I. Léon Gramm
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tonolaires des thèmes (TrocoTovoTâoio!, twv OsjjiàTcov). Ces personnages civils nous sont assez bien connus. Comme tous les fonctionnaires en résidence dans les thèmes, les protonotaires n'avaient qu'un rang nobiliaire assez inférieur et leurs fonctions étaient uniquement financières. Ils ne paraissent pas, cependant, avoir jamais levé directement les impôts ou rempli les fonctions dépopte et de dioecèle. Non. Ils dirigeaient l'administration civile du thème de concert avec le stratège, recevaient de « l'î'.o'.xôv » l'argent nécessaire pour payer les soldats, les frais de table de l'Empereur, les envois de vivres et de munitions nécessaires à l'armée : ils s'occupaient de la colonisation de leur province et centralisaient les impôts perçus par leurs inférieurs ^ En un mot ils étaient, comme dit Léon VI, les chefs de l'administration civile-, les premiers représentants civils des thèmes. Ils avaient la surveillance de l'administration et détenaient les clefs du trésor provincial que le stratège lui-même ne pouvait ouvrir sans leur consentement. On conçoit qu'un tel fonctionnaire ne devait pas relever du logothète du Trésor mais bien du bureau du sacellaire, ministère de surveillance générale puisqu'en fait une de ses plus importantes fonctions était de surveiller les subalternes du logothète -^ Un de ses privilèges paraît avoir été de communiquer directement avec l'Empereur*.
2" Les xénodoehes et girocomes, les chartulaires des (saintes maisons [^zyooh'/o'., vr,pox6jJLOi., yapTO'jAap'.o', twv ol'xtov). A première vue il est assez étrange de trouver ces sortes de fonctionnaires dans le bureau du sacellaire. Cependant eux aussi avaient des attributions administratives d'ordre général et de première importance. Les xénodoehes et girocomes étaient les représentants officiels de l'assistance publique partout où s'élevaient maisons hospitalières et conventuelles. Les unes et les autres, en effet, étaient nombreuses à Constantinople et nous savons par Constantin Porphyrogénète, que son grand-père en
I. Cereni., 84o. Rainbaud. op. cit., -ioo aoi. •i. Tnctik., livre IV, 3i.
3. Ce sont, sans doute, les successeurs des procurateurs romains et des deux « tabularii » qui, sous Justinien, s'occupaient dans les éparchies des affaires financières (BasUik., M, xxxv, pp. 287, 288).