LIVRE m. DE LA CAUSE PREMIÈRE
vers le bien universel, bomim universale ; enfin qu'en vertu même de l'existence de cette Motion vivifiante,lavolontépossède une t7>^?<«/zVe qui s'étend à tousles biens particuliers.Encore un coup, nous estimons glorifier l'efficacité du Premier Moteur et maintenir la hiérarchie des causes, en professant que par là même que la Cause Première détermine virtuellement la volonté humaine au bien universel, elle lui donne une activité susceptible de toutes les déterminations.
2° Dans chaque détermination particulière. Dieu intervient encore, non plus comme Cause motrice, mais comme Cause directrice. Il intervient, non comme la Puissance Créatrice qui constitue les réalités physiques, mais comme la Providence qui conduit chaque être vers sa fin. Cette application de la volonté à un objet particulier n'exige donc, à proprement parler, aucune motion nouvelle du Premier Moteur. Ce n'est, dans la Providence ordinaire, que la présentation de quelque bien à une activité intimement capable de vouloir tout bien. C'est l'offre d'une branche verte à la brebis excitée par la faim, suivant la belle image de saint Augustin, et , par cette mise en présence d'un bien particulier, la volonté se trouve appliquée à un acte déterminé.
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<£ Tout est donc déterminé par Dieu », et nous admettons cette formule de Banes, sans avoir besoin des prédéterminations Bannésiennes.
3° Notre explication diffère de la sienne, et pour décider quelle est la bonne, nous avons une pierre de touche : c'est le dogme de la liberté. Car, dit saint Thomas, a la Providence Divine n'altère pas les natures, mais les conserve. Et puisque la volonté est un principe actif qui n'est pas déterminé à une seule opération, Dieu la meut sans la déterminemécessairemept, et son mouvement n'est pas nécessaire, excepté dans les choses vers lesquelles elle est poussée naturellement (1). »
Dans l'explication Bannésienne, la vertu- de la Cause Première semble prévenir efficacement la liberté humaine, et sa prise de possession est telle qu'on est embarrassé pour trouver place au libre arbitre. Pourquoi cela? Parce que le Thomiste sépare physiquementl'acte indélibéré de l'acte délibéré, et fait du second un acte à part, déterminé directement par Dieu.
Pour nous, distinguant, sans les séparer, entre la volonté comme nature, et la volonté
(4) I. II. q. 40. a. 4.