‹ Barbe-blonde, comédie en trois actesChapitre 17 sur 26 · HARBE-BLONDE · texte numérisé non relu

HARBE-BLONDE

ItLANCHE

On uc doit pas tourmenter un homme comme vous l'avez fait.

LUCIEN

Tu veux dire qu'il a de la chance que je ne sois pas allé le dénoncer à la justice ! (Geste de Blanche.) Je n'irai pas. je le l'ai promis... D'ailleurs, nous partons... ce mallicureuxsera puni par ses remords. Laissons-le s'y débattre et pensons à nous. As-tu fait des préparatifs ?

BLANCHE

Oui, seulement, je ne veux pas me sauver de cette maison comme une voleuse; il faut au moins que je lui parle.

LUCIEN

Donc, aussitôt qu'il sera rentre, — et il ne passera certainement pas la nuit dehors, — fais-lui part de ta décision.

Si je le trouve aussi abattu que ce matin, je ne pourrai pas le quitter sur-le-champ. Nous n'en sommes pas à un ou deux jours près.

LUCIEN

Écoute, Blanche. Hier, tu as refusé de me suivre : je n'ai pas voulu faire esclandre, je t'ai laissée passer la nuit ici... Aujourd'hui tu y es restée la journée entière. Ah! quglle journée ! je me souviendrai de cette distribution de prix !... {Coup de sonnette.) Qu'esl-ce encore ?

BLANCHE

Je vais voir.

LUCIEN, .^eid, épiant de V oreille.

Allons ! il ne manquait que lui !

{Blanche introduit Lacourelle et s'esquive.)

Page 1