‹ Bas-Niger, Bénoué DahomeyChapitre 3 sur 25 · IMPRIMER IF · texte numérisé non relu

IMPRIMER IF

]•:. VALLIKR KT G"'

LbuiiliiTiifl'Ii-lloiinu, 1

LIlJRAmili AllTISTIQI'li BAUATIFH l'KÈHESct C-

XTàeo

Nous verrons, dans un article spécial, la signification (le ces mots : sacs^ mesures, etc., et quelle est leur valeur.

J'ai aussi travaillé à connaître les mœui*s, les coutumes et les caractères des habitants.

Enfin, autant que me l'ont permis mes faibles moyens et les circonstances, j'ai recueilli le plus de connaissances possibles sur la faune et la fiore.

En ma qualité d'agent consulaire, il m'a été facile d'observer le pays au point de vue politique, de passer des traités avec les rois au nom du gouvernement de la République, de créer vingt et un comptoirs, en m'efforcant toujours de faire marcher de pair les intérêts de la Compagnie, dont j'avais la direction, avec ceux de la France que j'avais l'honneur de représenter encore, au moment de la désastreuse conférence de Berlin.

En publiant cet ouvrage, sans prétention aucune, je prends l'engagement d'être sincère et loyal. Je n'aime pas ce vieil adage ; « A beau mentir qui vient de loin. »

Je ne me vanterai donc pas d'avoir chassé des lions et des tigres, voire même des éléphants; je n'en ai jamais vu. Sans doute, il m'est parfois arrivé d'apercevoir des hippopotames, des caïmans, des singes et des moustiques ; mais c'est tout !

Notre but, en allant au Niger, était de contester loyalement aux Anglais le monopole commercial, entraînant toujours à sa suite, l'occupation définitive de ces contrées.

Il est alors arrivé que ces messieurs, nous voyant doubler l'étape dans la Bénoué, nous firent une concurrence inouïe. En efïet, lorsque nous eûmes pris possession à Ibi, lieu de passage des caravanes, où jamais les blancs n'avaient pénétré (1), nos compétiteurs abaissèrent tellement les prix d'échange, qu'il eût été désastreux pour les actionnaires français, dont le capital n'était que de trois millions,

(l)Snuf la plAiad(> (■,oinmaii(t(''e par le docteur Baikie qui, en 1854, avait remonté la Bénoué jusqu'à Djebou, mais sans s'y arrêter.

Page 1