATON TORTU. Du reste, on le sait assez, l'action du ressort se rapproche Je plus de celle des mains, par sa permanence el par sa tendance à lutter, constamment et régulié-
rement, contre les courbures anormales des os et de leurs articulations,
Extenseur à coulisse, fig. 103.
Les deux châssis seront construits de manière à pouvoir s’ajuster sur les parties qu'il s’agira de repousser l’une de l'autre. On peut forcer, graduellement, cette répulsion , en rapprochant les extrémités « a, et en les tenant ainsi rapprochées , au moyen d'une petite allache, qui passera de l’une à l’autre. Il est inutile de dire, qu’en serrant celleci, on tendra à rapprocher davantage ces deux bouis rectangulaires, et à éloigner d'autant les deux châssis dont ils sont la continualion.
Type des dilatateurs , fig. 105.
L'objet tracé sous celte figure £e compose d’une tige en fil de fer ou en baleine, et d’un renflement olivaire à l'une de ses extrémités. Celui-ci est formé avec des couches de coton , ajustées ct serrées sur le bout de la tige, qu'on aura eu soin de rendre rugueuse par quelques petits
DES FIGURES: 15 coups .de lime ou.de conteau. Après y avoir filé, comme sur un fuseau, la quantité de coton cardé jugée: convenable, et avoir donné à ce dernier la forme désirée, . on le plonge dans dela cire fondue, afin de lier mieux encore le tout ,.et de lui donner, avec la consistance, l’uni et le poli nécessaires.
Je me suis servi de cet instrument, avec succès, dans deux circonstances : 1° comme moyen propre à vaincre un rélrécissement de l’æœsophage, qui ne permettait plus aucune déglalilion ; et 2° contre une pareille affection de l'extrémité du rectum.
J’ai invoqué etinis en pralique, dans ces deux cas, les trois grands principes suivants, qui servent de base à toute dilatation plus ou moins difficile, et que j’ai élablis pour mon cathétérisme forcé : 1° la pression forte, sur l'endroit
- rélréci, au moyen d'un corps ovalaire, plus ou moins vo-
lumineux ; 2° l'augmentation de celte pression, en raison directe du volume plus ou moins considérable du corps compressif : et 5° le séjour assez court et presque instantané de ce dernier dans le passage qu'il vient de franchir et qu'il s’agit de reëalibrer.
Ainsi donc, la femme qui ne pouvait plus avaler du tout, depuis plusieurs jours, et dont le rétrécissement æsophagien ne pouvait pas même admettre la plus pelite sonde élastique, vit ses voies digestives rouverles aux aliments, aussitôt qu'avec une sonde volumineuse et garnie d’un fort mandrin de baleine j'eus 1orcé le passage rétréci ct induré, en usant de toute la violence que permettaient et le siége du mal et la nature flexible du moyen compressif.
Dès Le lendemain, un jeune médecin, qui faisait les fonctions d’interne à l'hôpital, M. Meillaud, me prépara, pour les dilatalions ultérieures , la tige à renflement que je viens de décrire, et dont nous cûmes bienlôt plusieurs numéros différents.
Le plus gros de ceus que nous fimes passer avait huit lignes dans sa plus grande largeur. On les portait rapidement dans l’arrière-bouche ; et, une fois arrivés dans l’œsophage, on les appuyail avec toute la force qu'on peut déployer en pareilles circonstances, et en soutenant la tige avec un doigt porté aussi profondément que possible.
