‹ BaryeChapitre 12 sur 21 · AA RME · texte numérisé non relu

AA RME

Le gouvernement songeait encore à Barye, mais en vue d’une fourniture singulière. En 1865, le gagnant du grand prix des courses de chevaux devait recevoir, outre l’habituelle somme de 100.000 francs, un objet d’art donné par l'Empereur. L'objet choisi, qui était une épreuve en argent du Lion qui marche, de Barye, échut au sportman de Lagrange. Il devait, à sa mort, passer entre les mains de l'Américain Lucas, ce fervent admirateur de Barye, et se trouve maintenant, avec ses autres collections, en Amérique. Mais il existe sur ce lion d’argent une amusante anecdote : Aussitôt son acquisition faite, Lucas alla trouver Barye pour lui en faire part. « Les barres y sont-elles encore ? » demanda le sculpteur. Et l'artiste conta à l'amateur qu’une fois fondu en argent, ciselé, revu, on s’aperçut que le modèle ne pesait pas tout à fait Le poids d’argent convenu. Scrupuleux, Barye fit visser sous le socle de petites barres d’argent qui permirent d'atteindre le juste poids. M. Lucas, rentré chez lui, eut la satisfaction de les retrouver intactes.

Tant de travaux, une réputation qui n’était plus contestée par personne, les conseils de quelques admirateurs enthousiastes incitèrent Barye à envoyer à l’Académie des Beaux- Arts certaine lettre, qui fut lue à la séance du 14 juillet 1866 :

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