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chargés d'un département spécial lolcvant de réparche. celui qui s'occupait de toutes les affaires de droit civil dont la corporation des notaires et des avocats avait la cliarire. I^e « vouixôr » serait, dans ce cas, le chef du département ayant pour mission de recevoir le tahuUaire nouvellement élu'. Il serait vraiment étrange que parmi tous les fonctionnaires dépcndanis de l'éparche, aucun ne fut spécialement commis au\ aifaiics judiciaires, ce qui serait un fait, si les (( voa'.xoi » étaient simplement des pn^fesseurs de droit.
La seconde grande magistrature Judiciaire était celle du questeur (o xoiàTTcop, xJÉTTfop) dont le titulaire figure au trente-qua trième rang parmi les hauts fonctionnaires de l'Empire, avec les litres habituels d'anthypatos, patrice, etc. Il est, en outre, toujours désigné par le qualificatif d'u svooHoTaTo; ». Sa promo tion avail lieu en présence du souverain - et des officiers commis à son service : antigraphes et cliancclicrs. officiers qui formaient son bureau et son tribunal -^ Grâce au titre tout entier que lui consacre l'Epanagoge, nous pouvons nous faire une idée assez exacte des attributions confiées à ce personnage K Evidemment c'est, avant tout, un juge, mais un juge policier auquel est spécialement remis le soin et la surveillance des étrangers. Sa juridiction s'étend, en effet, sur tous ceux qui se trouvent à Byzance. quelle que soit leur situation, leur condi tion, leur sexe, leur nationalité. Qu'ils soient moines, clercs, riches, dignitaires de l'Empire, pauvres, esclaves, romains ou étrangers, le questeur a droit sur eux.
Dès leur arrivée, il s'enquiert de leur origine et des motifs qui les amènent à la ville''. Sont-ils serfs ou esclaves et viennent ils plaider contre leur maître P Le questeur les surveille, fait régler leurs affaires dans le plus bref délai et s'interpose, ii l'occasion, entre colons et seigneurs ^'. Sont-ils étrangers? l ne fois
1. Livre du PrêJ'el, i, 3, p. lô. En outre les a voji-.xoî » paraissent dans les cérémonies impériales, ciiose qui serait assez étrangfc s'ils n'étaient pas (( 7îxp£TUû{ » et s'ils étaient professeurs.