Ici, comme dans le rectum et dans le nez, il est bon que le corps compressif et dilatant soit porté sur une tigepeu volumineuse, alin de ne pas trop remplir l'isthme du gosier et les narines, et de ne pas donner lieu à du ténesme, par la distension prolongée du sphincter anal. L'idée de Ducamp n’était pas aussi heureuse, s'il s'agissait, avec ses sondes à ventre, de dompter des coarctations de l’urètre; car le méaturinaire est ordinairement l'un des points les plus rétrécis, et qui par conséquent exige le plus souvent d'être soumis à l’aclion du corps dilatateur, pour que les gros instruments, qui sont deslinés à agir plus profondément , puissent toujours passer avec facilité et. sans douleur, |
Du reste, il m'est bien permis de prévoir que, dans certaines circonstances , on pourra bien, faute de mieux, avoir recours au moyen dont il estici question, même pour déboucher et dilater le canal de l’urétre.
Cette couche de cire s’identifie si exactement avec le coton, et donne à celui-ci une telle consistance et nne si grande facilité de glisser , que je viens de la substiluer au taffetas gommé , pour quelques uns de mes pessaires.
Ils n’en <eront que plus simples, plus propres et plus durables; mais celui dit en raquette devra changer de nom , et prendre celui de lorgnon. Voyez les figures 51 et 52.
% Les deux bouts d'attache qu'on remarque à cet instrument sont de pure précaution ; pour le retenir, au besoin, s'il venait à échapper en glissant, Le coton ciré ne risque pas de se séparer de la tige, à cause des entailles qu'on y a praliquées avant de l'y entortiller. — Il est bon, toutefois, de l'essayer, en tirant dessus, afin d'éviter l'accident
EXPLICATION
désagréable qu'on äit être arrivé à un célèbre profésseur,
qui relira la tige toute seule, et laissa en route la petite.
bille d'ivoire qui la terminail, Il est vrai qu'on retrouva celle-ci, après la mort, dans une poche attenant à l'œsophage. Get inconvénient peut arriver, en effet, si le corps dilatant est en forme de boule; mais c'est presque impos: sible s'il est en olive et tel qu'il est indiqué sur cette figure.
Cette forme olivaire et ovalairese retrouve dans touslcs ‘instruments qui sont destinés à pénétrer au travers des parties souples et susceptibles de céder, et lorsqu'ils sont chargés de dilater leur passage et de le forcer. Tels sont bien, le stylet boutonné, les cathéters, les canules, les extrémités des seringues, le mandrin du spéculum , les doigts, la main et inême le forceps. El puisqu'il s'agit d'obstétrique, je joindrai à cette liste la poche des caux et la téte du fœtus, qui sont et seront, de toute éternité, des modèles de forme et de savoir-faire, en fait de dilatation forcée.
DES FIGURES
Fracture du col du fémur, aux trois quarts consolidee, fig. 104.
Pièce mentionnée àla page 294 de cc volume.
Cathéters creux en étain (1), fig. 106, 107, 108 109, 110.
Chaque cathéter a dix pouces de long.
H faut que l'extrémité du cathéter soit d'un rond mousse; on prendra, pour circonférence, la moitié du calibre du cathéter, afin d'éviter les fausses routes.
L'œil du cathéter se trouve à ciuq lignes du bout et dans sa concavilé; il est placé de cette manière pour éviter les contraclions spasmodiques du col de la vessie, quiontlieu souvent, lorsque les yeux du cathéter se trouvent sur la partie latérale de l'instrument, Les deux aïles du ‘pavillon du cathéter se trouvent à la base de l'instrument et forment un cœur; l'une regarde sa concavité, ct l’autre ga convexilé,
Pour repolir le cathéter d'étain ct lui ôter les aspérités qui pourraient survenir par accident, on le frollera avec du papier à émeri.
Le bout du cathéter, n. 5 ou conique, aura pour circonférence la moilié dela grosseur de sa base.
(1) M. Samson, fabricant d'instruments de chirurgie, rue de l'École-de- Médecine , 30, à Paris, a fabriqué des sondes dans ce système, sous la direction même de M. Mayor. Le système Complet se compose de sept sondes graduées de manière à remplir toutes les indications. Le prix de chaque sonde séparément est de 2 fr.; et l'appareil entier, avec la boîte en noyer, est de 20 fr.
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