‹ BaonlChapitre 13 sur 22 · SCÈNE IIT · texte numérisé non relu

SCÈNE IIT

Empsael, vêtu comme les autres esclaves, — Magua, vieil esclave.

EMPSAEL.

Avec de longs efforts lentement je me traîne ; Mes pieds mal assurés me soutiennent à peine.

Quoi donc ! un homme brun, un enfant des forêts, De la fatigue ainsi peut redouter l'excès ! N'as-tu jamais porté la hache de la guerre? Sur If-s saMes Ijrùlants, d une course légère N as-tu jamais laissé l'empreinte de tes pas? L'esclavage a-t-il pu briser ainsi tes bras !

Magua, c'est sur b cceur que i-è^e l'esclavage...

Zoraïde... Cinq fois a paru la lumière

Depuis que je n'ai vu Zoraïde et ma mère.

Oh 1 ai d'un seul r^'gard, d'un regard de douleur,

D'un seul regard d'amour elle échauffait mon cœurl

Si sa main un instant frémissait dans la mienne,

Si ma bouche un instant respirait son haleine!...

Mon sang est tout glacé, mon courage est brisé,

Et £ous le poids des fers mon cœur est écrasé...

Elle est venue ici! mon cœur est plus heureux.

Ses pieds ont touché donc ce sol... là;., dans ces lieux.

Et je ne sais quoi d'elle est resté sur la terre. Dans l'air que je respire...

Page 1