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'\. Srhliinibcrj^cr, Sigillofjraphie, p. r)88.
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doiiJia de grands festins ' et Basile 1'', lui-même, après sa victoire de Téphrice, combla de largesses ses soldats et son peuple. Ces dépenses rentraient, sans doute, dans le budget des œuvres de bienfaisance qui. de son côté, n'était point négligeable, ^ous savons déjà quels furent les efforts de Basile pour subvenir aux misères de tous genres qui pouvaient se rencontrer dans son Empire : il fit construire de multiples maisons de secours qu'il dota et entretint. Mais ces charités sont, semble-t-il, plutôt le fait d'un prince que celui d'une institution et. comme tel, le gouvernement devait avoir des libéralités à distribuer aux indigents. C'est du moins ce qui paraît ressortir d'une anecdote rapportée par le continuateur de Théo phane. Sous Romain Lecapène un froid intense qui ne dura pas moins de cent vingt jours se déclara subitement à partir du :î5 décembre 928. Les pauvres mouraient en gi'and nombre et la désolation s'étendait sur la ville comme un grand voile de deuil. L'Empereur, pris de pitié pour tant de maux, ordonna de fermer la partie ouverte des portiques et d'y placer partout des sortes de troncs destinés à recevoir les générosités particulières. Il fit faire, en outre, chaque mois de nombreuses distributions d'argent, soit dans les églises, soit sous les portiques. V la fin de l'hiver on avait donné aux pauvres douze « chiliadai » d'argent monnayé -. Le livre des Cérémonies, d'autre part, mentionne souvent les dons que l'Empereur faisait en certaines circonstances, comme aux jours de fêtes, aux pauvres de la ville, preuve que ce chapitre était prévu dans les dépenses impériales. De même quand il allait visiter les hospices et établissements de charité '■^.
Enfin l'Etat avait souvent à payer à ses ennemis. Bulgares, Arabes et autres, des tributs de diverses sortes qui étaient pour le Trésor une charge considérable. Ces tributs c( TràxTa » paraissent en effet assez lourds. Lorsque l'Empereur Mcéphore fit la paix avec les Arabes, Aaron réclama aux ambassadeurs byzantins une somme annuelle de trente mille nomismes, plus trois nomismes à l'effîgie de l'Empereur et trois à l'efRgie de son fils ^. D'autres fois c'était avec les Bulgares qu'il fallait compo-
I. Schlumberger, Jean Tzimiscès, p. i83. Cerem., 906. 3. Cont. deThcopli.. Vit. Rom. Lecap., xxvii, p. 436.