‹ Bases physiques de la musiqueChapitre 9 sur 25 · ECHELLE DES SONS. GAMME A TEMPEBAMENT EGAL · texte numérisé non relu

ECHELLE DES SONS. GAMME A TEMPEBAMENT EGAL

on passe d'une noie à cheval à la note gui se trouve dans l'interligne au-dessus, on monte d'un intervalle diatonique. De même, quand on passe d'une note écrite dans un interligne à la note à cheval sur la ligne au-dessus.

On représente, dans cette méthode d'écriture, non pas les intervalles, mais seulement les noms des notes. Aussi a-t-on bien des fois déclaré cette manière de figurer les sons parfaitement illogique, et imaginé une infinité de systèmes théoriquement plus parfaits, mais que l'expérience a tous démontrés infiniment moins commodes; nous en dirons quelques mots plus loin.

Reste à fixer la position d'une note choisie arbitrairement. On y parvient à l'aide d'une clef, signe qui indique la position d'une certaine note et par conséquent détermine sur la portée la position de toutes les autres.

Voici les clefs usitées de nos jours et leurs positions principales.

Il y en a trois; la plus basse, ou clef de fa, marque la posi tion du fa% ; la moyenne marquela position du son à la quinte au-dessus, ut3\ la troisième marque la position du son encore à la quinte au-dessus, so/3. Ces clefs se posent sur une ligne et jamais dans un interligne; elles permettent d'indiquer sur quelle ligne est placée la note à laquelle elles correspondent (').

Pour ne pas compliquer inutilement la lecture, on n'emploie que cinq positions pour les clefs.

Clef de fa, quatrième ligne (basse, piano main gauche).

Clef d'ut, quatrième ligne (ténor).

Clef d'ut , troisième ligne (alto).

Clef d'«£, première ligne (soprano).

Clef de sol, seconde ligne (violon, piano main droite).

(') Les anciens écrivaient les notes

la

fa sol

Ces notations sont encore employées en Allemagne et sur les caisses d'harmonie des pianos. Les figures des clefs de fa, d'ut et de sol, ne sont que des altérations au cours des temps des trois lettres F, C, G.

Scient ia, n° 28. a

eu ai'itiii: il.

Mais rien n'empêche de meure une des trois clefs sur une ligne quelconque : on a efTecliveinent utilisé bien d'autres positions.

Conventionnellement la musique écrite avec une clef peut être lue à une ou plusieurs octaves au-dessus ou au-dessous de la notation. C'est ainsi que la partie de ténor s'écrit souvent en clef de sol une octave au-dessus du son réel. La clef indique donc la position, non plus du sol3, mais du sol^.

L'emploi des différentes clefs permet de faire rentrer au mieux dans les cinq lignes de la portée les notes les plus fréquemment utilisées par un instrument. On remarquera qu'on pourrait noter un air entier sur la même ligne en changeant la clef à chaque degré. Ces généralités deviendront plus claires grâce aux. exemples suivants.

La musique de piano est écrite pour la main droite en clef de sol deuxième ligne. La figure i représente la clef dans cette position; le sol3 est à cheval sur la deuxième ligne. On a dès lors toute la série des sons représentés. Il n'y a pas de limites pour les sons supérieurs; pour les sons inférieurs, en multipliant le nombre de lignes, on risque de rencontrer la seconde portée utilisée. A mesure que le nombre des lignes supplémentaires augmente, la lecture devient moins facile.

La musique de piano est écrite pour la main gauche en clef de fa quatrième ligne. Le /a2 est à cheval sur la quatrième ligne.

La figure montre qu'on peut ainsi commodément écrire,

S' In

Ie In

Seln

Fig.

Clef de sol 2e liane le normal -fi

Ti 5 *re,

jsi, «ui7~*

ïôTT-

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wmTl JTr

Ie ligne —

Bf»

ÛZZjBHï

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*h, 0Hu, arÇT

~yûT7

Clef de (a ff 'ligne

3Eré, ^ff>i|

-<nir

t\a, jSôtT

sans ajouter trop de lignes supplémentaires, toutes les notes du/a0 au fah. Le piano va du /a, (27") ai; laB (S^So") et contient 7 octaves. Les octaves extrêmes seraient difficiles à écrire et à lire. Aussi convient-on de lire une note à l'octave

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