‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 101 sur 409 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

ô. Ibid., p, i3oi.

(3. Ibid., p. 44o.

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nom venait de l'habil blane qu'ils porlaicnl. Kntin, le dernier bureau du protospathaire était celui des u inandatores impériaux )) courriers du Basileus, chargés de porter à qui de droit et spécialement aux stratèges, les ordres du souverain. Ils avaient une verge comme insigne de leur fonction '. Eux aussi paraissent bien avoir eu une sorte d'organisation militaire comme tous les personnages relevant de ce bureau d'ordre essentiellement aulique.

Enfin, il faut ranger parmi les grands fonctionnaires attachés au service de la cour, le protostrator et les deux démarclies. Le protostrator peut assez bien se comparer à notre maréchal du haut Moyen-Age. Comme en Occident, à Byzance, le chef de l'écurie impériale était un grand seigneur, appartenant à la liste des soixante fonctionnaires pouvant être patrices et anthypatoi. Mais sa fonction n'était pas pour lors purement honorifique car il avait sous ses ordres le bureau chargé du service dont il était le chef. Néanmoins, l'Empereur pouvait toujours lui confier momentanément d'autres fonctions, surtout des fonctions militaires comme ce fut le cas pour ce Baïanos, protostrator de Basile dont Constantin Yll nous raconte les machinations contre Apostyppis, machinations qu'il paya de sa vie -. Son ministère se composait de trois départements : les stratores ou écuyers avaient la charge spéciale des chevaux ; les armophylakes (àptjiocpjAaxs^) celle des voitures ; les stablokomites (cTTaêAGxouLYiTc»;) celle des écuries impériales. On sait que ce fut parmi les stratores que Basile fut inscrit lorsqu'il entra au service de l'Empereur Michel.

Quant aux démarclies (ol o/îjjiapyo',) c'étaient les chefs des deux grandes factions du cirque, factions dans lesquelles se rangeaient probablement tous les habitants de Constant inople. Au ix'^ siècle, ces deux corps étaient déjà bien déchus. D'organes officiels du peuple qu'ils avaient été, réclamant au cirque et dans la rue. à la face du souverain, des droits, des libertés, de la justice, fomentant les révolutions et faisant les coups d'Etat; d'associations régionales à caractère militaire, pouvant à l'occasion défendre leur quartier, les factions étaient devenues une institution de pure cérémonie, uniquement propre à rehausser

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