‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 11 sur 409 · VI ETUDE CRITIQUE DES SOURCES · texte numérisé non relu

VI ETUDE CRITIQUE DES SOURCES

prime-abord avoir. Et cela pour deux raisons. D'abord, parce qu'il est évident qu'ils sont, eux aussi, mais en sens inverse, d'une partialité flagrante à l'égard de Basile ; puis, parce qu'ils se copient les uns les autres sans aucune vergogne. Tel fait qui pourrait à première vue, paraître confirmé par plusieurs témoignages, n'est, en réalité, avancé que par un seul auteur plusieurs fois recopié sous des noms diftérents. Et c'est ce qui rend aussi toute étude critique de cette époque si difficile, pour ne pas dire impossible. Sur quels principes s'appuyer pour rejeter une version plutôt qu'une autre ? Nous voyons que deux traditions parallèles existent dont l'une est perpétuellement opposée à l'autre. Entre les deux, il n'est pas toujours possible de choisir faute de renseignements impartiaux. On est donc, parfois, forcément amené à se contenter de simples hypothèses.

VIL Comme Théophane, le chroniqueur Georges Moine, dit yamartolos, le pécheur, qui termine sa chronique à la mort de Michel III, vers 863, eut au x*" siècle d'assez nombreux continuateurs. De sa chronique, telle qu'elle est arrivée jusqu'à nous, c'est donc \asiiite anonyme qui nous intéresse. Elle raconte, en eiTet, les règnes de Michel 111, de Basile et des Empereurs byzantins, jusqu'en ()^S suivant quelques manuscrits, jusqu'en 1071, 1081. 11^3 suivant d'autres. Mais la partie la plus importante de cette continuation est la première, celle qui traite des événements écoulés entre les années 8^2 et 9/48 ^ Elle fut écrite, suivant la tradition paléographiqiie, au début du règne de Mcéphorc Phocas. par un logothète dont le nom ne nous est pas connu et qu'on a parfois assimilé au logothète et magister Syméon. Dans son état actuel, la Continuation de Georges Moine est représentée par quatre manuscrits. Les trois premiers — Paris. Moscou. Munich — ont un texte presque semblable. Le quatrième, celui du Vatican, s'éloigne sensiblement des autres, non pas. en vérité, dans les parties qui rapportent les mêmes événements, car celles-là sont tout à fait semblables, mais il s'en éloigne par les renseignements assez nombreux qu'il est seul à donner. Il est donc probable que nous possédons deux rédactions de cette Continuation dont aucune ne répond à la rédaction originale. Aucune, non plus, probablement, ne fut écrite pour faire suite, de propos délibéré, à

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