‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 102 sur 409 · it. Basil., L.wii, p · texte numérisé non relu

it. Basil., L.wii, p

l'cclal des pompos impériales cl à iiiaiiilenir les traditions du cirque *. Gomme déjà au vi"' siècle, il n'y avait })lus à Byzance au ix*" siècle que deux grandes factions, commandées chacune par un démarche, membre de la liste des 60 et pouvant revêtir les grandes dignités auliques. la faction des Yénètes ou Bleus et celle des Prasinoi ou Yerts. Les deux autres, en vérité, les rouges et les blancs, existaient bien encore -. mais chacune se rai tachait à l'un des deux grands partis existants : les rouges marchant avec les verts, les blancs avec les bleus. De leur organisation militaire et régionale passée, les factiojis avaient gardé quelques vestiges en la personne des archontes et des deux gitoniarches ol ys'.Tovt.àpya!.) ou chefs de quartier •^ peutêtre aussi, dans le groupement indiqué au Livre des Cérémonies pour le X'" siècle, en « izs.py.'ziy.oi » et en « ttoaitixo'I » propre à chaque faction. On avait, en effet, les \ énètes « peratikoi » et (' politikoi » : les Verts « pei'atikoi » et <( politikoi. » En outre, au-dessus des démarches se trouvaient les démocrates, tous par ailleurs chefs militaires. Le démocrate des Bleus était le domestique des scholes : celui des Yerts le domestique des Excubiteurs ^. Les deux autres factions n'avaient à leur tête que les démarches des Yerts et des Bleus. Quant aux autres bureaux des démarches ils étaient tous d'ordre cérémonial. Les deux démarches avaient chacun leur lieutenant, le « deutérevon n qui devait être, en fait, IcAéritable chef, de la faction et l'organisateur des fêtes, le démarche étant un grand personnage, titulaire purement honoraire. Un chartulaire avait pour chaque faction la garde des archives : les notaires passaient les actes tandis que le 0 poète n composait les pièces

1. Cf. à ce sujet l^ambaud. De byzantino hippodromo, et son article de la fteviic des Deux-Mondes : « Le Sport et l'Hippodrome à Constantinople. » M. Rambaud a nié toule influence poIiti([ue aux factions. Néanmoins, il send)le bien que la plupart des énieides qui ensanglantèrent Constantinople curent d'autres causes que de simples ri\ alités de cirque. Quand le peuple était mécontent du souverain, que de gra>es injustices avaient été commises ou que les impôts étaient Irop lourds, les factions s'agitaient et faisaient au souverain des représentations bruyantes qui tournaient facilement en émeute. Si, du reste, les factions n'avaient été ((ue des clubs liippiques, on comprendrai! mal le liaul rang donné aux cbefs de faction. L'Empereur présidait lui-même à l'élévation du démarche et de son lieutenant.

*?. Vit. Mich.. ch. xxxvi, p. r^ilî

Page 1