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<K Ibid., 3, p. 70.
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l'objet de leur voyage accompli, le questeur les renvoie chez eux-. Beaucoup de pauvres devaient, sans doute, comme en toute grande ville, venir chercher à Byzance travail et fortune. Cette foule de gens sans aveu, sans foyer, souvent sans occupations, était le noyau habituel autour duquel se groupaient tous les mécontents et d'où partaient émeutes et séditions. Aussi une rigoureuse surveillance enserrait-elle cette population flottante à chaque heure du jour, et c'était le questeur qui en portait toute la responsabilité. La loi. du reste, était très sévère à l'égard de ces étrangers pauvres. Dès qu'un mendiant était aperçu, le questeur le faisait appeler, et. s'il n'avait à Gonstantinople ni procès ni affaires, il le renvoyait tout de suite, à son maître quand il était serf, dans son pays quand il était libre, aux chefs des corporations pour qu'il travaillât suivant son métier quand il était « autochtone » - ; s'il ne voulait rien faire, on le chassait de Constantinoj)le. Enfin — chose très intéressante — le questeur paraîl avoir eu autorité sur les archontes de province car il a droit de leur écrire et peut les traduire devant l'Empereur-^
Mais, indéj)eiidamment de ces fonctions d'un caractère, en l'éalité, assez peu judiciaire, le questeur rendait la justice et connaissait de certains cas. C'est ainsi qu'il était juge compétent dans les affaires de faux « -Aao-Toypacp'la o et par là, tout naturellement, dans les questions de testament et de succession. 1/ ouverture et l'enregistrement des testaments se faisaient en sa présence, et c'est devant son tribunal que se plaidaient les procès concernant les héritages, ([ue devaient se présenter les exécuteurs testamentaires et que se jugeaient certaines affaires de mariage*. Léon le Grammairien raconte une anecdote grâce à laquelle nous pouvons nous rendre compte de ce double rôle du questeur. C'était au temps de l'Empereur Théophile, grand ami de la justice. In jour, une veuve vint à lui se plaindre de ce que Pétronas. le beau-frère du basileus, avait, malgré la loi et la coutume, élevé des constructions à une telle hauteur que, de chez elle, elle ne voyait plus rien. La chose fut jugée, reconnue vraie, et Pétronas, pour sa faute, lîattu de verges en pleine rue : puis le