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3. Pylai IlJAai; se trouvait sur lo golfo Asiakinos. Son xonodocliion devait être important parce que c'était le siège d'un des grands relais pour les voitures qui se dirigeaient dans l'intérieur de l'Asie Mineure (Sideridos, p. 109).
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réunis en cet endroit qu'un ministère lut consUtué. Il était composé du même personnel que celui du grand curateur ; mais il n'avail sous ses ordres aucune demeure hospitalière.
De même que l'Empire était divisé en thèmes, en évéchés, en éparchies, suivant radministration impériale (militaire, ecclésiastique ou judiciaire) dont il relevait, il paraît avoir été divisé, au point de vue financier, en « episkepsis zT.ir7-/.i'lz\:; »*. Si cette division territoriale est exacte, o l'È-'lTXî-iyu » aurait eu à sa tête un inspecteur, u sTT'.a-xîTrTÎTr.c, cttô-tt,; » chargé de l'administration générale des finances dans la province et, sous ses ordres, un hureau composé de notaires, de scribes, de « practores » ou collecteurs, etc. Toutefois, cette division pour logique et probable qu'elle soit, ne semble cependant pas suffisamment prouvée par les textes pour que nous puissions la donner comme certaine. A plus forte raison ne savons-nous rien de son organisation et de son étendue. Nous ne sommes guère mieux renseignés sur les dépenses et revenus généraux de l'Empire, du moins pour le ix^ siècle et c'est surtout par analogie, à l'aide de quelques textes antérieurs et postérieurs, que nous pouvons nous faire une idée de ce qu'était radministration financière à Byzance à l'époque qui nous occupe.
i"* Les dépenses. — Dans un Empire aussi étendu que celui de Constantinople, hiérarchisé et centralisé autant et plus que l'Empire romain, toujours en guerre contre de multiples ennemis qui surgissaient pour lui de tous côtés à la fois, à l'est et à l'ouest, au nord et au midi, avec cela gardien fidèle et parfois libéral de cette beauté artistique qu'il avait reçue en héritage de la Grèce, qu'il entendait toujours chanter en son âme toute pétrie d'hellénisme et qu'il pouvait, privilège assez rare, vivifier encore chaque jour au contact des œuvres syriennes et arabes, les dépenses de toutes? sortes devaient être, fatalement, considérables et constituaient pour le peuple une très lourde charge. Essayons donc de voir quelles étaient les dépenses de l'Empire et quels ses revenus.
I. /acliaria\ Geschichte des yriechisch. rômiscJicn Redits, \1V.
Si Byzancc ne cou nul pas ce que uous appelons le u budget des cultes )> les Empereurs cependant subvenaient de leurs deniers aux frais qu'entraînaient les belles cérémonies et l'entretien du clergé. Sainte-Sophie, comme du reste toutes les autres églises et comme tous les monastères, avait ses propriétés particulières, des terres, qui constituaient sa forturie assurée et sur laquelle vivaient ses prêtres. Au \f siècle ces biens fonciers étaient déjà considérables, car nous savons que Justinien dans plusieurs de ses novelles en régla l'emploi d'une façon qui ne laisse aucun doute sur l'autorité qu'il s'arrogeait en ces sortes de matières K Mais, indépendamment de ces biens qui allèrent toujours grandissant par suite des dons que riches et pauvres aimaient à faire aux églises et aux monastères qu'ils affectionnaient particulièrement, les Empereurs assumaient certaines charges qui devaient parfois grever lourdement leur budget. Ces charges étaient les unes volontaires, les auties fixes. A titre de bienveillance, de charité, de dévotion, les souverains faisaient des aumônes nombreuses et répétées. C'est ainsi que Basile V' non seulement restaura, embellit et construisit quantité de sanctuaires, ce qui peut être le fait de tout gouvernement soucieux de l'entretien des monuments artistiques et du besoin des peuples et ne saurait entrer en compte des charges d'ordre religieux — mais nous le voyons doter Sainte-Sophie d'une propriété dont les revenus devaient servir à l'entretien des lampes a qui menaçaient de s'éteindre faute d'huile » et à celui du clergé - et donner à Saint-Diomède des livres et de riches vêtements -'. Ces libéralités, probablement se renouvelaient de temps à autres et, pour n'être pas fixes, devaient correspondre néanmoins à mi chapitre prévu des dépenses impériales.
D'autres charges, au contraire, revenaient à époques déterminées et la tradition les consacrant en avait fait une obligation. C'étaient les dons que l'Empereur remettait en certaines circonstances : à son avènement, au jour de son sacre, à son