I. Vit. Basil., \r,in
1. Cf. SchUimher gcr, Méla/ujes d'arcliéolog. byzantine, p. -u ci 3i.'). Sabaticr, [. r)3.
lO'l BASILK I
TT^ç h'j<.xi\;\z). personnage sur les i'nnelions duquel nous ne savons rien ^
Le lotjothète du drame (6 Aoyc/fliTY.ç toj opô|j.oj) (Hait le chef des postes impériales. \ Tépoqne qui noiis^ occupe il n'avait pas encore acquis limmense imporlance qu'il eut dans la suite, mais déjà on la peut deviner. Vu iv'' siècle il nesl que l'égal de lous les grands fonctionnaires de l'Iùiipire. le l\-j'' dans les listes olficielles. revêtu des dignités habituellement conférées à ses pairs-. Ses attributions, sans jdoute, sont tout d'abord la surveillance de la poste et de Tadministration que ce service réclame: mais elles commencent à s'élargir insensiblement et c'est à supplanter tous les autres ministres qu'il lend d'une façon, du reste, probablement très inconsciente. Le jour n'est pas éloigné où. de son titre, les derniers mots tomberont pour ne laisser subsister que le premier et, dès le x' siècle, il ne s'appelle plus que le logothètc tout court. C'est que ce sont ses allributions mêmes qui le poussent au rang suprême et finirent par le créer premier ministre '\ La poste impériale, en effet, qu'étail-elle donc sinon le véhicule obligé de loute la vie politique? Elle transporte la correspondance olïîciellc aussi bien que les fonctionnaires: elle amène les ambassadeurs étrangers comme elle emporte les exilés. Par la force des choses, le fonctionnaire chargé d'un aussi grand service doit arjivejà un haut rang et s'imposer à l'attention du prince. Aussi voyez-le. Son office le met. avant tout autre, en relations avec les ambassadeurs. A l'avance, il sait qu'ils doivent venir rendre Aisite au souverain et il leui" expédie voitures et chevaux rapides: il donne des ordres à toutes les stations* pour les bien recevoir, et quand ils arrivent à Constantinople, c'est lui. tout naturellement, ([ui ^ient à leur rencontre. Dès lors, les connaissant déjà, la charge lui revieni de les présenter au
I. 11 ne serait pas éloiiiiaul ({iTil > ail ou dans le luaimscrit faute de copiste ou de lecture. Cf. le chartulaire du vestiaire et ses subalternes.
'i. Le sceau de Stylianos porte bien le titre de niagistros, mais ce n'est pas vraisemblablement parce qu'il était logotliète qu'il eut ce titre, mais à cause de sa grande situation personnelle dans l'Knipire (Scblumberfier, Sigilhg., 53;^).
3. Tbéoctistos, sous Tbéodora, Stvlianos, à la tin du rè<rne de lîasile, soîiI, tout à la fois, logothètes du drôme et premiers ministres.
4. Ce sont les « ot,;xÔ!J'.oi ïr-.rf. » et les <( ^rxOjxo' » dont [)ailç Cedrenus (Cedren.. iiôa).
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Basileiis. el d\Hre entre lim cl laiilrc riiilcrinédiaire habituel. De là à devenir ministre des affaires étrangères il n'> a qu'un pas. D'autre part, il signe les ordres inipérauv qui partent pour les provinces et il les fait exécuter. Chaque jour, sauf le dimanche, il se rend au Palais pour les affaires courantes ^ Comment, dans de telles conditions, ne serait-il pas conduit à devenir ministre de l'intérieur? Et c'est de fait ce qui ne tarda pas à arriver. Pour le ix" siècle, cependant, il semble bien que la fonction de logothète n'entraînait pas encore forcément celle de premier ministre. Nous savons en effet ([ue si Théoctistos fut logothète el premier ministre. Symbatios ne dirigea en rien les affaires publiques, ni non plus son successeur Gumer-, ni non plus le patrice Jean qui fut logothète du drôme sous Basile.
Le livre des Cérémonies parle beaucoup du logothète de la course et, grâce à lui, nous pouvons nous faire une idée assez exacte de ce qu'était ce personnage. Par sa situation administrative, le logothète fait partie de l'entourage immédiat de l'Empereur. Il est un des premiers à saluer l'Empereur, le matin, avant tous les autres dignitaires, et, s'il ne vit pas dans la familiarité de l'Empereur, au sens étymologie du mot, comme le préposite et les chambellans, on se rend fort bien compte qu'il tient une place à part entre ceux-ci et la foule des grands personnages qui ont droit de réception^. Aussi doit-il suivre l'Empereur partout oii il a a, dans les processions * comme à la guerre, car partout le souverain a besoin de sa présence. Mais c'est surtout dans les relations de l'Empire avec les étrangers que le logothète joue un rôle considérable. Quels que soient les légats qui arrivent à Byzance. qu'ils viennent de Syrie, de Rome, de Bulgarie ou d'Allemagne, c'est lui qui les reçoit et les présente à son maîtres Un protocole rigou-