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l6() BASILE I
et rinflueiice de Baanès sous le règne de Basile '. Le sacellaire a va il ])ovir mission de snrveiller les affaires qui se traitaient dans tons les bureaux. Le notaire de chaque u secreton » lui apportait les registres (>:aTaypa!pal) qu'il vérifiait, et c'est lui, sans doute, qui adressait au souverain les rapports concernant l'administration générale- tant de la ville que des thèmes, tant des services militaires que des impôts et des hospiceg. En somme, c'était le premier personnage dé l'Empire en ce qui concernait l'administration générale. Il n'avait la charge spéciale d'aucun ministère, il les dirigeait tous, ce qui ne a eut pas dire, toutefois, qu'il était premier ministre. Cette charge n'existait pas toujours et quand l'Empereur faisait choix d'un premier ministre, il le choisissait où bon lui semblait. Généralement il prenait le logolhète. Tel ïhéoctistos. sous ïhéodora.
Chaque ministère se composait d'un chef suprême, le plus souvent grand seigneur et toujours, par sa fonction même, j)ersonnage d'impoitance. A ses côtés travaillait toute une foule de scribes et de fonctionnaires de second ordre qui se partageaient l'écrasante besogne des affaires courantes. Psellos nous a laissé un amusant tableau de la vie intérieure d'un de ces ministères dont il fit partie durant sa jeunesse et qui ne diffère pas beaucoup de certains autres plus rapprochés de nous. Un travail énorme accablait les malheureux employés qui n'avaient guèie de stimulant pour le joyeusement accomplir. Bien au contraire. Partout c'étaient des intrigues qui s'ourdissaient entre fonctionnaires et c'était à qui damerait le pion à l'autre. L'un meltaiten avant son ancienneté, un autre cherchait à se distinguer par sa rapidité à écrire ou par ses connaissances variées, un troisième avait l'oreille d'un chef et en profitait pour faire de faux rapports. Parce qu'il fallait beaucoup de zèle et de science si l'on voulait percer, parce que, facilement, on était menacé de renvoi ou grondé, la jalousie et l'animositc régnaient en maîtresses dans ces lieux <( qui ne sont pas j)référables à la géhenne -^ »
Tandis qu'aux affaires financières se raltachaient les ministères du logothète du Trésor, du préfet de l'idikon et des cura leurs, aux affaires militaires les ministères du logothète de