‹ Bases du Traitement actuel de la SyphilisChapitre 17 sur 25 · I. — LE BISMUTH · texte numérisé non relu

I. — LE BISMUTH

‘Les accidents de la bismuthothérapie bien moins fréquemment dangereux que ceux de l’arsenie re sont pas tout à fait négligeables malgré leur rareté et leur bénignité habituelle.

L’injection intramusculaire peut être suivie d’accidents locaux: abcès aseptiques ou microbiens, dermite lividoïde gangréneuse de Nicolau par embolie artérielle. Il importe de faire mettre en état la bouche des patients

pour éviter la stomatite fréquente, parfois grave, voire mortelle (noma) mais curable par la pénicilline comme l’a montré TOURAINE. Les accidents graves, mortels, agranulocytose par exemple, sont tout à fait exceptionnels, et justiciables du B.A.L.

La réphrite bismuthique se traduisant par de l’albuminurie est généralement bénigne et les lésions antérieures qui peuvent en faciliter l’apparition ne sont le plus souvent que des contre-indications relatives. Les travaux lyonnais et les essais de bismuthothérapie à hautes doses de TOURAINE semblent montrer que le bismuth est certainement moins toxique qu’on ne l’admettait jusqu'à présent, mais l’étude de Coste, Lau- RENT et LAPRESLE doit inciter à la prudence et l’exemple des atteintes rénales scarlatineuses soulève le problème d’une hypothèque venant grever à longue échéance l’avenir rénal des malades.

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