SCÈNE V
Les Mêmes, BOULOTTE.
POPOLANI*.
Tiens ! c’est Boulotte !
BOULOTTE
Tiens! c’est m’sieur l’alchimiste !
POPOLANI.
Qu’est-ce que tu faisais-là ?...
BOULOTTE
Un peu d’exercice... avant d' déjeuner.
LE COMTE, loi prenant la taille.
Belle fille!... Très-belle fille!
Elle passe au milieu.
POPOLANI de même**.
Je crois bien!...
BOULOTTE, passant à gaucho,
lié! là! hé 1 là!... vous m’ chatouillez!...
POPOLANI, bas, au comte ***.
Failes-en la princesse royale.
• Popolani, le comte, Boulotte.
** Popolani, Boulotte, le comte.
• • • Boulotte, Popolani, le comte.
LE COMTE, bts.
Eh! eh! il no faudrait pas m’en défier... Fais-en la rosière.
POPOLANI, bat.
Oh ! non!... par exemple!... on jase trop sur son compte.
LE COMTE
Ça ne m’étonne pas... belle fille I . :
POPOLANI.
Superbe fille !
Ht loi reprennent la taillo.
BOULOTTE, passant h droite.
Fié! là ! vous me faites rire!...
LE COMTE*
Écoutez-moi, adorable fille... si, par hasard, quelque jour, en chassant, je m’égarais, du côté de votre cabane... ce n’est qu’une supposition... vous auriez bien, chez vous, quelque chose à offrir au chasseur affamé?
BOULOTTE, taisant ta révérence.
Pour déjeuner?... mais je vous offrirai tout ce que vous voudrez, mon bon seigneur.
POPOLANI.
Je la reconnais bien là... (Ritournelle.) Voici les jeunes filles, et avec elles tout le village.
Los paysans et paysannos entrent de droite et do gaucho. — Parmi eux est le greffier, muni de papiers, plume et encre. — Boulotte v a s'asseoir sur le banc devant la cabane de Saphir.— Pendant le climur suivant^ le comte Oscar examine toutes les jeunes filles.
• Popolani, le comte, Boulotte.