Rambaud, p
i;i i/i;mpire byzantin iG3
lit construire un <»'rand nombre — une centaine environ — pour les pauvres (TrrtoyoToocps^a), les étrangers (çcvcovcç), les malades (voToxouLc^a) et les vieillards (yr,poxo[Ji£^a) '. Or tous ces asiles émargeaient au budget suivant le principe de droit byzantin que le fondateur d'un monastère ou d'un hospice, qu'il fût particulier, Patriarche, Empereur, du moment qu'il avait planté la croix (TTajpo-y^y.ov) était tenu de subvenir à son entretien comme de l'administrer. On comprend que c'était là pour le basileus une lourde charge et que, sans une surveillance continuelle des fonctionnaires grands et petits dont les œuvres charitables relevaient, les finances eussent bien vite été par trop obérées. Il en allait de même des monastères (les saintes maisons) et des établissements de bienfaisance répandus sur tout le territoire de l'Empire. Mais si hospices et couvents avaient part aux libéralités du basileus, les uns comme les autres devaient, à leur tour, payer des redevances et accepter des corvées spéciales qu'il fallait exiger et faire respecter. Aussi bien était-ce le rôle de ces fonctionnaires dépendant du chartulaire. Tous les monastères, au reste, paraissent avoir eu un tuteur laïque chargé de l'administration matérielle du couvent. Il est bien probable que c'étaient eux qui faisaient l'olfice d'intermédiaire entre la communauté et le chartulaire.
3" Le zigostate et les métrites ( vjyo TTàTY.ç, aîTOTitai). Si nous avons des données assez certaines sur les fonctionnaires qui précèdent, nous sommes obligés pour ces derniers de nous en tenir à de pures conjectures. Que pouvaient être ces fonctionnaires ? Aucun texte, que je sache, ne nous le dit, ni même ne l'insinue. C'étaient, probablement, les gardiens et vérificateurs des étalons divers : d'or, d'argent ou d'autre métal, conservés à Constantinople et dans chaque église de province afin de permettre le contrôle des poids et mesures emph)yés pour la perception des impots -. Ils avaient, sans doute, aussi la cliarge de vérifier dans toutes les grandes villes, par le pesage ofiiciel. les matières et monnaies d'or en ciiculation. au moyen de « l'exagium solidi ».
Enfin reste à nommer le domestique de la scène (oojjlétt'.xo;