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dcvaieiil s'inlrocluire dans ce service d'une importance pourtant si considérable. Il en allait de même de la réfection des murs, autre charge d'une redoutable gravité par ces temps d'incursions et d'attaques réitérées. Mais là, la prévoyance impériale paraît avoir été plus vigilante car il n'est presque aucun empereur qui n'ait réparé en quelque endroit les murs de la \ ille • et des principales places de l'Empire. Quelques inscriptions rappellent encore aujourd'hui que Basile fit construire une tour près de la mer et qu'il répara les murs 2. Un impôt spécial était aussi levé à ce sujet, du moins depuis l'époque de Léon l'Isaurien. C'était l'impôt des u deux kerata. n Enfin les ports de l'Empire et ceux de la ville devaient réclamer des dépenses considérables. A en juger par les restes du port Julien ou de Sophie, à Constantinople, très visibles encore aujourd'hui, on peut conjecturer que les Empereurs n'abandonnèrent jamais ces importants travaux publics. Si tous ces impôts rentraient mal ce n'esff pas, en vérité, que le gouvernement ne les tint pour très importants et qu'il négligeât de les faire rentrer car déjà du temps de Juslinien, l'Empereur seul pouvait en dispenser ; mais c'est que les paysans sur lesquels pesait cette effroyable machine dont chaque aspiration venait, pour ainsi dire, saisir les derniers restes de nomismes afin de les refouler au Trésor bu dans les poches des collecteurs d'impôts, ne pouvant sufQre à la tâche, préféraient ne plus ensemencer et ne plus moissonner et la machine fonctionnait dans le vide. En somme, comme dans l'Empire romain, nous pouvons entrevoir qu'à Byzance l'Empereur agissait de plusieurs manières différentes pour l'entretien des travaux publics. Tantôt il faisait exécuter les constructions ou réparations, de ses propres deniers, tantôt et toutes les fois qu'il le pouvait, au moyen d'impôts supplémentaires qu'il prélevait sur ses sujets ou sur les peuples vaincus ^^, tantôt enfin en sollicitant le concours des grands et riches seigneurs de ses provinces. Parmi les dépenses générales qui grevaient le Trésor et se répartissaient. d'une façon sans doute plus fictive que réelle, sur les tiois eusses dont nous avons parlé, une des plus
i.inger, p. 2ia-:2i3; .Millingon, Byzantine Constantinople. The Walls of Iho city and adjoiiifï liistorical silos. •A. liocckh, IV , p. 317.
3. Ainsi fil Nicephore logôthèlc, par exemple. Theoph., p. 9G9.
OcS
BASILK I
lourdes devait être évidemment celle qui concernait radininisiralionK A Gonstantinople. radminislralion de la ville el du palais, les services généraux du gouvernement réclamaient un nombreux personnel qui, de toute nécessité, devait recevoir un traitemejit fixe et périodique. Malheureusement, nous sommes très mal renseignés à ce sujet. Peut-être faut-il faire une distinclion entre les titulaires des grandes charges et leurs subordonnés. Il ne serait pas impossible que les premiers n'eussent eu, comme à Rome, aucun traitement - — exception faite pour les stratèges. — Ils se contentaient, sans doute, des distributions que l'Empereur faisait à certains jours et des dons obligés que les principaux dignitaires de la couronne, nouvellement promus, remettaient à leurs supérieurs hiérarchiques. Mais les autres, c'est-à-dire cette foule de scribes, de notaires, de chanceliers, de fonctionnaires de tous genres, véritables subalternes d'officiers pris d'ordinaire dans les hautes classes de la société, ils devaient, eux, recevoir une allocation et. vu leur nombre, cette allocation ne pouvait manquer de faire au Trésor une brèche considérable. Il est vrai que le gouvernement prélcAait un impôt spécial destiné à payer son personnel comme à couvrir les frais qu'entraînaient pour lui les distributions de présents^ : mais cet impôt ne devait pas suffire, vraisemblablemeiU, à la charge pour laquelle il avait été créé ; il fallait donc que le Trésor concourul pour une ])art à ces lourdes dépenses. 11 en allait de même pour les dépenses de la Cour proprement dite. Là, en vérité, comme dans les services d'ordre purement administratif, les dignitaires payaient d'assez fortes sommes au jour de leur promotioji ; mais ces sommes, nous le dirons plus loin, n'étaient qu'une sorte de capital destiné à donner à chacun une modeste pension. Elles ne pouvaient, en aucune manière, couvrir les frais généraux de la maison im]3ériale. V celles-là en effet un budget spécial était affeclé : les revenus des propriétés et de la caisse privée du Basileus. C'est qu'elles devaient être évidemment considérables les
1. Nous trouverons au chapitre sur l'armée les dépenses concernant l'administration militaire.
2. Sauf les traitements en nature TiTf.asiç qu'ils tenaient du trésor (Epanag., t. VU, 2, 75).
3. Ceci ne contredit pas, je crois, la phrase de VEpanagoge : « wîzco à';xta6ov Aaîj.6dtvciTT,vàp/f,v... » comme nous allons le voir,
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dépenses qneiilraiiiail nu train de vie connnie eelui d'un Empereur byzaidiu. Indépendamment des objets de luxe, et des œuvres d'art, dont la magnificence impériale aimait à s'entourer: indépendamment des brillants costumes d'or et de soie à l'usage du souverain, de sa famille et des grands dignilaires antiques, l'Empereur avait à payer tout un personnel de domestiques inférieurs employés aux mille nécessités du palais ; il avait à oftVir périodiquement, aux grandes fêles de l'année, ces somptueux et immenses repas dont parle la Notice de Phir lothée : il avait à recevoir dignement les ambassadeurs étrangers : il avait à faire des cadeaux à ceux qui l'entouraient. Puis il titillait aussi compter avec les goûts personnels de chaque souverain : chevaux, spectacles, voyages ', déplacements et cérémonies de tous genres venaient chaque année augmenter le cliifl're déjà très élevé des dépenses impériales, chiffre qui, au surplus, se doublait et se triplait quand, à côté de la cour du Maître, il y avait celles tout aussi nombreuses de l'Impératrice et de ses enfants.
D'autres dépenses, d'ordre administratif, devaient avoir leur place au budget des Basileis, mais de celles-là nous ne savons rien. Tel est le cas pour les monnaies dont plusieurs établissements existaient à Byzance et dans l'Empire-, j)our l'enseignement, elc. De même, dans toutes les grandes villes, il > avait des greniers « Tàoop'la » dirigés par un comte et que l'iùnpereur A'isitait de temps à autre pour s'assurer que les provisions de l)lé indiquées sur les registres s'y tsouvaient réellement -^ et que le bureau préposé aux achats de grains (( to TiTtovLTÔv '* » fonctionnait régulièrement ; mais ce blé semble être plutôt destiné aux soldats qu'à la plèbe et nous ignorons si Byzance continua à faire, comme Rome, de fréquentes distributions de pain, d'huile, etc. Cela est probable, du moins en certaines circonstances. Nous savons, en elTet, que Jean Tzimiscès, au retour de sa campagne de Russie, fit faire dans l'hiver 97:^-973 de jiombreuses largesses au ])euple et lui
1. (]f. ÏNoiiniaiiii, Ld situation mundiate de V Empire by:antin avant les croisades, p. I.").
2. Nous avons do Basile imc rnormaic (raracul IVappi'o à ?saplos. ( Sabalicr,