XII INTRODUCTION
souverainement de connaître la vérité.
Tous, il est vrai, doivent avouer que Rome n'a formulé aucune définition dogmatique ni fulminé aucune censure, et que la seule pièce officielle est un renvoi des deux parties, avec même décharge de toute accusation et même obligation de se respecter mutuellement. Cependant^ malgré cette injonction, plusieurs histoires parurent bientôt, affirmant que le Saint-Siège s'était prononcé contre Molina. Je sais qu'un pape a déclaré que ces prétendus actes des congrégations de auociliis « ne miéritaient aucune foi ». Je sais qu'un Jésuite, le P. Liévin de Meyere, a publié autrefois une réfutation de ces récits malveillants. Mais son livre est oublié, et les jeunes théologiens ne peuvent apprendre cette histoire que dans les ouvrages qu'on leur met entre les mains. Or l'auteur actuellement à la mode, parce qu'il est thomiste et thomiste militant , est le célèbre Billuart, et Billuart, résumant toute la controverse d'après les écrits de son Ordre, affirme que la condamnation de Molina a été