‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 119 sur 409 · Unyer, I · texte numérisé non relu

Unyer, I

I()() BASII.1-: I

entr autres celle qui se trouvait devant la Alagnaure, que Basile s'employa ; mais son petit-fils a négligé de nous dire si ce fut avec son argent personnel ou avec celui du trésor qu'il effectua ces travaux. Une autre citerne, celle d'Aspar, nous est connue pour le ix*" siècle. C'est aux environs de ce puits, situé non loin des anciens murs K qu'habitait le patrice Manuel. Les aqueducs demandaient eux aussi des dépenses considérables à en juger par les travaux qu'entreprit au vni'' siècle Constantin Copronyme pour la réfection de l'aqueduc de Yalens qui avait servi jusqu'au règne d'Héraclius et que les Avars détruisirent-. Les routes, les ponts réclamaient à leur tour de fréquentes réparations et coûtaient fort cher à l'Empire. Comme le dit Léon YI dans la « Tactique » c'étaient là des charges de l'administration publique -^ Il semble bien, cependant, à lire les chroniqueurs que ces sortes de travaux n'étaient pas toujours régulièrement entrepris et nous savons que plus d'une fois les ambassadeurs étrangers eurent à se plaindre du mauvais état des routes ; mais il est assez difficile de savoir de quelles routes il est question car tandis que les grandes routes étaient à la charge du Trésor, les chemins vicinaux dépendaient des communes qu'ils desservaient. De plus, pour faire ces réparations urgentes, on levait des impôts particuliers qui n'étaient souvent que des corvées, comme 1' u àyraps-la »., le (( 7:apavyap£'la » dont une partie était aff'eçtée au service des routes. La u Tactique » de Léon M laisse entendre que malheureusement, ces impôts ne rentraient pas avec toute l'exactitude désirable. Il fallait alors que les soldats fissent les travaux, ce qui ne pouAait avoir lieu que dans les rares intervalles où la guerre ne les prenait pas. On voit par là quelles négligences

Page 1