MESSIEURS
F” Je suis élève de Bosio et de Gros. Pendant mes études à l’école, j'ai obtenu une médaille d'argent et une mention honorable au concours de gravure en médaille et un second prix de sculpture sur une ronde bosse.
Au Salon de 1832, j'ai obtenu une seconde médaille, la croix d'honneur au Salon de 1833 et la croix d’officier à l'Exposition universelle de 1855.
Je mets sous les yeux de l’Académie les noms de mes principaux ouvrages :
Un Saint Sébastien, figure d'étude. — Une Sasnte Clotilde en marbre (Madeleine). — T hésée et le Centaure, en bronze. — Quatre groupes allégoriques au palais du Louvre, exécutés en pierre.
— Le fronton du pavillon de l'Horloge. — Les deux lions en bronze placés au jardin des Tuileries ; l’un de ces lions est fondu à cire perdue. — La statue équestre de l'Empereur Napoléon Ier pour la ville d'Ajaccio. — Enfin une suite d’études, de figurines équestres, de sujets divers, connus sous la dénomination de bronzes de Barye.
Je crois, Messieurs, être suffisamment autorisé par ces travaux et les récompenses qui les ont suivis, à me ranger près des artistes qui aspirent à remplacer l'honorable sculpteur Jalais.
Veuillez, Messieurs, recevoir l’assurance de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d’être votre très dévoué serviteur.
Des patrons de marque venaient joindre l'appui de leur chaude sympathie à cette lettre très digne, un peu froide dans sa politesse parfaite. À la date du 25 juillet, Sainte- Beuve, par exemple, écrivait à l’un des membres de l’Aca-
démie des Beaux-Arts :