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tous les cas et dès que possible d’instituer un traitement aussi énergique que le pourra supporter le malade.
Arsenice, bismuth, pénicilline entraînent une destruction plus ou moins complète des tréponèmes. Cette lyse n’est généralement pas directe. La pénicilline n’agit immédiatement que sur les germes en voie de division active, et cette action se poursuit par une lyse indirecte dévolue non seulement aux phagocytes, maïs au pouvoir bactéricide du sérum qui serait notablement augmenté par la pénicilline (RAMMEL, Kamp).
In vitro l’arsenic et le bismuth sont inactifs. Us ne deviennent actifs, comme l’a montré LEVADITI, qu’en présence d’extraits d’organes, d’humeurs de l’organisme.
In vivo le bismuth semble agir comme un catalyseur vis-à-vis des principes spirochétocides élaborés par l’organisme infecté (LEVADITI). Dans l’action tréponémicide de l’arsenic in vivo, le premier rôle appartient aux phagocytes (LEVADITI), aux lymphocytes, aux plasmocytes, surtout par leurs ferments lypolytiques (BER- GET), au T.R.E.
DuyarniN, DECAMPS pensent que l’évolution différente de la syphilis suivant les cas, est en rapport avec un état allergique ou anallergique que certaines épreuves permettent de mettre en évidence : lunétine, sérum de cheval, protéinopronostic de Gougerot. Ces défenses générales sont étroitement associées à des défenses locales dont la plus importante a le tégument pour siège (ésophylaxie de HorFMANN). L’immunité cutanée démontrée ‘expérimentalement (GASTINEL et PULVENIS) sur le territoire où siégeait le chancre s’étend à toute l’étendue de la surface cutanée lors de l’éruption secondaire. L’érythrodermie arsenicale, les éruptions chroniques ou récidivantes (eczéma, psoriasis, prurigo)